BAMBOUS PASSION

14 avril 2012

- INDEX DES BAMBOUS DE CE BLOG et présentation

Index rédigé le 29 Septembre 2011 et tenu à jour au fur et à mesure des articles.

photo 7-Gaine de chaume B vulgaris cv Striata

INDEX DES BAMBOUS CITES DANS LES ARTICLES ;

 

Les noms des bambous, sauf exception, sont cités en se référant à 4 livres.

En premier lieu :

 -Bambous en France. J.-P.DEMOLY-1996.

 Lorsqu’une espèce ne sera pas trouvée dans ce premier ouvrage, le deuxième livre de référence sera :

 -The Bamboos of the World.D.OHRNBERGER-1999.

 

Cas particuliers:

Concernant les espèces des genres Drepanostachyum et Himalayacalamus (prévoyant des articles à venir),  les références seront les 2 petits livres suivants :

-Bamboos of Bhutan. Chris STAPLETON-1994.

-Bamboos of Nepal. Chris STAPLETON-1994.photo 62-Gaines orangees des turions-languette et ligule D latiflorus 

 

Les synonymes sont indiqués, sans toutefois en nommer la liste complète lorsqu’il y en a trop pour une espèce. A remarquer que certaines espèces n’ont aucun synonyme.

Ayant respecté, pour les articles concernant les Jardins Botaniques, les noms indiqués par ces Jardins, certains noms de l’index ne seront donc pas les mêmes que ceux des articles. Dans ce cas, se reporter aux synonymes, soit à ceux de l’index, soit à ceux indiqués en fin des articles, afin de trouver la bonne espèce.

 

Les chiffres entre parenthèses indiquent le ou les numéros des articles parlant de cette espèce.

Ces articles sont nommés juste après l'Index.

 

Liste alphabétique :

 

- Bambusa arundinacea = B. bambos = B.arundinacea var.gigantea. (10)

- Bambusa balcooa = Dendrocalamus balcooa = B.capensis. (9)

- Bambusa blumeana = B. stenostachya = B.spinosa. (10)

- Bambusa blumeana cv.Wei-fang.Lin = B. stenostachya cv.Wei-fang.Lin. (4)

- Bambusa dolichoclada cv.Stripe. (4)

- Bambusa Lako = Gigantochloa sp.’Timor-Black’. (9/10)

- Bambusa laxa. (10)

- Bambusa longispiculata = B.thouarsii = B.himalayensis. (9/10)

- Bambusa multiplex = B. glaucescens = B.nana. (9)

- Bambusa multiplex cv.Alphonse Karr = B.glaucescens cv.Aphonse Karr. (4)

- Bambusa multiplex cv.Kimmei-Suow. (4)

- Bambusa Oldhamii = Sinocalamus Oldhamii = Dendrocalamopsis Oldhamii. (1/9/11)

- Bambusa textilis. (4/10)

- Bambusa textilis var.gracilis. (10)

- Bambusa tulda = B.lixin = B.trigyna. (10)

- Bambusa ventricosa cv.Kimmei = B.tuldoides ‘Ventricosa Kimmei. (4)

- Bambusa vulgaris = Bambusa auriculata = Arundo bamboa. (1/6/11)

- Bambusa vulgaris cv.Striata = B.vulgaris cv.Vittata = B.vulgaris var.striata. (1/2/9/10/11)

- Bambusa vulgaris cv.Wamin = B. Wamin = B.vulgaris f.Waminiii. (4/9/10)

- Cephalostachyum pergracile = Schizostachyum pergracile = Oxytenanthera aliena (10)

- Chimonobambusa quadrangularis cv.Suow = Ch.quadrangularis cv.Napoleon Bonaparte = Tetragonocalamus quadrangularis f.Tatejima. (4)

- Chusquea coronalis = Ch.machrisii. (4)

- Dendrocalamus brandisii = Bambusa brandisii = Sinocalamus brandisii. (10)

- Dendrocalamus giganteus = Bambusa gigantea = Sinocalamus giganteus. (6)

- Dendrocalamus latiflorus = Bambusa latiflora = Sinocalamus latiflorus. (1/11)

- Dendrocalamus latiflorus ‘Mei-Nung’ = D.latiflorus cv.Mei-Nung’. (9)

- Dendrocalamus membranaceus = Bambusa membranacea. (9)

- Dendrocalamus minor f. amoenus = D.minor var.amoenus = Sinocalamus minor var.amoenus. (4)

- Drepanostachyum falcatum = Arundinaria falcata = Thamnocalamus falcatus. (9)

- Gigantochloa apus = Bambusa apus = Schizostachyum apus. (10)

- Gigantochloa atroviolacea = G.atter var.nigra. (4/10)

- Gigantochloa sp.(levis?). (11)

- Gigantochloa ridleyi = G.maxima var.ridleyi. (10)

- Gigantochloa scortechinii. (10)

- Greslania rivularis. (2)

- Mullerochloa moreheadiana = Bambusa moreheadiana = Dinochloa moreheadiana. (9)

- Neohouzeaua sp. (2)

- Neololeba atra = Bambusa forbesii = Arundinaria cobonii. (9/10)

- Otatea Aztecorum = (confondu avec Otatea acuminata ssp. Aztecorum). (4)

- Phyllostachys aurea = Ph.bambusoides var.aurea = Ph. formosana. (8)

- Phyllostachys aureosulcata gr.Alata cv.Harbin = Ph.aureosulcata f.Tateshima. (4)

- Phyllostachys edulis = Ph.pubescens = Ph.heterocycla var.pubescens. (3/4)

- Phyllostachys edulis cv.Bicolor = Ph.heterocycla f.bicolor.= Ph.pubescens f.bicolor. (4)

- Phyllostachys edulis cv.Holochrysa = Ph.heterocycla f.holochrysa. (4)

- Phyllostachys edulis cv.Nabeshimana = Ph.heterocycla cv.Tao Kiang. (4)

- Phyllostachys edulis cv.Subconvexa = Ph.heterocycla f.subconvexa. (4)

- Pseudoxytenanthera albociliata = Gigantochloa albociliata = Oxytenanthera albociliata. (9)

- Schizostachyum brachycladum = Melocanna brachyclada.= Arundo cratium. (8/10)

- Schizostachyum brachycladum var.auriculatum. (4)

- Schizostachyum glaucifolium = Bambusa glaucifolia. (1/7/11)

- Schizostachyum jaculans. (10)

- Schizostachyum lima = Sc.hallieri = Arundarbor lima. (10)

- Semiarundinaria Yashadake = S.fastuosa var.yashadake = Arundinaria narihira f.yashadake. (9)

- Sinobambusa Tootsik cv.Albostriata = S.Tootsik f.albostriata = S.Tootsik cv.Suzukonarihira. (4)

- Sirochloa parvifolia = Schizostachyum parvifolium. (6)

- Thyrsostachys oliveri. (12)

- Thyrsostachys siamensis = Th.regia = Arundinaria siamensis = Bambusa regia. (9/10/12)

 

Avril 2012.

Un nouvel article, qui concerne un bambou tropical maintenu sous serre en France, à Nice, au Parc Phoenix, vient d'être mis en ligne.

Ce nouvel article, portant le numéro 12, porte un regard sur Thyrsostachys siamensis,Gaines de chaume plissees de Thyrsostachys siamensisThyrsostachys siamensis sous la grande serre

Entrenoeuds de la base Thyrsostachys siamensis

et, profitant que ce genre ne comporte que 2 espèces, compare et donne quelques renseignements sur Thyrsostachys oliveri.

Comme pour certains des articles précédents, une traduction en anglais suit le texte en français. Merci de votre indulgence pour les erreurs de traduction, qui je l'espère ne seront pas trop nombreuses sur le plan botanique :)

Le prochain article parlera d'un jardin prestigieux du Sud de la France, où se côtoient espèces de bambous subtropicaux et tropicaux.

En vous souhaitant de bons moments de lecture avec ce dernier article.

Amicalement

Robert Kernin 

Techniquement, ce blog est simple:

          Outre les renvois vers les photos indiqués dans le texte, il suffit de glisser le curseur sur la photo pour en voir la légende. Un clic permet aussi de les agrandir (la plupart du temps !) fortement, ce qui est parfois bien utile pour en voir les détails. 

            L'article le plus ancien, ou plutôt le plus ancien ayant été mis sur le blog, porte le N°1.Il se trouve en bas de "page". Devant l'importance que commence à prendre ce blog (sur le plan "espace"), une deuxième page peut se créer automatiquement, en tenir compte si jamais vous ne trouvez pas un article annoncé. Dans ce cas, cliquer sur 'page suivante' en bas du blog :). A l'avenir d'autres pages s'ouvriront donc d'elles mêmes, et les articles les plus anciens seront au bout. 

            Le dernier article mis en ligne est donc toujours celui du haut de page, et sur la première page, donc accessible de suite.

.

            Vous pouvez y trouver à ce jour 12 articles:

1-Wallis et Futuna- Mode de vie, faune, flore et...bambous.photo_2_Futuna

 

 

 

2-Du Neohouzeaua au Greslania (Nouvelle-Calédonie, premier et deuxième séjours).photo_22_Greslania_vue_g_n_rale

 

 

 

3-Escapade au Japon.photo_11_la_danse_d_une_apprentie_geisha___Copy

4-Le Jardin de Bambous du Mont Fuji (Japon).photo_1_Le_mont_Fuji

 

 

 

5-Les couleurs des fleurs des frangipaniers de Wallis.frangipanier_feu_2

 

 

 

 

6-A la recherche de Sirochloa parvifolia (Ile de Mayotte, océan indien).photo_19_Dendrocalamus_giganteus

 

 

 

 

7-Portrait de bambou: Schizostachyum glaucifolium (rencontré sur l'île de Wallis, pacifique sud).photo_20_haut_de_gaine

8-Flashs d'Indonésie.photo_15_peuple_de_cavaliersDSC02713

 

 

 

9-Les Bambous du Jardin Botanique Royal de Sydney.photo_23_Gigantochloa_sp_Timor_Black___chaumes

 

 

 

 

10- Les bambous du Jardin Botanique de Singapour.photo_91_Cils_blancs_sur_oreillettes_de_gaine_de_chaume_C_pergracile

 

            

 

 11-Les bambous de Wallis et Futuna.photo 22-Gaine de chaume fraiche de S glaucifolium

 

 

 

 

 

12- Le Thyrsostachys siamensis du Parc Phoenix de Nice.Soies sur base de chaume Thyrsostachys siamensis 

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LE THYRSOSTACHYS SIAMENSIS DU PARC PHOENIX DE NICE

                          LE THYRSOSTACHYS SIAMENSIS DU PARC PHOENIX DE NICE

                                                           Robert Kernin - Avril 2012photo 1-Entree du Parc Phoenix

 

 Une traduction en anglais est disponible à la suite du texte en français

  An English translation is available at the following text in French.

 

          En 2011 j’ai découvert ce parc, qui constitue, à l’ouest de la ville et face à l’aéroport, un havre de paix.

          Composé d’un magnifique jardin, avec pièce d’eau et cascades, (photo 2)photo 2-Cascades et bassins autour desquelles vivent de nombreux oiseaux, il y a également des volières pour d’autres espèces, ainsi que quelques enclos pour quelques autres animaux.

 

          Une partie de ce jardin est consacré aux bambous, dont quelques espèces de Phyllostachys qui se côtoient dans un joyeux mélange.

          Caché le long de la serre tropicale et au dehors de celle-ci, il y a un Otatéa aztecorum (photo 3)photo 3-Otatea Aztecorum qui, bien que non mis en valeur, mérite tout de même le détour.

         

 La serre (photo 4)photo 4-La grande serre tropicale, gigantesque, abrite des plantes tropicales de tous genres, et particulièrement un bambou, Thyrsostachys siamensis (photos 5 et 6).photo 6-Le Thyrsostachys siamensis du Parc Phoenixphoto 5-Le pied de Thyrsostachys siamensis

         

 

 

 

Ce genre ne comprend que deux espèces, la seconde étant T.oliveri.

  Caractéristiques comparatives de ces deux espèces :

T.siamensis :

          On peut dire que c’est le petit frère de l’autre. Ce bambou est souvent présent devant les monastères (et ils sont nombreux) d’où son surnom de « bambou monastère ».

          Originaire de Thaïlande, anciennement le Siam d’où son nom, il est de nos jours répandu au Myanmar (Birmanie), en Chine, en Malaisie et en Inde.

          Ses chaumes ont une hauteur de 7 à 10m, certaines descriptions citent même 13m, pour des diamètres de 4 à8 cm. La longueur des entrenoeuds va de 20 à30 cm.

Les feuilles de T.siamensis sont petites et fines (photo 7),photo 7-feuilles fines de T siamensis de 7 à15 cmde longueur pour 7 à12 mmde largeur. Elles possèdent de 3 à 5 paires de nervures secondaires et de 6 à 7 paires de nervures intermédiaires.

 

 

 

 

 

 

T.oliveri :

          Son nom lui a été donné en l’honneur de James W.Oliver, qui l’a collecté en 1892 au Myanmar, qui serait son aire d’origine. Il est de nos jours répandu en Thaïlande, et dans de nombreux états de l’Inde.

          Ses chaumes atteignent de 16 à25 m, pour des diamères de 5 à7,5 cm. Les entrenoeuds ont une longueur entre 40 et60 cmet des parois minces.

          Les feuilles sont longues de 15 à20 cm, et larges de 12 à17 mm. Elles possèdent 6 paires de nervures secondaires et de 5 à 7 paires de nervures intermédiaires.

          Les gaines de chaumes sont décrites parfois comme dépourvues d’oreillettes, et d’autres fois comme munies de minuscules oreillettes. Elles sont persistantes chez les deux espèces.

 Observations sur le Thyrsostachys siamensis du Parc Phoenix de Nice :

           Chaumes verts (photo 8),photo 8-Chaumes verts de T siamensis d’une hauteur approximative de 6 à7 m, pour des diamètres autour des4 cm, les nouveaux étant porteurs d’une pubescence diffuse bien visible sur les entrenoeuds (photo 9).photo 9-Pubescence sur entrenoeuds de T siamensis Les nœuds sont ornés d’une légère couronne de pruine en partie inférieure, et, lorsque l’on ôte une gaine persistante, une pruine épaisse apparaît dans leur partie supérieure (photo 10).photo 10-Noeud de T siamensis

         

 

 

 

 L’une des caractéristiques de ce bambou sont les poils, denses et que l’on peut qualifier de soies, couvrant les tous premiers entrenoeuds inférieurs (photos 11 et 12).photo 12-Zoom sur soies T siamensis

photo 11-Soies sur entrenoeud de base de T siamensis Puis sur les chaumes plus vieux, ces poils se transforment en un revêtement semblable à de la moisissure (photo 13 le pied de Nice).photo 13-Plan T siamensis de Nice

          Une fois cette observation faite sur le pied de Nice qui est conservé sous serre, j’ai demandé  à Dawson Ougham, du Jardin Botanique Royal de Sydney, s’il voulait bien vérifier que le plant qu’ils maintiennent à l’air libre en pleine terre présentait les mêmes caractéristiques. Dawson Ougham m’a alors transmis une photo, sans nouveau chaume, mais sur laquelle on peut noter la présence de cette sorte de moisissure sur quelques entrenoeuds de la base d’anciens chaumes (photo 14 le pied de Sydney).photo 14-Plan de T siamensis de Sydney Cette caractéristique n’est donc pas due au milieu confiné de la grande serre de Nice, comme on pouvait se poser la question, mais semble bien être particulière à T.siamensis.

 A noter qu’une description de T.oliveri mentionne également ces entrenoeuds soyeux de la base.

           Les gaines de chaume, striées, sont persistantes (photo 15),photo 15-Gaines de chaume persistantes de T siamensis couvrant presque entièrement les entrenoeuds inférieurs (photo 16)photo 16-Gaines de chaume T siamensis mais laissant les autres un peu plus découverts. Sur certaines bases de chaumes, mais ce n’est pas la généralité, elles sont même imbriquées les unes dans les autres, trahissant des entrenoeuds compressés et très courts. Une pubescence fine, de couleur blanche, peut être observée en partie dorsale (photo 17).photo 17-legere pubescence en partie dorsale gaines de chaumes

          Ces gaines sont de couleur verte lorsqu’elles sont très fraîches (photo 18),photo 18-couleur verte des gaines fraîches avec en général dès le début des parties brunes orangées (photo 19). photo 19-Couleurs de gaine et languette T siamensisParfois la gaine ou bien la languette de gaine est moitié verte et moitié brune dans le sens vertical (photo 20),photo 20-gaine verte et brune de T siamensis certaines sont d’une coloration gris-rose (photo 21).photo 21- Autre coloration gaine gris-rose T siamensis

          Un autre trait caractéristique de cette espèce : les plissures apparaissant, dans le sens horizontal, sur les gaines sèches, et essentiellement en partie supérieure de la gaine (photos 22 et 23).photo 22-Plissures sur les gaines de chaume de T siamensis

         

 

 

 

photo 23-Plis sur les gaines de chaume seches de T siamensisEnfin, lorsqu’elles se désagrègent, ces gaines persistantes laissent parfois apparaître leur structure de stries, comme un squelette (photo 24).photo 24-Gaine de chaume se desagregeant

          La languette de gaine, collée au chaume, dépasse parfois légèrement le nœud supérieur (revoir sur photo 22).

         

 

 

 

Ces gaines sont munies de minuscules oreillettes, de forme plus ou moins triangulaire, mais il est très difficile de pouvoir observer la liaison « gaine-oreillette » à l’œil nu (photos 25 et 26),

photo 25-Oreillettes de gaine de chaume T siamensis on peut donc confondre l’ensemble comme étant dépourvu d’oreillettesphoto 26 -Oreillette de gaine de chaume T siamensis et penser qu’il s’agit simplement de la forme de la gaine (photo 27).

          

 

 

 

 

photo 27 -Haut de gaine de chaume de T siamensis

 

Les turions sont de couleur vert clair (photo 28),photo 28-Turion de Thyrsostachys siamensis avec déjà un peu de brun orangé sur le haut des gaines. La base des languettes de gaine est soulignée par une bande blanche très nette (photo 29). Ces languettes sont bien verticales et collées au turion, et le bouquet final est, lui aussi, érigé (photo 30).

 

 

 

photo 29-Bande blanche a la base des languettes de gaine

 

 

 

 

 

 

 

 

photo 30-Bouquet final erige du turion de T siamensis

 

Remerciements :

 

          Un grand merci à Loïc Menuet, qui travaille au Parc, pour m’avoir fait découvrir ce bambou et permis d’y accéder afin d’y faire mes observations et photos. Ce plant est visible mais un peu éloigné du bord de l’allée et non accessible, ce qui est justifié et nécessaire pour sa préservation et de manière à ce que le sol ne soit pas piétiné pour assurer un bon renouvellement de ses turions. A noter qu’un deuxième plant, issu de celui-ci, est conservé dans une autre partie de la serre, et visible également au public.

          Tous mes remerciements également à Dawson Ougham (Jardin Botanique Royal de Sydney), pour la photo qu’il m’a transmise (n°14) et les observations dont il m’a fait part, concernant leur plant, qui est maintenu en extérieur.

 Bibliographie :

 

- Les Bambusées- E.G.Camus-1913-Réédition 1979-

- Bamboos of India-a compendium- K.K.Seethalakshmi and M.S.Muktesh Kumar- 1998

- A Compendium of Chinese Bamboo – China Forestry Publishing House- 1994

Photos :  Rékia et Robert Kernin, exceptée la n°14 qui est de Dawson Ougham.

 

                                THE THYRSOSTACHYS SIAMENSIS OF NICE PHOENIX PARK.

                                                   Robert Kernin - April 2012


          In 2011 I discovered this park, which is west of the city and opposite the airport, a safe haven.
          Composed of a beautiful garden, with pond and waterfall, (photo 2) around which many birds live, there are also aviaries for other species, and some pens for some other animals.

          Part of this garden is devoted to bamboo, some of Phyllostachys species that coexist in a nice mixture.
          Hidden along the tropical greenhouse and outside of it, there is a Otatéa aztecorum (photo 3) which, though not showcased, still deserves a visit.
          The greenhouse (photo 4), gigantic, home to tropical plants of all kinds, and especially a bamboo Thyrsostachys siamensis (photos 5 and 6).
          This genus includes two species, the second being T.oliveri.

 Comparative characteristics of these two species:

T.siamensis:
          We can say that it is the little brother of the other. This bamboo is often present before the monasteries (and there are many) hence its nickname "Bamboo Monastery."
          Originally from Thailand, formerly Siam, hence its name, it is nowadays widespread in Myanmar (Burma), China, Malaysia and India.
          Its culms have a height of 7 to 10m, 13m even cite some of the descriptions, for diameters of 4 to 8 cm. Internode length is 20 to 30 cm.
          The leaves are small and thin (photo 7), 7 to 15 cm in length from 7 to 12 mm wide. They have 3 to 5 pairs of lateral ribs and 6 to 7 pairs of intermediate ribs.

T.oliveri:
          His name was given in honor of James W.Oliver, who has collected in 1892 in Myanmar, which is its native range. It is nowadays widespread in Thailand, and in many states of India.
          Stubble its reach 16 to 25 m, for diamères 5 to 7.5 cm. The internodes have a length between 40 and 60 cm and thin walls.
          The leaves are long 15 to 20 cm and wide 12 to 17 mm. They have six pairs of lateral ribs and 5 to 7 pairs of intermediate ribs.
          Culm sheats are sometimes described as lacking auricles, and other times as fitted with tiny auricles. The culm sheath are persistent in both species.

Comments on Thyrsostachys siamensis Phoenix Park in Nice:

          Green culms (photo 8), a height of around 6 to 7 m, with diameters around 4 cm, the new being carriers of a diffuse pubescence conspicuous on internodes (Photo 9). The nodes are adorned with a crown of light bloom at the bottom, and when we remove a persistent sheath, a thick bloom appears in the top (Photo 10).
          One characteristic of this bamboo are the hairs, and dense that one can describe as silks, covering the first few internodes below (photos 11 and 12). Then the oldest culms, these hairs become like a coating of mold (photo 13 stalk of Nice).
          Once this observation on the foot of Nice, which is preserved under glass, I asked Dawson Ougham , the Royal Botanical Gardens inSydney, if he would verify that the plant they keep outdoors, in full ground, had the same characteristics.     

          Dawson Ougham sent me a picture, no new culm, but on which one we can note the presence of this kind of mold on some of the internodes from old culm (photo 14 stalk of Sydney). This feature is not due to the confined environment of the greenhouse of Nice, as one might ask, but seems to be peculiar to T.siamensis.
 Note that a description of T.oliveri also mentions these silky internodes at the base.

          Culm sheaths, striated, are persistent (photo 15), almost entirely covering the lower internodes (photo 16) but leaving the others a little more open. On some bases of culms, but this is not the generality, they are even nested inside each other, betraying the internodes very short and compressed. Pubescence fine, white, can be observed in dorsal (photo 17).
          These sheaths are green when they are very cool (photo 18), usually early with parts orange brown (photo 19). Sometimes the sheath (and so the blade sheath) is half green and half brown in the vertical direction (photo 20), some are of a grayish-pink (photo 21).
          Another characteristic of this species: the pleats appearing, horizontally, on the dry culm sheaths, and mainly in the upper part of the sheath (photos 22 and 23).
          Finally, when they disintegrate, these culm sheaths persistent sometimes leave streaks reveal their structure, like a skeleton (photo 24).
          The sheath blade, stuck to culm, sometimes slightly above the top node (see on picture 22).
          These culm sheath are fitted with tiny auricles, of roughly triangular shape, but it is very difficult to observe binding "sheath-auricle" to the naked eye (photos 25 and 26), we can all be confused being free of auricles and think it's just the shape of the sheath (photo 27).

          Shoots are light green (photo 28), already with a little orange-brown on the upper sheath. The base of sheath blade is highlighted by a white band sharp (photo 29). These sheath blades are vertical and stuck to the shoot, and the finale is too erected (photo 30).

Acknowledgments:

          A big thank you to Loïc Menuet, who works at the Park, for making me discover this bamboo and allowed access to make my observations and photos. This plant is visible but a short distance from the edge of the driveway and not accessible, which is justified and necessary for its preservation and so that the soil is not trampled to ensure good renewal of its shoots. Note that a second plant, resulting therefrom, is kept in another part of the greenhouse, and also visible to the public.
          My thanks also to Dawson Ougham (Royal Botanic Gardens Sydney), for the photo he sent me (No. 14) and the observations which he shared with me regarding their plant, which is kept outside .

Bibliography:

- Les Bambusées  EGCamus -1913-Reissue-1979 -
- Bamboos of India-a compendium- K.K. Seethalakshmi and M.S. Muktesh-Kumar-1998
- A Compendium of Chinese Bamboo - China Forestry Publishing House, 1994

Photos:     Rékia and Robert Kernin

 

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17 janvier 2012

LES BAMBOUS DE WALLIS ET FUTUNA

LES BAMBOUS DE WALLIS ET FUTUNA

Robert Kernin- Janvier 2012.

Sur le Mt Puke à Futuna avec Alofi au loin 

           Suite à l’article « Wallis et Futuna, mode de vie, faune, flore et bambous », écrit en mai 2009 (édité sur mon blog en octobre 2009 et paru, en condensé, dans la revue ‘Bambou’n°55 de l'A.E.B.(Association Européenne du Bambou) en janvier 2010 sous le titre « A la recherche des bambous de Wallis et Futuna », j’apporte des commentaires et des précisions sur l’identification des espèces de bambous rencontrées sur ces îles, avec 113 photos à l'appui, certaines venant souligner des détails botaniques.

         

 

  Une traduction en anglais est disponible à la suite du texte en français

  An English translation is available at the following text in French.

 

 Rappel :         Au total donc 6 espèces recensées, dans un premier temps identifiées pour certaines et simplement numérotées pour les autres, sous les noms suivants :

1-      Bambusa vulgaris

2-      Bambusa vulgaris cv.Striata

3-      Schizostachyum (glaucifolium?)

4-      Bambou sp.1 Jard.Agri.Wallis

5-      Bambou sp.2 Jard.Agri.Wallis

6-      Bambou sp.DL Jard.Agri.Wallis

 

          Aujourd’hui, après avoir effectué des recherches dans la littérature et les avoir comparées avec les renseignements collectés, après aussi avoir rencontré d’autres bambous dans diverses contrées, je peux apporter les précisions suivantes par rapport aux dénominations effectuées précédemment, et , de ce fait, reprendre les 6 espèces sous les noms suivants:

1-      Bambusa vulgaris

2-      Bambusa vulgaris cv.Striata

3-      Schizostachyum (glaucifolium?)

4-      Bambou sp.1 Jard.Agri.Wallis = Bambusa Oldhamii

5-      Bambou sp.2 Jard.Agri.Wallis = Gigantochloa sp.(levis?)

6-      Bambou sp.DL Jard.Agri.Wallis = Dendrocalamus latiflorus

 

          Dans les cas de B.vulgaris, B.vulgaris cv.Striata et B.Oldhamii, leur identification me semble exacte, au vu de tous les détails que j’ai pu vérifier, vérifications confortées par la rencontre de ces espèces en d’autres lieus.

           Dendrocalamus latiflorus, que j’avais soupçonné comme tel dès le début, me laisse tout de même un léger doute. En effet, si la description de ce bambou semble bien lui correspondre, ma documentation sur ce genre et ses espèces est incomplète, ne me permettant pas de conclure à une identification certaine.

           Schizostachyum (glaucifolium?) se confirme dans cette dénomination, surtout depuis que j’ai eu l’occasion de voir Schizostachyum lima dans un jardin botanique, espèce pour laquelle j’avais un doute concernant celle de Wallis, malgré la différence de taille décrite. Ayant pu comparer les gaines de chaumes et particulièrement leurs cils, il s’avère que ceux de S.lima sont bien plus longs que ceux de S.glaucifolium, pourtant eux-mêmes d’une belle longueur. La forme de l’apex de la gaine, très nettement en arc à double courbure chez le S.glaucifolium de Wallis, est beaucoup moins accentuée sur le S.lima que j’ai pu voir.

          Ayant eu le bonheur d’effectuer des prélèvements d’échantillons pour Paris, du S.glaucifolium de Wallis, je conserve pour l’instant le point d’interrogation sur son nom d’espèce, en espérant avoir confirmation (ou non d’ailleurs J) de ce nom.

           Gigantochloa sp.(levis). Cest celui qui m’a fait me poser le plus de questions ! Cependant, après avoir vu d’autres espèces de Gigantochloa dans divers endroits, le nom du genre s’est imposé peu à peu, avec des détails comme la densité des poils sur les gaines de chaumes, la taille des oreillettes de gaine de chaume –venant éliminer pratiquement le genre Dendrocalamus-, les languettes des turions - très vite horizontales ou retombantes- venant mettre en doute le genre Bambusa.

          Après avoir fait des recherches sur les 37 espèces et 3 variétés de Gigantochloa recensés dans ma bibliographie, G.levis me parait le plus concordant. Mais je manque de précisions sur 15 de ces espèces !! D’où mon nécessaire ‘’sp.(levis?)’’pour l’instant.

           Les turions présentent une ressemblance très forte avec ceux de Gigantochloa levis que j’ai pu voir sur le web, mais certains aspects des chaumes ne le sont pas, comme la sorte de duvet semblant les recouvrir sur certaines photos.

           Les noms, dont j’ai dotés ces bambous de Wallis, peuvent constituer une base de données, en espérant une étude plus approfondie un jour, surtout par le moyen de récolte d’échantillons pour comparaison avec un herbier. Et, bien sur, en espérant une floraison…

           Je reprends ci-après ces 6 espèces de bambous, en les illustrant chacune de nombreuses photos, avec pour chaque photo un commentaire à l’appui.

 

1-Bambusa vulgaris

 Photo 1 : Chaumes de l’une des touffes se trouvant sur l’île de Futuna, pratiquement au sommet du mont Puke, sur la droite du sentier en montant, dans une végétation enchevêtrée. Situées non loin du sentier, l’accès à ces touffes de bambous sera facilité si on a pris la précaution de s’équiper d’une machette. Dans certaines conditions ce bambou peut atteindre 15m de hauteur pour10 cmde diamètre. Sur l’île de Wallis, un pied avoisinant cette taille est visible dans le jardin de Jean-Luc Meistro. D’autres pieds existent à divers endroits de Wallis, dans le toafa (sorte de lande) ou dans les jardins, en général de taille plus modeste.photo 1-Chaumes Bambusa vulgaris

 

Photo 2 : L’humidité, au mont Puke, est très forte, d’où le développement de belles racines aériennes aux nœuds de la base. Toutes sortes de moisissures, ainsi que des mousses, viennent également se fixer sur les chaumes. L’aspect d’un bambou en pleine nature est souvent loin des plants soignés de nos jardins.photo 2-Racines aeriennes Bambusa vulgaris

 

Photo 3 : Branche dominante et branches latérales. Remarquer aussi les ramifications secondaires, assez fortes, sur chacune de ces branches.photo 3-Branches Bambusa vulgaris

 

Photo 4 : Cette gaine de chaume est déjà sèche et a perdu beaucoup de poils, qui sont abondants sur les gaines plus fraîches. Une oreillette de gaine est bien visible, d’une taille très importante. Les gaines sont caduques, bien que celles de la base, dans ces conditions d’extrême hygrométrie, restent parfois collées au chaume tout en se désagrégeant.photo 4-Gaine de chaume Bambusa vulgaris

 

2- Bambusa vulgaris cv.Striata 

Photo 5 : Touffe se trouvant sur l’île de Wallis, au jardin de l’agriculture, et située dans la partie haute du jardin et sur la gauche par rapport à la route. A remarquer la longueur des branches dominantes et leur position, pratiquement horizontale en majorité, par rapport au chaume.photo 5 -Touffe de Bambusa vulgaris cv Striata

 

Photo 6 : Les chaumes de ce bambou, jaunes striés de vert, sont particulièrement décoratifs, d’où sa présence dans beaucoup de jardins botaniques tropicaux.photo 6-Chaumes de Bambusa vulgaris cv Striata

 

Photo 7- Gaine prête à se détacher. Remarquer les oreillettes très développées et la largeur de la base de la languette de gaine.photo 7-Gaine de chaume B vulgaris cv Striata

 

Photo 8- Les couleurs d’une gaine de chaume fraîche, présence de poils noirs denses sur les côtés de cette gaine, et position de la languette de gaine, verticale et collée au chaume. Les couleurs et stries des gaines peuvent être différentes, ou plus ou moins marquées, chez cette espèce.photo 8-Gaine de chaume fraiche B vulgaris cv Striata

 

 

Photo 9- Haut de gaine de chaume, densité des poils brun roux sur la gaine, oreillettes dotées de cils, taille et forme de la languette de gaine différente de celle de la photo 8, cette variation étant dû à la position de la gaine sur le chaume (gaines de la partie supérieure, médiane ou inférieure du chaume).photo 9-Languette et oreillette de gaine de chaume B vulg cv Striata

 

Photo 10- Nœud, bourgeon et présence de naissance de racines aériennes. Ce nœud se situe en partie basse du chaume, la présence de traces de racines aériennes disparaissant au bout de quelques nœuds.photo 10-Noeud et bourgeon B vulgaris cv Striata

 

Photo 11 : Turion. Forte largeur des languettes qui sont verticales.photo 11-Turion B vulgaris cv Striata

 

Photo 12 : Ce turion, d’un diamètre plus faible que le précédent, affiche d’autres couleurs de gaine, aux stries fortement visibles. Il est pourtant dans la même touffe de bambous.photo 12-Autre turion B vulgaris cv Striata

 

Photo 13 : Les feuilles de ce cultivar, tout comme celles de l’espèce type et des autres cultivars de B.vulgaris, sont fines et longues, en moyenne de 15 à25 cm pour 16 à40 mm de large.photo 13-Feuilles Bambusa vulgaris cv Striata

 

 

 

 

 

 

 

3- Schizostachyum (glaucifolium ?)

 Photo 14 : Les chaumes de cette espèce ont une particularité, lorsque l’on observe le diamètre de deux entrenoeuds de part et d’autre d’un nœud : l’entrenoeud supérieur donne l’impression que l’on a quand on regarde une longue-vue, il pourrait s’emboîter dans l’entre-nœud inférieur, sa base étant droite verticalement, et de plus petit diamètre, sans ce léger ou fort évasement que l’on peut observer sur beaucoup d’espèces de bambous. On peut voir cette particularité sur au moins 3 des chaumes de cette photo.photo 14-Chaumes et turion Schizostachyum glaucifolium

          Les turions sont protégés par des gaines vert clair, gaines ayant la particularité de s’éloigner du chaume dans leur partie supérieure. Les languettes de gaine sont fines, retombantes, exceptées celles du bouquet de tête.

 

Photo 15 : Ce turion a été un peu mis a mal par je ne sais quel animal, néanmoins, à part les languettes de gaine qui ont été plus ou moins rongées ou coupées, il laisse voir l’écartement de la partie supérieure des gaines de chaume par rapport au chaume, écartement qui se retrouve sur toutes les gaines, même quand le turion atteint un fort développement et devient chaume.photo 15-Turion Schizostachyum glaucifolium

 

 Photo 16 : Heneliko Mekenese montrant un turion, sur l’un des plants de la forêt de Muli, dans le sud de Wallis.photo 16-Heneliko Mekenese avec turion S glaucifolium

 

Photo 17 : Zoom sur un turion.photo 17-Detail turion Schizostachyum glaucifolium

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo 18 : Les entrenoeuds sont très longs.photo 18-Entrenoeud de Schizostachyum glaucifolium

 

Photo 19 : Feuillage. Pour les tailles des feuilles, se reporter à l’article n°7 de mon blog.photo 19-Feuillage Schizostachyum glaucifolium

 

 

Photo 20- Feuilles. Remarquer le pédoncule bien marqué. Les bords de ces feuilles sont munis de minuscules crochets (voir article 7).photo 20-Feuilles de Schizostachyum glaucifolium

 

Photo 21 :Zoom sur une gaine de chaume, on peut voir qu’elles sont striées.photo 21-Gaine de chaume S glaucifolium

 

Photo 22 : Gaine de chaume. On peut voir qu’elles sont pubescentes, et munies de cils à l’apex, dépourvues d’oreillettes, et la forme que j’appelle «en arc à double courbure » de l’apex. L’étroite languette de gaine est munie de poils très fournis à la base de sa face interne.photo 22-Gaine de chaume fraiche de S glaucifolium

 

 

 

 

Photo 23 : Gaine de chaume, face externe, en phase de séchage, étalée pour en voir la forme.photo 23-Face externe gaine de chaume S glaucifolium

 

 

Photo 24 : Gaine de chaume, face interne. Très cassante et épaisse, cette gaine n’a pas résistée à sa mise à plat. Tout, dans la texture de ce bambou, est cassant, comme les éclats de ses chaumes, coupants, et utilisés pour couper les viscères des cochons.photo 24-Face interne gaine de chaume S glaucifolium

 

Photo 25 : Sur cette photo de gaine fraîche, on se rend compte de son épaisseur, ainsi que de sa rigidité et de la manière dont elle se brise parfois un peu bizarrement (remarquer sous le pouce, brisure en arrondi) dès que l’on veut l’aplatir.photo 25-Gaine de chaume cassante de S glaucifolium

 

Photo 26 : Forme en arrondi de la base de la languette de gaine de chaume.photo 26-Base externe arrondie de la languette de gaine de chaume S glaucifolium

 

Photo 27 : Grâce à Heneliko MEKENESE (sur la photo à côté de S.glaucifolium), j'ai pu trouver quelques pieds de cette espèce en forêt de Muli, au sud de Wallis. La taille est adulte. Les cocotiers sont l’environnement habituel. Au gré des familles s’agrandissant, des parcelles de cette forêt peuvent un jour être défrichées, cultivées, puis de nouveau laissées à l’abandon, il ne s’agit donc pas d’une forêt au vrai sens du terme, ni d’une forêt primaire. Sur l’île d’Alofi par contre, située à quelques centaines de mètres de Futuna et dont on ne parle jamais, existe encore une forêt conservée, du fait surtout que cette île, malgré sa taille relativement importante par rapport à Futuna et Wallis, ne soit pas habitée.photo 27-Heneliko MEKENESE et touffe de S glaucifolium en forêt de Muli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4- Bambusa Oldhamii

Photo 28 : Il existe 2 pieds situés dans le Jardin de l’Agriculture à Wallis, l’un suivant l’autre. Pas les plus proches de la route, juste après les touffes du gros Dendrocalamus latiflorus, et plus bas et sur la gauche (toujours par rapport à la route) que le pied de Bambusa vulgaris cv.Striata. Les chaumes sont érigés, ensuite les deux détails les plus évidents sont la pruine blanche abondante sur les nouveaux chaumes, ressemblant à de la farine, et les feuilles, de petite taille et parcheminées.photo 28-Touffe de Bambusa oldhamii

 

Photo 29 : Pruine sur les nouveaux chaumes.photo 29-Chaumes de Bambusa oldhamii

 

 

 

 

 

Photo 30 : les gaines de chaume vont de la couleur gris vert au vert pâle, en passant par l’orange avant de sécher.photo 30-Chaumes et gaines de chaume B oldhamii

 

Photo 31 : gaines de chaume, vert pâle. Languette de gaine non retombante, parfois légèrement écarté du chaume, parfois collée.photo 31-Gaines de chaume vert clair B oldhamii

 

Photo 32 :Gaine de chaume presque grise. Remarquer la largeur de la base de la languette de gaine, et sa position, collée au chaume.photo 32-Gaine de chaume gris vert sur turion B oldhamii

 

Photo 33 :Gaine de chaume commençant à sécher.photo 33-Gaine de chaume orangee B oldhamii

 

 

 

 

Photo 34 : Gaine de chaume sèche, sur laquelle on peut voir des poils bruns abondants.photo 34-Gaine de chaume seche B oldhamii

 

Photo 35 :Présence de poils bruns sur les gaines de chaume, surtout en moitié inférieure.photo 35-Poils bruns roux de gaine de chaume B oldhamii

 

Photo 36 : Autre angle de vue sur une gaine fraîche.photo 36-Poils bruns roux sur cote de gaine B oldhamii

 

Photo 37 : Cils blancs en bordure de la gaine d’un turion.photo 37-Frange de cils blancs sur bordure de gaine de chaume B oldhamii

 

Photo 38 :Mise à plat, face externe, d’une gaine de chaume.photo 38-Mise a plat gaine de chaume B oldhamii

 

Photo 39 :Turion de couleur gris vert. Certains ont une coloration vert pâle.photo 39-Turion gris vert de B oldhamii

 

Photo 40 :Autre turion de Bambusa Oldhamii, de couleur vert pâle. Ce turion fait partie d’un éclat de touffe que j’ai effectué. J’ai fait des tentatives de reproduction par éclat de touffe et par tronçon de chaume de toutes ces espèces, et échoué sur une seule, Dendrocalamus latiflorus.photo 40-Turion vert clair de B oldhamii

 

Photo 41 : Autre turion du même éclat de touffe, d’une couleur grise, brun clair, vert, avec même des reflets de rouge, difficile à définir.photo 41-Turion de Bambusa oldhamii

 

Photo 42 : Turion un peu plus développé, positions dressées des languettes de gaine de chaume.photo 42-Turion un peu plus developpe de B oldhamii

 

Photo 43 : Détail des oreillettes et bas de languette de gaine sur un turion. On peut voir qu’une bande relie la base de la languette à l’oreillette, celle-ci étant munie de cils blancs. De minuscules cils, blancs également, bordent le bord de la languette.photo 43-Languette et oreillettes ciliees B oldhamii

 

 

 

 

 

 

Photo 44 : Autre détail sur les oreillettes et leurs cils blancs.Les bords de la gaine sont ornés de petits cils, et on peut voir les nervures des gaines.photo 44-Détails haut de gaine de chaume B oldhamii

 

Photo 45 : Zoom sur les oreillettes de gaine de chaume.photo 45-Zoom sur oreillettes de gaine de chaume B oldhamii

 

 

 

 

 

Photo 46 : Haut d’un turion bien développé.photo 46-Haut d'un turion tres developpe de B oldhamii

 

Photo 47 : Languette de gaine de chaume, très large à sa base. La partie inférieure des gaines de chaume est recouverte de poils bruns abondants.photo 47-Languette de gaine de chaume B oldhamii

 

Photo 48 :Bourgeon et nœud, ce dernier étant muni de petites racines aériennes. Plan prélevé par éclat de touffe. Le nœud est situé en partie basse du chaume.photo 48-Bourgeon et noeud base chaume avec presence courtes racines aeriennes B oldhamii

 

Photo 49 : Nœud situé en partie plus haute du chaume, on ne voit plus de racines aériennes.photo 49-Bourgeon et noeud de base chaume sans racines aeriennes B oldhamii

 

Photo 50 : Branches détails, une dominante, deux latérales de taille moyenne, et d’autres latérales de petit diamètre.photo 50-Branches remontantes de B oldhamii

 

Photo 51 : La branche dominante est parfois de taille imposante. Dans cet éclat de touffe, ce nœud était situé non loin du sol et d’une extrême humidité, d’où le dévelopement de racines aériennes.photo 51-Grosse branche dominante de B oldhamii

 

Photo 52 : Le même nœud avec une vue de côté de la branche dominante.photo 52-Vue de cote branche dominante B oldhamii

 

 

 

 

 

 

 

Photo 53 : Feuilles parcheminées de Bambusa Oldhamii.photo 53-Feuillage parchemine de B oldhamii

 

Photo 54 : Cet extrémité de branche, dotée de son feuillage, vient juste d’être coupée. L’enroulement de certaines feuilles est donc naturel, et correspond bien à l’aspect habituel de cette espèce.photo 54-Feuilles de Bambusa oldhamii

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5-Dendrocalamus latiflorus

 Photo 55 : Avec cette espèce, on aborde les véritables « géants ». Caractéristiques principales au premier abord : le fort diamètre des chaumes, les grandes feuilles, et les turions orangés si on a la chance d’en voir.photo 55-Dendrocalamus latiflorus

 

Photo 56 : Jeune turion.photo 56-Turion de Dendrocalamus latiflorus

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo 57 : Base du turion, aux gaines marbrées.photo 57-Base de turion de Dendrocalamus latiflorus

 

Photo 58 : Haut du turion. On peut constater que les languettes de gaine ne sont pas collées et parallèles au turion, mais déjà horizontales ou retombantes (exceptées celles du bouquet final).photo 58-Haut de turion Dendrocalamus latiflorus

 

Photo 59 : Chaumes et turions développés. Entre les gaines, on aperçoit une fine pruine, donnant aux nouveaux chaumes un aspect bleuté.photo 59-Chaumes et turions D latiflorus

 

Photo 60 : Grand turion et chaumes.photo 60-Turion bien developpe D latiflorus

 

 

 

 

 

 

Photo 61 : Les languettes d’extrémité de turion, sur les turions très développés, sont d’une taille impressionnante.photo 61-Les grandes languettes du bouquet final des turions bien developpés D latiflorus

 

 

 

 

 

Photo 62 : Certaines gaines de turions ont une superbe couleur orange.photo 62-Gaines orangees des turions-languette et ligule D latiflorus

 

Photo 63 : La ligule de gaine de chaume est dentelée sur toute sa longueur. La base de la languette est couverte de poils roux.photo 63-Zoom sur ligule dentelee de gaine de chaume D latiflorus

 

Photo 64 : Présence d’oreillettes, mais de petite taille, dotées de cils. Une bande ondulée relie la base de la languette à l’oreillette.photo 64-Oreillette de gaine de chaume D latiflorus

 

Photo 65 : Zoom sur l’oreillette. Des cils sont présents aussi sur la bande la reliant à la base de la languette, et ornent également le bord de cette languette.photo 65-Zoom sur oreillette de gaine de chaume D latiflorus

 

Photo 66 : Languette sèche de gaine de chaume.photo 66-Languette de gaine de chaume en forme de goutte d eau D latiflorus

 

Photo 67 : Gaines de chaumes de couleur verte. Remarquer les poils noirs en partie inférieure des gaines.photo 67-Gaine de chaume de D latiflorus

 

Photo 68 : Zoom sur une gaine de chaume.photo 68-Gaine de chaume fraiche de D latiflorus

 

Photo 69 : Autre aspect des gaines de chaume.photo 69-Gaines de chaumes glabres ou non glabres de D latiflorus

 

 

 

 

Photo 70 : Gaine à la base d’un gros chaume.photo 70-Gaine a la base d un chaume D latiflorus

 

Photo 71 : Forme arrondie du haut des gaines de chaume.photo 71-Autre aspect de gaines de chaumes D latiflorus

 

Photo 72 : Gaines de chaume commençant à sécher et pruine sur nouveaux chaumes.photo 72-Gaines de chaume seches D latiflorus

 

 

 

Photo 73 : Gaine sèche et présentant des bandes de couleur différentes, claires ou foncées.photo 73-Autre gaine de chaume seche D latiflorus

 

Photo 74 : Une gaine commence à se détacher.photo 74-Detachement des gaines de chaume D latiflorus

 

Photo 75 : La gaine de chaume se fend, et laisse apparaître le bourgeon, avec des prémices de développement des branches. Une couronne de racines aériennes naissantes est aussi visible.photo 75-Apparition du bourgeon D latiflorus

 

Photo 76 : Fine pruine sur un entrenoeud.photo 76-Pruine sur les entrenoeuds D latiflorus

 

Photo 77 : Nœud avec pruine et naissance de racines aériennes.photo 77-Noeud de Dendrocalamus latiflorus

 

 

 

 

 

 

Photo 78 : Bourgeon et nœud.photo 78-Bourgeon et noeud D latiflorus

 

 

Photo 79 : Autre nœud d’un chaume plus fin, doté d’un gros bourgeon.photo 79-Autre aspect d un bourgeon D latiflorus

 

Photo 80 : Naissance de la branche dominante.photo 80-Naissance de la branche dominante D latiflorus

 

Photo 81 : Naissance des branches latérales.photo 81-Naissance des branches D latiflorus

 

Photo 82 : Branches de Dendrocalamus latiflorus.photo 82-Branches de Dendrocalamus latiflorus

 

Photo 83 : Aspect des branches sur un chaume plus âgé, en partie supérieure du chaume. De petites branches latérales sont déjà cassées.photo 83-Autre aspect des branches de D latiflorus

 

Photo 84 : Aspect général d’un des pieds du Jardin de l’Agriculture (il y en a 3, situés à gauche du terrain par rapport à la route). Remarquer la grande taille des feuilles, accentué par leur largeur importante.photo 84-Feuillage de D latiflorus

 

Photo 85 : Feuilles de Dendrocalamus latiflorus. Leur longueur moyenne est comprise entre 18 et30 cm, pour des largeurs de 4 à8 cm.photo 85-Feuilles de Dendrocalamus latiflorus

 

Photo 86 : Feuilles de la base d’un chaume, éclat de touffe effectué en 2008 à Wallis. Sur la gauche de la photo, un arbre à pains est visible, ainsi que ses fruits ronds. Cuit à l’étouffé, ou bien taillé en frites et à l’huile, ce fruit est excellent et constitue un des aliments de base à Wallis et Futuna.photo 86-Feuilles de la base d un petit chaume D latiflorus

Un jour où je naviguais sur une pirogue avec des wallisiens, une « patate » de corail, malencontreusement sur notre route, a ouvert une voie d’eau. Celle-ci a été colmatée grâce à un fruit à pain. Après un peu de malaxage, celui-ci se transforme en une pâte, qui nous a tiré d’affaire.

 

Photo 87 : Coupe d’un entrenoeud situé non loin de la base du chaume.photo 87-Coupe-entrenoeud a la base du chaume-D latiflorus

 

 

 

 

 

 

6- Gigantochloa sp. (levis ?)

 Photo 88 : Touffe dans le Jardin de l’Agriculture à Wallis. Il y a deux pieds, les deux plus proches de la route, et sur la gauche du terrain par rapport à la route.photo 88-Touffe de Gigantochloa sp 1

 

Photo 89 : Chaumes et gaines se détachant.photo 89-Chaumes de Gigantochloa sp 1

 

 

 

 

 

 

Photo 90 : La pruine est abondante sur certains chaumes, particulièrement au niveau des nœuds.photo 90-Pruine abondante sur certains chaumes de G sp 1

 

Photo 91 : Nœud. Sur ce chaume assez récent, il y a encore un duvet de poils brun roux sur l’anneau supérieur ainsi que sur l’anneau inférieur (celui de la cicatrice de gaine). Par la suite ces poils tombent, et il reste deux anneaux blancs de pruine.photo 91-Noeud de Gigantochloa sp 1

 

Photo 92 : Sur cet éclat de touffe, prélevé en 2008 sur un des pieds de Wallis, on peut voir des racines aériennes sur l’un des nœuds de la base du chaume.photo 92-Racines aeriennes base de chaume G sp 1

 

Photo 93 : Gaine de chaume vert clairphoto 93-Gaine de chaume de G sp 1

 

Photo 94 : Autre gaine de chaume, cette fois de couleur brun très clair, sur un autre chaume du même pied.photo 94-Autres gaines de chaume de G sp 1

 

Photo 95 : Gaine de chaume sèche, où l’on peut voir la densité des poils sur la partie dorsale.photo 95-Gaine de chaume seche de G sp 1

 

Photo 96 : Languette et oreillettes de gaine de chaume.photo 96-Languette de gaine de chaume G sp 1

 

Photo 97 : Gaine de chaume sèche, poils bruns foncé sur la partie dorsale, cils de couleur claire sur l’oreillette, et aussi nombreux cils bordant la bande entre l’oreillette et la base de la languette. Egalement présence de cils sur le pourtour du haut de la gaine.photo 97-Oreillette de gaine de chaume G sp 1

 

Photo 98 :   Jeune turion.photo 98-Turion de Gigantochloa sp 1

 

 

 

 

Photo 99 : Eclat de touffe en 2008, avec un magnifique turion qui n’arrivera jamais à maturité malheureusement.photo 99-Turion -eclat de touffe-G sp 1

 

Photo 100 : Zoom sur les grandes oreillettes de gaine d’un turion, dotées de cils de couleur blanc roux.photo 100-Zoom sur turion G sp 1

 

Photo 101 : Les grandes languettes de gaine de chaume ne restent pas verticales et collées au chaume, mais prennent assez vite une position écartée du chaume, puis horizontales ou retombante.photo 101-Languettes de gaine haut de turion G sp 1

 

 

Photo 102 : Grand turion.photo 102-Turion deuxieme phase G sp 1

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo 103 : Sur la droite un grand turion, aux gaines de chaume d’une teinte difficile à définir, sorte de brun clair gris.photo 103-Turion bien developpe G sp 1

 

Photo 104 : Haut d’un turion très développé, avec des languettes de gaine d’une très grande longueur.photo 104-Turion developpé avec grandes languettes de gaine G sp 1

 

Photo 105 : Gros plan sur la partie « base de languette de gaine de chaume, oreillette », permettant d’en distinguer les caractéristiques, avec notamment la partie centrale, cette bande reliant l’oreillette à la base de la languette, laissant voir une découpe en forme de crochet, ou de vague, munie de cils.photo 105-Detail oreillette et languette de gaine de chaume G sp 1

 

 

 

Photo 106 : Zoom sur une oreillette de gaine de chaume, permettent de voir les longs cils blancs avec des teintes tirant presque sur le rouge.photo 106-Oreillette de gaine de chaume G sp 1

 

Photo 107 : Zoom sur les cils de l’oreillette. Remarquer la forme arrondie de l’oreillette à la base de chaque cil.photo 107-Zoom sur oreillette de gaine de chaume G sp 1

 

Photo 108 : Les branches : gros bourgeon central dormant et branches latérales se développant sur cet exemple.photo 108-Bourgeon principal dormant et branches naissantes G sp 1

 

Photo 109 : Le bourgeon principal est toujours dormant, les deux grosses branches latérales se sont développées, et d’autres petites latérales sont nées également.photo 109-Branches secondaires et tertiaires G sp 1

 

Photo 110 : Dans cet exemple, la branche dominante s’est aussi développée.photo 110-Branche dominante-Branches secondaires et tertiaires G sp 1

 

Photo 111 : Naissance d’un faisceau de branches.photo 111-Naissance des branches de G sp 1

 

Photo 112 : Vue des branches. L’une d’elle, sur la droite, embrasse le chaume et pousse vers l’arrière.photo 112-Detail des branches de G sp 1

 

 

 

 

 

 

Photo 113 : Superbes feuilles de cette espèce, assez grandes.photo 113-Feuilles de Gigantochloa sp 1

 

Remerciements :

 

Un merci particulier à Jean-Luc MEISTRO de Wallis, pour son aide concernant le traitement phytosanitaire des prélèvements du Schizostachyum, effectués pour l’herbier du Muséum de Paris, ainsi que pour la visite de son jardin, riche en espèces de plantes, dont, outre Bambusa vulgaris et Schizostachyum (glaucifolium ?), des espèces de fruitiers tropicaux.

 Photos : Rékia et Robert Kernin

         

                                   THE BAMBOOS OF WALLIS AND FUTUNA

                                           Robert Kernin - Janvier 2012.


          Following the article "Wallis and Futuna, lifestyle, wildlife, flora and bamboo", written in May 2009 (published on my blog in October 2009 and published in condensed, in the journal of A.E.B.—European Association of Bamboo- 'Bambou' n° 55 in January 2010 under the title "In search of bamboo Wallis and Futuna" I make comments and details on the identification of bamboo species encountered on these islands.

 Background: A total of six species recorded thus, initially identified for some and simply numbered for others, under the following names:
1 - Bambusa vulgaris
2 - Bambusa vulgaris cv.Striata
3 - Schizostachyum (glaucifolium?)
4 - Bamboo sp.1 Jard.Agri.Wallis
5 - Bamboo sp.2 Jard.Agri.Wallis
6 - Bamboo sp.DL Jard.Agri.Wallis

          Today, after having done research in the literature and comparing them with the information collected, after having also met other bamboos in various countries, I can make the following points in relation to the designations made above, and thus Indeed, resume six species under the following names:
1 - Bambusa vulgaris
2 - Bambusa vulgaris cv.Striata
3 - Schizostachyum (glaucifolium?)
4 - Bamboo Bambusa sp.1 Jard.Agri.Wallis = Oldhamii
5 - Bamboo sp.2 Jard.Agri.Wallis = Gigantochloa sp. (Levis?)
6 - Bamboo Dendrocalamus sp.DL Jard.Agri.Wallis = latiflorus


          In the case of B.vulgaris, B.vulgaris cv.Striata and B.Oldhamii, identification seems correct, given all the details that I could check, checks reinforced by the meeting of these species in other locations.

          Dendrocalamus latiflorus, I suspected as such from the beginning, I still leaves a slight doubt. While the description of this bamboo seems to correspond to it, my documentation of such species is incomplete and does not allow me to conclude that a positive identification.

          Schizostachyum (glaucifolium?) Is confirmed in this name, especially since I had the opportunity to see Schizostachyum lima in a botanical garden, a species for which I had a doubt about that of Wallis, despite the difference in size described. Having been able to compare culm sheath and especially their setae (on the top), it appears that those S.lima are much longer than S.glaucifolium, yet themselves a good length. The shape of the apex of the sheath, sharply arched double curvature in the S.glaucifolium of Wallis, is much less pronounced on the S.lima I've seen.
          Having had the good fortune to perform sampling for the herbarium of Paris, of S.glaucifolium Wallis, I retain for now the question mark on its species name, hoping for confirmation (or not elsewhere ) of the name.

          Gigantochloa sp. (Levis). This one that made me ask the most questions! However, after seeing other species of Gigantochloa in various locations, the genus name has emerged gradually, with details like the density of hairs on the culm sheaths, the size of the sheath auricles, from virtually eliminate genus Dendrocalamus, and the blade shoots - very quickly from horizontal or drooping - coming to question the genus Bambusa.
          After doing research on 37 species and 3 varieties of Gigantochloa listed in my bibliography, G.levis seems to me the most consistent. But I lack information on 15 of these species! Hence the name “ sp. (Levis?)'' for now.
           Shoots have a very strong resemblance to those of Gigantochloa levis I've seen on the web, but some aspects of culms are not like, as the sort down to cover them on some pictures.

          The names, which I have the bamboo Wallis, may be a database, hoping to further study one day, especially by means of collection of samples for comparison with a herbarium. And, of course, hoping for a bloom ...

          I take the following six species of bamboo, illustrating each with many pictures, and with a comment in support.for each picture.

1-Bambusa vulgaris

Photo 1: Culms of one of the clumps found on the island of Futuna, practically on top of Mount Puke, on the right of the trail going up in a tangled vegetation. Located near the trail, access to these clumps of bamboo will be easier if we took the precaution to be equipped with a machete. Under certain conditions this bamboo can reach 15m in height to 10 cm in diameter. On the island of Wallis, a clump nearby this size is visible in the garden of Jean-Luc Meistro. Additional clumps are available in various parts of Wallis, in toafa (a kind of heath) or in gardens, usually smaller.

Photo 2: Moisture, Mount Puke, is very strong, hence the development of beautiful aerial roots at the nodes of the base. All kinds of molds and mosses, are also set on the culms. The appearance of a bamboo in the wild is often far from the treated plants in our gardens.

Photo 3: dominant branch and lateral branches. Note also the secondary ramifications, strong enough, each of these branches.

Photo 4: This culm sheath is already dry and lost a lot of hair, which are abundant on the cooler culm sheaths. A headset duct is clearly visible, a very large size. The sheaths are deciduous, while those of the base under these conditions of extreme humidity, sometimes remain stuck to the culm while disintegrating.

2 - Bambusa vulgaris cv.Striata

Photo 5: Tuft situated on the island of Wallis, in the garden of Agriculture, and located in the upper part of the garden and on the left from the road. Notice the length of the dominant branches and their position, almost horizontal in the majority, from the culm.

Photo 6: The culms of bamboo, yellow streaked with green, are particularly decorative, hence its presence in many tropical botanical gardens.

Photo 7 - Sheath ready to come off. Note the highly developed auricles and the width of the base of the sheath blade.

Photo 8 - The colors of a fresh culm sheath, the presence of dense black hair on the sides of the sheath, and position of the sheath blade, vertical and glued to the culm. The colors and stripes of the sheaths may be different, or more or less marked in this species.

Photo 9 - Top culm sheath , hair density, reddish brown, on the sheath , equipped with oral setae, size and shape of the sheath blade, different from the picture 8, this variation being due to the position of the sheath on the culm (sheaths of the upper, middle or lower culm).

Photo 10 - node, bud and presence of birth of aerial roots. This node is located in the lower part of the culm, the presence of traces of aerial roots disappearing after a few nodes.

Photo 11: Shoot. Large width of the sheath blades, which are vertical.

Photo 12: This shoot of a smaller diameter than the previous one, shows different colors of sheaths, the highly visible streaks. Yet it is in the same tuft of bamboo.

Photo 13: The leaves of this cultivar, as well as those of the type species and other cultivars B.vulgaris, are thin and long, on average 15 to 25 cm for 16 to 40 mm wide.

3 - Schizostachyum (glaucifolium?)

Photo 14: The culms of this species have a characteristic, when observing the diameter of internodes of two sides of a node: the upper internode gives the impression that one has when looking at a telescope, it could fit into the internode below, its base being straight vertically, and a smaller diameter, without this slight or strong flare that can be observed in many species of bamboo. You can see this feature on at least three culms of this photo.
          Shoots are protected by sheaths light green, sheaths with particularity away from the culm in the top. The sheath blades are thin, drooping, except those of the bunch head.

Photo 15: This shoot was a bit challenged by some sort of animal, however, apart from the sheath blades that were more or less eroded or cut, it reveals the separation of the upper culm sheaths from the culm, spacing is found on all the sheaths, even when the shoot reached a high development and is culmed.

 Photo 16: Heneliko Mekenese showing a shoot, one of the plants of the forest of Muli, in the south of Wallis.

Photo 17: Zooming in on a shoot.

Photo 18: The internodes are very long.

Photo 19: Foliage. For sizes of leaves, see item n° 7 of my blog.

Photo 20: Leaves. Note the well defined stem. The edges of these leaves are equipped with tiny hooks (see item n° 7).

Photo 21: Zooming in on a culm sheath, we can see that they are striated.

Photo 22: Culm sheath. We can see that they are hairy, and furnished with cilia at the apex, auricles lacking, and the form I call "double curvature arch" of the apex. The narrow sheath blade is equipped with very hairs provided the basis for its inner surface.

Photo 23: Culm sheath, outer face, in the drying phase, spread to view the form.

Photo 24: Culm sheath, inside. Very brittle and thick, this sheath has not resisted its flattening. Everything in the texture of bamboo is brittle, like the shards of his culms, sharp, and used to cut the intestines of pigs in Wallis.

Photo 25: In this photo sheath fresh, we realize its thickness, and its rigidity and how it breaks sometimes a little strange (see under my thumb, breaking in rounded) as soon as we wants to flatten.

Photo 26: round-shape of the base of the culm sheath blade.

Photo 27: Heneloko MEKENESE, and a tuft of Schizostachyum (glaucifolium?), forest Muli, south of Wallis. Size of this tuft is adult. The coconuts are the usual environment. At the option of family grows, parcels of this forest may eventually be cleared, cultivated and again abandoned, this is not a forest in the true sense of the term, nor to a primary forest. On the island of Alofi, on the other hand, located a few hundred meters of Futuna and which we never talk, there is still a forest preserved, mainly because the island, despite its relatively large size compared to Wallis and Futuna, is inhabited.

4 - Bambusa Oldhamii

Photo 28: There are two tuft located in the Garden of Agriculture in Wallis, one following the other. Not closest to the road, but just after the big tuft of Dendrocalamus latiflorus, and lowest on the left (still over the road) that the tuft of Bambusa vulgaris cv.Striata. The culms are erect, then details the two most obvious are the abundant white bloom on new culms, like flour, and leaves, small and leathery.

Photo 29: bloom on new culms.

Photo 30: The culm sheaths range from gray green to light green, to orange before drying.

Photo 31: Culm sheath, pale green. Not drooping sheath blade, sometimes slightly away from the culm, sometimes stuck.

Photo 32: Culm sheath almost gray . Note the width of the base of the sheath blade, and its position, stuck to the culm.

Photo 33: Culm sheath begin to dry.

Photo 34: Culm sheath dry , on which we can see abundant brown hair.

Photo 35: Presence of brown hairs on the culm sheaths, especially in lower half.

Photo 36: Another angle on a cool sheath.

Photo 37: Cilium white along the sheath of a shoot.

Photo 38: Setting flat outer surface of a culm sheath.

Photo 39: Shoot gray green. Some have a pale green.

Photo 40: Another shoot, light green. This shoot is part of a burst of tuft I made. I made attempts at reproduction by burst of tuft and sections of culms of all these species, and failed on a single, Dendrocalamus latiflorus.

Photo 41: Another shoot of the same burst of tuft; colored gray, brown, green, even red glare, difficult to define.

Photo 42: Shoot slightly more developed, positions erect of culm sheath blades.

Photo 43: Detail of the auricles and the bottom of sheath blade on a shoot. You can see a band connects the base of the blade to the auricle. This one is equipped with white cilium. Tiny cilium, white also, along the edge of the blade.

Photo 44: Another detail of the auricles and their white cilium.The edges of the sheaths are decorated with tiny hairs, and you can see the veins of the sheaths.

Photo 45: Focus on the culm sheath auricles.

 

Photo 46: Top of a well-developed shoot.

Photo 47: Culm sheath blade, wide at its base. The lower part of culm sheath is covered with brown hairs abundant.

Photo 48: Bud and node, the latter being equipped with small aerial roots. Plan charged burst of tuft. The node is located in the lower part of the culm.

Photo 49: Node located in the highest part of culm, we no longer see aerial roots.

Photo 50: Branch detail, a dominant, side two of medium size, and other side small-diameter.

Photo 51: The dominant branch is sometimes of imposing size. In this burst of tuft, this node was located near the ground and extreme humidity, or the development of aerial roots.

Photo 52: The same node with a side view of the dominant branch.

Photo 53: Leaves parchment of Bambusa Oldhamii.

Photo 54: This end of branch, with its foliage, has just been cut. The rolling of some leaves is natural, and corresponds to the usual appearance of this species.

5 - Dendrocalamus latiflorus

Photo 55: With this specie, it addresses the true "giants". Main features at first glance: the large diameter of the culms, large leaves, and shoots orange if you're lucky enough to see.

Photo 56: Young shoot.

Photo 57: Base of the shoot, with marble sheaths.

Photo 58: Top of the shoot. We can see that the sheath blades are not stuck and parallel to the shoot, but already horizontal or drooping (except those of the finale).

Photo 59: Culms and shoots developed. Between the sheaths, you see a fine bloom, giving new culms a bluish appearance.

Photo 60: Large shoot and culms.

Photo 61: The end blades of the shoot, on the shoots well developed, are of impressive size.

Photo 62: Some sheaths of shoots have a great orange.

Photo 63: The ligule of culm sheath is notched along its entire length. The base of the blade is covered with russet hair.

Photo 64: Presence of auricles, but small, equipped with cilia. A corrugated strip connects the base of the blade to the auricle.

Photo 65: Zooming in on the auricle. Cilium are also present on the strip connecting it to the base of the blade, and also decorate the edge of this blade.

Photo 66: dry culm sheath blade.

Photo 67: Culm sheaths green . Note the black hair at the bottom of the sheaths.

Photo 68: Zooming in on a culm sheath.

Photo 69: Another aspect of the culm sheath.

Photo 70: sheath at the base of a large culm.

Photo 71: Round shape top culm sheath.

Photo 72: Culm sheaths starting to dry out and bloom on new culms.

Photo 73: Sheath dry with strips of different color light or dark.

Photo 74: A sheath begins to detach.

Photo 75: The culm sheath splits, and shows the bud, with the beginnings of development of branches. A crown of aerial roots emerging is also visible.

Photo 76: Fine bloom on an internode.

Photo 77: A node with bloom and birth of aerial roots.

Photo 78: Bud and node.

Photo 79: Another node of a culm thinner, with a large bud.

Photo 80: Birth of the dominant branch.

Photo 81: Birth of the side branches.

Photo 82: Branches of Dendrocalamus latiflorus.

Photo 83: Appearance of the branches of a culm older, at the top of the culm. Small side branches are already broken.

Photo 84: General appearance of the tuft of the Garden of Agriculture (there are 3, to the left of the property to the road). Note the large size of leaves, accented by their large width.

Photo 85: Leaves of Dendrocalamus latiflorus. Their average length is between 18 and 30 cm, widths of 4 to 8 cm.

Photo 86: Leaves the basis of a culm burst of cluster conducted in 2008 in Wallis. On the left of the photo, a breadfruit tree is visible, and its round fruits. Smothered in cooked, or cut into chips and oil, the fruit is excellent and is a staple food in Wallis and Futuna.
One day I was sailing on a pirogue with Wallisien, a "potato" of reef, unfortunately in our way, opened a waterway. It was clogged with a breadfruit. After a little kneading, it becomes a paste, which has fared.

Photo 87: Cross section of internode located near the base of the culm.

6 - Gigantochloa sp. (Levis?)

Photo 88: Tuft in the Garden of Agriculture in Wallis. There are two feet, the two closest to the road, and left of the ground to the highway.

Photo 89: Culms, and culm sheaths standing out.

Photo 90: The bloom is abundant on some culms, especially at the nodes.

Photo 91: Node. On this culm fairly new, there is still a red-brown fuzz of hair on the top ring and on the lower ring (the sheath scar). Later these hairs fall out, and there are two rings of white bloom.

Photo 92: On the burst of tuft, taken in 2008 on one's feet Wallis, we can see an aerial roots on the nodes of the base of culm.

Photo 93: light green culm sheath.

Photo 94: Other culm sheath, this time very light brown in color, on another culm of the same foot.

Photo 95: Culm sheath dry , where you can see the density of hairs on the dorsal.

Photo 96: Blade and auricle of culm sheath.

Photo 97: Culm sheath dry, dark brown hairs on the dorsal, light colored cilium on the auricle, and as many cilium along the strip between the auricle and the base of the blade. Also the presence of cilia on the periphery of the top of the sheath.

Photo 98: Young shoot.

Photo 99: Burst tuft in 2008, with a beautiful shoot which unfortunately will never mature.

Photo 100: Focus on the big auricle of a shoot, equipped with russet-white cilium.

Photo 101: Large blades of culm sheaths do not stay vertical and glued to the culm, but fast enough to take a position away from the culm, then horizontal or drooping.

Photo 102: Great shoot.

Photo 103: On the right a large shoot, the culm sheaths shade difficult to define, sort of light brown gray.

Photo 104: Top of a shoot well developed, with sheath blades very long.

Photo 105: Focus on the base of culm sheath blade and auricle, allowing to distinguish the features, including the central part, the band connecting the auricle to the base of the blade, showing a cutting hook-shaped, or wave, provided with cilia.

Photo 106: Focus on a culm sheath auricle, we can see the long cilium white with shades almost pulling on red.

Photo 107: Focus on the auricle cilium. Note the rounded shape of the auricle at the base of each cilium.

Photo 108: Branches: large dormant central bud and lateral branches growing on this example.

Photo 109: The primary bud is still sleeping, the two large lateral branches have developed, and other small side were born also.

Photo 110: In this example, the dominant branch has also developed.

Photo 111: Birth of a bundle of branches.

Photo 112: View of the branches. One of them, on the right, embraces the culm and grows back.

Photo 113: Beautiful leaves of this species, quite large.

Acknowledgments:

A special thank you to Jean-Luc MEISTRO of Wallis, for his help with the treatment plant samples of Schizostachyum, made for the herbarium of the Museum of Paris, and to visit his garden, rich in plant species, including, furthermore Bambusa vulgaris and Schizostachyum (glaucifolium?), species of tropical fruit.

Photos: Robert and Rekia Kernin

 

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06 septembre 2011

Les Bambous du Jardin Botanique de Singapour

LES BAMBOUS DU JARDIN BOTANIQUE DE SINGAPOUR

 

THE BAMBOO’S BOTANICAL GARDEN OF SINGAPORE

 

par Robert Kerninphoto_1_L_une_des_entrees_du_Jardin_Botanique

 

Remarques :

 

- Les noms des bambous cités respectent leur appellation au Jardin Botanique.

- La liste des bambous cités est disponible en fin d’article, avec leurs synonymes les plus courants

- Une traduction en anglais est disponible à la suite du texte en français

  An English translation is available at the following text in French.

          Singapour ! La ville du lion, Singa Pura en Malais.

          Grande citée aux buildings incroyables (photo 2),photo_2_Incroyables_buildings très peuplée, et pourtant ville jardin à mes yeux, aux grandes avenues bordées d’arbres imposants où s’accrochent des fougères épiphytes, sous un climat tropical-équatorial très humide, donnant l’impression de se mouvoir dans une serre à ciel ouvert.

           Symbole protecteur de la ville et de l’île, créature marine à tête de lion, le Merlion est omniprésent.(photo 3).photo_3_Le_lion_symbole_de_Singapour

           Economie de mouvements pour essayer d’éviter la sueur, en ce mois de septembre 2010, je me dirige vers le Jardin Botanique.(photo 4),photo_4_Detail_du_portail dont la création remonte à 1860.

           De tous ceux que j’ai pu voir jusqu’ici, c’est le plus luxuriant : palmiers, comme le Cyrtostachys renda au stipe rouge (photo 5),photo_5_Cyrtostachys_renda ou encore du genre Johannesteijsmannia, aux feuilles magnifiques (photos 6 et 7),photo_6_Johannesteijsmanniaphoto_7_Johannesteijsmannia arbres de tous genres comme le géant Ceiba pentendra (photos 8 et 9)photo_8_Ceiba_pentandraphoto_9_le_geant_Ceiba_pentandra ou Podocarpus neriifolius (photos 10 et 11)photo_10_Podocarpus_neriifoliusphoto_11_fruit_de_Podocarpus_neriifolius, floraisons innombrables, le tout sur52 hectares, comprenant plusieurs jardins, allant du National Orchid Garden (photo 12)photo_12_Le_jardin_des_orchid_es avec ses 60 000 plantes (soixante milles !!!), sa collection d’espèces de Gingembre (photo 13),photo_13_Le_jardin_des_gingembres son lieu réservé aux concerts (gratuits le premier dimanche de chaque mois) donnés par la Shaw Foundation Symphony, bâtiment et scène entourés d’eau, au toit en forme sculptée d’une gigantesque feuille (photo 14 et 15)photo_14_La_scene_des_concertsphoto_15_Toit_en_forme_de_feuille,  un espace de4 hectares de ‘Jungle Singapourienne’, et, cerise sur le gâteau, une magnifique collection de bambous J (photo 16)photo_16_Schizostachyum_brachycladum_

           Petit animal sympathique que nous rencontrerons à plusieurs reprises, l’écureuil arpente les toits, les arbres, et court sur les pelouses (photo 17).photo_17_sympathique_ecureuil

 

           Concernant les bambous, j’ai pu observer et photographier 20 espèces, avec pour certaines d’entre elles la chance de voir des turions.

           En dehors du Jardin Botanique, j’ai rencontré au zoo de Singapour une autre espèce, très commune puisqu’il s’agit de Bambusa vulgaris cv.Vittata, mais d’une taille inhabituelle, aussi j’en dirai quelques mots, avec quelques photos, en dernier lieu.

          

           Bambusa bambos  impressionne par son mur de branches épineuses (photo 18).photo_18_Bambusa_bambos_un_mur_epineux Originaire du sud et sud-est de l’Asie, il peut atteindre35 m pour des diamètres de25 cm.

           Il existerait une variété de cette espèce, B.bambos var.gigantea, dont les turions seraient très distincts de l’espèce type (bibliographie « Bamboos of India a compendium ». A noter que cette variété est notée aussi comme synonyme du type dans d’autres descriptions. Des photos de turions comparant le type à la variété gigantea seraient les bienvenues J

           J’ai la chance voir un turion, bien qu’il me semble qu’il soit ‘avorté’ puisque la partie supérieure semble sèche ! J’ai néanmoins sa forme…(photos 19, 20 et 21).photo_19_Bambusa_bambos_chaumes_et_turionphoto_20_Turion_de_Bambusa_bambosphoto_21_Zoom_sur_turion_de_Bambusa_bambos Les chaumes ont parfois des formes tourmentées (photo 22).photo_22_Chaumes_tourment_s_de_Bambusa_bambos

           Les branches de cette espèce sont particulières. Elles sont présentes sur chaque nœud, dès la base du chaume. La branche dominante pousse en premier, au travers de la gaine de chaume, celle-ci tombant peu après (photo 23).photo_23_Branches_poussant_au_travers_des_gaines_B_bambos Sur la partie inférieure des chaumes, une seule branche latérale pousse ensuite, parfois 2, alors que sur la partie supérieure du chaume ces 2 branches latérales sont la règle. Les branches de la partie inférieure sont la plupart du temps en forme d’arche, pointant vers le bas. En partie supérieure uniquement, quelques une sont feuillues. Les premières branches principales sont redoutables, étant pointues et de consistance très rigide et dure (photo 24).photo_24_Branche_dominante_de_Bambusa_bambos Au niveau de leurs propres nœuds pousseront d’autres branches, ressemblant à des épines (photo 25).photo_25_Epines_sur_branches_de_B_bambos

           Les entrenoeuds sont relativement courts (photo 26)photo_26_Entrenoeuds_courts_de_B_bambos et parfois légèrement renflés à la base du chaume. Ceux du bas sont parfois garnis de courtes racines aériennes. Les feuilles (coin gauche photo 18) sont de taille variable et moyenne (de 10 à30 cm), mais plutôt fines (1,5 à4 cm) ;

 

           La deuxième espèce que je découvre est Bambusa blumeana, parfois confondue avec l’espèce précédente Bambusa bambos, du fait de ses branches épineuses.et de ses chaumes pouvant prendre aussi parfois des formes tortueuses (photo 27).photo_27_Chaumes_tortueux_de_Bambusa_blumeana

           Là s’arrête la ressemblance, les entrenoeuds étant bien plus longs et recouverts de pruine pour les nouveaux chaumes (photo 28),photo_28_Pruine_sur_nouveau_chaume_de_B_blumeana et pas du tout renflés à leur base.

           Les branches, présentes elles aussi dès les premiers nœuds de la base, sont toutefois moins redoutables par leur rigidité et relative grosseur par rapport au chaume. J’ai constaté la présence d’une branche dominante, entourée de 2 latérales, puis de 2 autres latérales plus petites, ces dernières ayant la particularité d’effectuer un demi-tour et de se tourner vers la partie opposée au bourgeon de leur naissance (photo 29)photo_29_Branches_Bambusa_blumeana le terme ‘d’embrassement du chaume’est parfaitement adapté dans ce cas. Parfois une troisième petite branche latérale est présente (photo 30),photo_30_Branches_B_blumeana pointant dans la même direction que la branche dominante. A propos de ces petites branches latérales, je n’ai pas fait d’observations assez précises pour savoir si elles prennent naissance au niveau du chaume, ou bien au niveau de la base des grosses branches latérales.

           La disposition de certains compléments de branches permet également de différencier B.blumeana de B.bambos. Partant du chaume, pousse une branche, quelque’elle soit, dominante ou non. Sur cette branche vont naître, tout au long, des branches secondaires. Sur ces branches secondaires vont naître des branches tertiaires qui, dans le cas de B.bambos, se limiteront à la base des branches secondaires, alors que pour B.blumeana elles se développeront tout au long de ces branches secondaires.

           Les gaines de chaume sont caduques, et tombent avant la croissance de la branche dominante. A noter la présence d’oreillettes de gaines, petites, de forme allongée, et dotées de cils blancs (photo 31).photo_31_Cils_blancs_sur_oreillette_de_gaine_de_chaume_B_blumeana Ces gaines prennent une belle teinte orangée uniforme (photo 32).photo_32_Gaine_de_chaume_orangee_de_B_blumeana

           Cette espèce peut atteindre une taille de 8 à20 m, pour des diamètres de 5 à15 cm.

           Son aire d’origine serait l’Indonésie, mais elle est distribuée en Chine, en Malaisie, Philippines, Thaïlande, Vietnam, et aussi au Japon.

 

Note : ces 2 espèces sont parfois confondues, l’une portant en synonymie le nom de l’autre et vice versa, ce qui complique les choses. Se reporter à l’index synonymique en fin d’article

          

           Le bambou suivant est Bambusa lako. En ayant déjà parlé dans un article précédent ‘Les bambous du Jardin Botanique Royal de Sydney’, s’y référer pour des renseignements plus complets (voir Gigantochloa ‘Timor Black’).

           Cependant j’ai pu constater sur le plant de Singapour (très jeune) (photo 33),photo_33_Bambusa_lako la présence de stries vertes, rares sur cette espèce mais du plus bel effet, sur certains chaumes (photos 34 et 35).photo_34_Chaume_noir_strie_de_vert_de_Bambusa_lakophoto_35_Stries_vertes_sur_chaume_noir_Bambusa_lako

           Les gaines de chaumes (photo 36)photo_36_Gaines_de_chaume_de_Bambusa_lako possèdent des oreillettes ciliées (photo 37)photo_37_Oreillettes_de_gaine_de_chaume_Bambusa_lako

 

           Une très belle touffe annonce le bambou suivant, Bambusa laxa (photo 38),photo_38_Bambusa_laxa espèce originaire de Malaisie, d’une taille moyenne de 5 à 6m, pour des diamètres de chaumes de 2 à 4cm. Mon stylo coincé entre deux chaumes donne une idée de leur diamètre (photo 39),photo_39_Diam_tre_des_chaumes_de_Bambusa_laxa j’ai donc devant moi une touffe ‘adulte’. Ses chaumes sont d’un jaune délavé, d’autant plus prononcé selon leur exposition au soleil, alors que les nouveaux sont vert clair, avec une légère pruine apparaissant à l’emplacement de la gaine lorsque celle-ci s’apprête à tomber (photo 40).photo_40_Chaumes_de_Bambusa_laxa Sur cette même photo 40, on peut constater la très grande longueur des entrenoeuds.

           Les feuilles sont plutôt petites, longues et fines (photo 41),photo_41_Feuilles_de_Bambusa_laxa l’aspect général du feuillage donne un aspect bien équilibré et harmonieux.

           Au niveau des nœuds pousse une branche dominante, puis de nombreuses latérales beaucoup plus petites (photo 42)photo_42_Branches_de_Bambusa_laxa dont j’ai pu voir les bourgeons (photo 43).photo_43_Branche_dominante_et_bourgeons_des_laterales_B_laxa

           La languette de gaine de chaume reste verticale, bien collée au chaume (photo 44).photo_44_Gaine_de_chaume_et_sa_languette_bien_verticale_B_laxa Présence d’oreillettes de taille importante et de forme allongée, ornées de cils blancs (photo 45).photo_45_Oreillettes_cili_es_de_gaine_de_chaume_B_laxa

           La partie supérieure du nœud n’est pas proéminente, et la cicatrice de gaine est très nette (photo 46).photo_46_Noeud_de_Bambusa_laxa Je me suis aperçu en visionnant les photos que les entrenoeuds semblent striés, mais ce n’est qu’une supposition qui demande à être vérifiée (photo 47).photo_47_Entrenoeuds_semblant_stries_de_B_laxa

 

          Poursuivant mon cheminement, je découvre avec plaisir une petite merveille rencontrée aussi au Jardin Botanique Royal de Sydney : Bambusa longispiculata. Cet exemplaire me permet de voir, d’une manière plus précise, les gaines de chaume (photo 48)photo_48_Gaine_de_chaume_de_Bambusa_longispiculata et les naissances de branches (photo 49).photo_49_Branches_de_Bambusa_longispiculata Ces branches poussent parfois avant que la gaine de chaume ne tombe, peut-être plus spécialement en partie basse du chaume, alors que certaines gaines tombent avant la sortie des branches, ou bien à cause de la sortie des branches, poussées par ces dernières (photo 50).photo_50_Gaine_de_chaume_tombante_de_B_longispiculata

           Les oreillettes de gaine de chaume sont de taille importante, très allongées rejoignant la base de la languette, et ciliées (photo 51).photo_51_Oreillette_de_gaine_de_chaume_de_B_longispiculata

           La languette a une forme vraiment particulière vue de face, partant d’une pointe assez fine, et, environ au tiers de sa longueur, s’élargissant brusquement presque à 90 degrés (photo 52)photo_52_Languette_de_gaine_de_chaume_de_B_longispiculata pour finir très large sur la gaine. Vu de côté, les bords de sa large partie inférieure forment des volutes (photo 53).photo_53_Bords_en_volute_de_languette_de_gaine_de_chaume_B_longispiculata

           Les chaumes ne poussent pas très droits et le feuillage part dans tous les sens, ce qui donne à l’ensemble une allure plutôt désordonnée (photos 54 et 55).photo_55_Feuillage_de_Bambusa_longispiculata_photo_54_Vue_generale_de_Bambusa_longispiculata

           Pour plus d’information sur cette espèce, merci de consulter l’article précédent : ‘Les bambous du Jardin Botanique Royal de Sydney’.

 

           Bambusa textilis sera l’espèce suivante. Originaire de Chine, il peut atteindre une taille de 6 à 12m, pour un diamètre de 3 à 6cm (photo 56).photo_56_Bambusa_textilis

           En vérifiant la description de cette espèce, j’émets un doute sur son identification. Je n’ai pas vu de pruine sur les nouveaux chaumes (photo 57),photo_57_Nouveaux_chaumes_de_B_textilis ni de poils qui normalement devraient être denses sur les entrenoeuds des jeunes chaumes, les oreillettes de gaine de chaume me semblent trop importantes (photo 58),photo_58_Oreillettes_de_gaine_de_chaume_B_textilis les gaines de chaume présentent des poils bruns sur toute leur surface, et plus denses dans le haut de la gaine (photo 59),photo_59_Poils_bruns_sur_gaine_de_chaume_B_textilis autant de détails contradictoires. Cela correspondrait mieux à Bambusa pachinensis var.hirsutissima, qui a justement comme synonyme Bambusa textilis var.fusca. Je maintiens pour le moment le nom indiqué au Jardin Botanique.

           Les chaumes sont verts plutôt clair (photo 60)photo_60_Chaumes_Bambus_textilis et certains ont des entrenoeuds pas très droits en partie inférieure (photo 61)photo_61_Entrenoeuds_pas_droits_de_B_textilis

           Les turions (photo 62)photo_62_Turion_de_Bambusa_textilis montrent une gaine jaune vert délavé, des gaines abondamment couvertes de poils bruns (photo 63) ,photo_63_Turion_et_gaines_de_B_textilis et des oreillettes de gaine d’une couleur verte prononcée et munies de cils blancs,  contrastant avec la gaine elle-même photo 64).photo_64_Oreillettes_vertes_de_gaine_de_chaume_B_textilis

 

          Le bambou suivant est Bambusa textilis var.gracilis (photo 65-touffe du centre),photo_65_Bambusa_textilis_var_gracilis qui lui correspond bien aux descriptions J. La particularité avec l’espèce type est qu’il atteint une taille moins importante (entre 3 et 5m), et que ses entrenoeuds sont glabres ou légèrement parsemés de poils raides.

          Les entrenoeuds sont d’une grande longueur (photo 66).photo_66_Entrenoeuds_tres_longs_de_B_textilis_var_gracilis Les gaines de chaume sont recouvertes de poils bruns, mi-denses, sur toute leur surface bien que plus rares en partie centrale inférieure (photo 67),photo_67_Gaines_de_chaume_de_B_textilis_var_gracilis et sont munies d’oreillettes ciliées bien visibles (photo 68).photo_68_Oreillette_de_gaine_de_chaume_B_textilis_var_gracilis

          Originaire de Chine, tout comme l’espèce type.

 

          Je passe ensuite à Bambusa tulda (photo 69),photo_69___Bambusa_tulda malheureusement ce n’est pas la période pour ses turions, qui sont superbes sur certaines photos que j’ai eu l’occasion de voir.

          La pruine recouvrant les jeunes chaumes leur donne une couleur bleutée (photo 70),photo_70_Chaumes_pruineux_de_Bambusa_tulda par la suite ils affichent leur couleur verte puis passent à une teinte terne et grisâtre. J’ai eu la surprise de découvrir un gecko sur l’un des chaumes, en visionnant mes photos, car je ne l’avais pas repéré lors de la prise de vue (photo 71).photo_71__Gecko_sur_chaume_de_B_tulda

           Les gaines de chaumes (photo 72)photo_72_Gaine_de_chaume_de_B_tulda sont munies d’une languette très large (photo 73)photo_73__Languette_de_gaine_de_chaume_de_B_tulda et de grandes oreillettes (photo 74).photo_74_Oreillette_de_gaine_de_chaume_de_B_tulda A noter que les deux oreillettes sont de formes différentes, l’une étant plus allongée. Présence de cils auriculaires très fournis.

           Le bourgeon est muni de petits cils dans sa partie supérieure (Photo 75)photo_75_Bourgeon_de_Bambusa_tulda et on constate (photo 76)photo_76_Branches_de_Bambusa_tulda une branche dominante dormante, entourée de deux grosses et de deux petites branches latérales déjà sorties. Cependant c’est parfois la branche dominante qui pousse en premier, en perçant la gaine de chaume non encore tombée.

           Une particularité de ce bambou sont ses nœuds radicants (photo 77),photo_77_Noeuds_radicants_de_Bambusa_tulda et ceci sur des nœuds se trouvant à une hauteur importante (j’en ai vu au 12e nœud et sans doute y en a-t-il plus haut), toutefois dans la partie inférieure des chaumes. Cette couronne de petites racines aériennes (photo 78)photo_78_Zoom_sur_un_noeud_de_Bambusa_tulda est, de plus, éloignée du nœud, bien au dessus, alors que sur d’autres espèces ayant cette particularité elle se trouve en général très près du nœud. Ceci peut permettre de reconnaître cette espèce dans un premier temps.

           L’aire de distribution de cette espèce est vaste, Bhoutan, Népal, Thaïlande, Inde, Chine, Bangladesh et Burma.

 

           L’espèce qui suit est un bambou aux chaumes renflés, Bambusa vulgaris cv.Wamin (photo 79),photo_79_Bambusa_vulgaris_cv dont j’ai déjà fait un petit commentaire dans l’article ‘Les bambous du Jardin Botanique Royal de Sydney’. J’y rajoute aujourd’hui quelques photos, dont une curieuse où l’on peut voir la régularité de l’angle des branches par rapport au chaume, semblant identique sur tous les chaumes (photo 80),photo_80_Branches_regulieres_de_B_vulgaris_cv_Wamin ainsi que la présence d’une forte branche dominante.(photo 81).

           Si la couleur des nouveaux chaumes est d’un vert profond et brillant, elle devient ensuite vert gris mat (photos 82).photo_82_Chaumes_de_B_vulgaris_cv_Wamin Sur certaines branches dominantes, on peut observer des racines aériennes à leur base (photo 83)photo_83___Racines_aeriennes_sur_branches_de_B_vulgaris_cv_Wamin_

 

           Le bambou qui va suivre est un de ceux les plus extraordinaires que j’ai eu l’occasion de voir, bien qu’il y en aura encore deux autres (à mes yeux !!!) parmi ceux qu’il me reste à ‘raconter’ dans cet article. S’il fallait donner des médailles aux bambous du Jardin Botanique, celui-ci aurait celle de bronze : c’est Cephalostachyum pergracile (photos 84 et 85),photo_85_Contre_jour_sur_Cephalostachyum_pergracilephoto_84_Cephalostachyum_pergracile grâce à la beauté de ses jeunes chaumes et surtout de ses gaines de chaumes (photo 86 et 87).photo_86_Nouveaux_chaumes_de_Cephalostachyum_gracile_photo_87_Gaine_de_chaume_de_C_pergracile

          Les languettes de gaine de chaume sont larges à leur base (photos 88 et 89).photo_88_Languette_large_de_gaine_de_chaume_de_C_pergracilephoto_89_Gaine_de_chaume_et_languette_de_C_pergracile Les oreillettes de gaine de chaumes sont très allongées, et munies de longs cils blancs (photo 90 et 91).photo_91_Cils_blancs_sur_oreillettes_de_gaine_de_chaume_C_pergracilephoto_90_Oreillettes_de_gaine_de_chaume_C_pergracile Remarquer le duvet brun qui recouvre leur face interne (photo 92).photo_92_Duvet_brun_sur_face_interne_oreillettes_C_pergracile

          

 

 

 

 

 

 Les branches poussent toutes en même temps, perçant la gaine de chaume (photo 93).photo_93_Sortie_des_branches_de_C_pergracile Il y a une dominante, légèrement plus grosse que certaines latérales, mais également de petites latérales (photo 94)photo_94_Developpement_des_branches_C_pergracile. A un stade plus avancé, certaines branches contournent le chaume et pointent vers l’arrière par rapport à leur point de naissance, embrassant le chaume (photo 95).photo_95_Branches_contournant_le_chaume_de_C_pergracile On peut remarquer, au niveau d’un nœud, que la branche dominante se développe au-dessus des grosses branches latérales, puis viennent les petites branches latérales au niveau inférieur (photo 96).photo_96__Niveau_des_diff_rentes_branches_de_C_pergracile Il peut arriver que la branche dominante soit nettement plus grosse que les latérales (photo 97).photo_97_Grosse_branche_dominante_de_C_pergracile

           Les rameaux poussent également en partie inférieure des chaumes, portant un feuillage superbe (photo 98),photo_98_Feuillage_de_Cephalostachyum_pergracile les feuilles étant longues et fines, très régulières dans leurs formes et compositions, et d’un beau vert clair avec des reflets de bleu dans le soleil (photo 99).photo_99_Feuilles_longues_et_fines_de_C_pergracile

           On trouve ce bambou en Inde, au Bangladesh, au Burma où il est très répandu, en Thaïlande, et en Chine.

 

           La médaille d’argent va comme un gant à une espèce dont les nouveaux chaumes ont des reflets, justement, argentés. Il s’agit de Dendrocalamus brandisii (photo 100).photo_100_Dendrocalamus_brandisii Répandu en Inde, en Chine, en Thaïlande, au Vietnam, au Laos et au Burma, c’est une espèce géante pouvant atteindre 30m de haut pour des diamètres de 20cm.

          En me rapprochant de la touffe, j’avoue que les chaumes ne m’ont pas impressionnés favorablement, je me suis même demandé s’ils n’étaient pas desséchés (photo 101).photo_101_Chaumes_de_Dendrocalamus_brandisii Et puis je suis tombé sur un nouveau chaume, aux reflets gris argenté (photo 102), quelle découverte !photo_102_Nouveau_chaume_gris_argent__de_D_brandisii De plus, cette couleur est donnée par un duvet épais recouvrant la totalité de l’entrenoeud (photos 103 et 104),photo_103_Duvet_sur_chaume_de_D_brandisiiphoto_104_Duvet_argent__sur_nouveau_chaume_de_D_brandisii ce qui me rappelle Phyllostachys edulis, mais ici le duvet est beaucoup plus accentué, plus épais, formé de poils blancs soyeux, aplatis contre le chaume, et formant même parfois des boucles.

           Après réflexion, je me pose la question à savoir si un autre intervenant que des poils pourraient former ce duvet. Une sorte de mousse, ou lichen, se mêlant aux poils et y trouvant un support pour se développer ? Une visite récente dans un parc de France, à Nice, m’a fait découvrir un bambou tropical, maintenu sous serre, dont le bas des chaumes présente des similitudes. Voilà donc une vérification à faire sur ce Dendrocalamus, un détail à approfondir.

          De petites racines aériennes courtes sont visibles au niveau de certains nœuds (photo 105),photo_105_Noeuds_et_entrenoeuds_de_D_brandisii formant une couronne régulière tout autour (photo 106).photo_106_Racines_aeriennes_sur_noeud_de_D_brandisii Un zoom permet d’apercevoir de longs poils blancs, sous le nœud et juste au dessous de la cicatrice de gaine (on peut observer des lambeaux de gaine de chaume), et un duvet blanc épais entre les racines aériennes (photo 107).photo_107_Poils_blancs_et_duvet_sur_noeuds_de_D_brandisii

           Je n’ai trouvé que des gaines de chaume trop anciennes pour de bonnes observations, je mets tout de même 2 photos, sur l’une d’elles on peut noter la présence de cils au niveau du haut de la gaine de chaume, sans pouvoir préciser si il y a des oreillettes ou non (photos 108 et 109).photo_108__Vieille_gaine_de_chaume_D_brandisiiphoto_109_Cils_au_niveau_du_haut_de_la_gaine_de_chaume_D_brandisii

           Concernant les branches, présence d’un gros bourgeon dormant dans un premier temps, alors que de nombreuses branches latérales, grosses et petites, ont déjà poussées (photo 110).photo_110_Gros_bourgeon_et_branches_de_D_brandisii Quelques petites feuilles commencent à apparaître sur les rameaux secondaires (photo 111).photo_111_Feuilles_sur_rameaux_secondaires_D_brandisii Puis la branche dominante pousse à son tour (photo 112).photo_112_Branche_dominante_de_D_brandisii Sur des chaumes plus vieux, on peut noter que sur certains seule subsiste une grosse branche dominante à chaque nœud, alors que sur d’autres il n’y a que des petites branches (photo 113),photo_113_Vieilles_branches_de_D_brandisii ce qui implique que des gros bourgeons doivent rester dormants tout au long de leur vie, par contre au niveau des branches latérales deux solutions : soit elles sont sorties, puis se sont desséchées, certaines restants en place et d’autres tombant, soit elles ne sont pas sorties.

           Les nouvelles branches, avec leur couronne de longs poils blancs au niveau du nœud, sont bien caractéristiques (photo 114).photo_114_Nouvelle_branche_de_D_brandisii

           Les feuilles sont de grande taille, entre 20 et30 cm, pour des largeurs entre 2,5cm à 5cm (photo 115).photo_115_Feuilles_de_Dendrocalamus_brandisii

 

           L’espèce suivante, Gigantochloa apus (photo 116),photo_116_Gigantochloa_apus me fera découvrir le bas de ses chaumes rayé de blanc (photo 117)photo_117_Bas_de_chaumes_rayes_de_blanc_de_G_apus ainsi que de jaune très pâle, rosissant parfois sous le soleil (photo 118),photo_118_Bas_de_chaume_de_Gigantochloa_apus un peu à la manière de Himalayacalamus falconeri cv.damarapa, mais avec un diamètre pouvant atteindre 13cm, pour des hauteurs comprises entre 8 et22 m.

           Les gaines de chaumes sont couvertes de poils bruns (photo 119),photo_119_Poils_bruns_sur_la_gaine_de_G_apus et leurs bords garnis entièrement de cils bruns très denses (photo 120).photo_120_Bords_de_gaine_cilies_de_G_apus La languette, sur sa face interne, est garnie d’une touffe de poils bruns, dense, bien centrée (photo 121).photo_121_haut_de_gaine_de_G_apus Cette languette ne reste pas collée au chaume, mais devient horizontale ou retombante (photo 122).photo_122_Languette_horizontale_de_G_apus_ Je n’ai trouvé aucune gaine de chaume fraîche pour une observation précise au niveau des oreillettes, qui sont décrites comme très petites. On peut voir sur cette photo 121 une bande fine allant de la base de la languette et en direction des oreillettes, mais sans distinguer ces dernières.

           La ligule de gaine de chaume est bien développée, et munie de longs cils blancs (photos 123 et 124).photo_123_Ligule_ciliee_de_G_apusphoto_124_Cils_blancs_de_la_ligule_de_gaine_de_G_apus

           La branche dominante semble pousser en premier, en perçant la gaine de chaume (photo 125).photo_125_Branche_dominante_crevant_la_gaine_de_G_apus

           Je ne dispose que d’une photo d’un turion s’étant desséché (photo 126),photo_126_Turion_sec_de_Gigantochloa_apus pas de quoi faire de bonnes observations, mais faute de mieux J. Un zoom permet d’en voir quelques détails (photo 127).photo_127_Zoom_sur_turion_sec_de_Gigantochloa_apus

           Cette espèce est originaire de l’Inde, et a été introduite depuis fort longtemps sur Java en Indonésie. On la trouve également au Burma et en Thaïlande. Elle restera pour moi le symbole d’une très belle rencontre en la présence d’un superbe serpent vert (photo 128)photo_128_Rencontre_sur_chaume_de_Gigantochloa_apus sur l’un de ses chaumes. D’une longueur extraordinaire-il peut atteindre 1,70m- par rapport à son diamètre, Ahaetulla prasina (photo 129)photo_129_Ahaetulla_prasina_sur_chaume_de_G_apus se rencontre fréquemment parait-il dans les jardins et parcs de Singapour.

           Inoffensif pour l’homme, ce serpent liane se tient à l’affût dans les feuilles vertes, bien camouflé par sa coloration (photo 130),photo_130_Ahaetulla_prasina_dans_feuillage_de_G_apus et se nourrit de lézards et sauterelles entre autres. Pour les amateurs, voici deux zooms sur ce magnifique serpent (photos 131 et 132).photo_131_Zoom_sur_Ahaetulla_prasinaphoto_132_L_oeil_de_Ahaetulla_prasina

 

          Une autre espèce de Gigantochloa se présente ensuite. Il s’agit de G. atroviolacea, originaire d’Indonésie, pouvant atteindre 12m de haut pour un diamètre de 8cm. J’ai déjà rencontré cette espèce, mais j’ai devant moi un exemplaire plus âgé, sur lequel on peut observer des chaumes âgés presque noirs (photo 133),photo_133_Gigantochloa_atroviolacea sans qu’ils le soient autant que ceux du fameux Gigantochloa sp.Timor Black dont j’ai parlé dans l’article sur le Jardin Botanique Royal de Sydney.

           La couleur noire des chaumes que j’ai sous les yeux est atténuée et ternie par les mousses et autres organismes qui les recouvrent (photo 134),photo_134_Chaumes_G_atroviolacea_ternis_par_les_mousse_et_moisissures et un peu plus visible dans leur partie haute. C’est souvent le cas des bambous tropicaux dans leur milieu d’origine, le climat étant propice également aux moisissures. L’idéal est donc de tomber sur des chaumes pas trop vieux ni trop jeunes, car au départ leur couleur est verte. ! Deux nouveaux chaumes présentent des entrenoeuds, en partie basse, rayés de jaune très pâle tirant sur le crème (photos 135 et 136).photo_135_Entrenoeud_raye_de_jaune_p_le_de_G_atroviolaceaphoto_136_Entrenoeud_de_G_atroviolacea

           Au niveau des nœuds, on peut observer des racines aériennes en partie supérieure, et un anneau de pruine blanche de part et d’autre, le sou nodal étant plus marqué. Des poils bruns parsèment l’entrenoeud, devenant plus fournis sous le nœud, et prennent une couleur blanche en se mélangeant à la pruine (photo 137).photo_137_Noeud_de_Gigantochloa_atroviolacea Sur cette même photo on peut remarquer les poils bruns recouvrant la gaine de chaume, celle-ci étant munie de petites oreillettes (photo 138).photo_138_Gaine_de_chaume_de_G_atroviolacea

           Sur le seul turion que j’ai pu voir, on remarquer les languettes de couleur verte, alors que sur le turion observé au Japon, Jardin du Mont Fuji, elles étaient marron brillant. Les gaines de la partie haute sont d’un vert pâle mais recouvertes de poils bruns (photo 139),photo_139_Turion_de_Gigantochloa_atroviolacea et un léger zoom permet de voir les petites oreillettes des gaines (photo 140),photo_140_Zoom_sur_turion_de_G_atroviolacea qui semblent dépourvues de cils. Cependant, l’observation de plusieurs turions serait souhaitable pour en tirer des conclusions plus sûres.

 

           Passant à une autre espèce du jardin, je me trouve devant Gigantochloa ridleyi (photos 141 et 142)).photo_141_Gigantochloa_ridleyiphoto_142_A_l_ombre_de_G_ridleyi_ Je tombe à la bonne époque pour cette espèce, car j’ai absolument tout sous les yeux : turions, nouveaux chaumes, gaines de chaume fraîches, le top !!! Il y a même une superbe pancarte annonçant la provenance et l’âge de ce plant (il y a au moins un autre pied ailleurs dans le jardin) : 90 ans, et jamais fleuri (photo 143).photo_143_Panneau_descriptif

           On trouve cette espèce en Malaisie et en Indonésie, connue uniquement en culture, sans que l’on sache exactement son aire d’origine. Ses chaumes (photo 144)photo_144_Chaumes_de_G_ridleyi peuvent atteindre 16m pour un diamètre de10 cm. Ils sont verts, mais les plus anciens subissent les aléas du temps (mousses, champignons, lichens), sans concession sous ce climat (photo 145).photo_145_Chaumes_anciens_et_nouveaux_de_G_ridleyi On peut remarquer, à leur base, une succession d’entrenoeuds très compressés (photo 146),photo_146_Entrenoeuds_compresses_G_ridleyi ainsi que des racines aériennes bien développées.

          Les turions, selon leur grosseur, et diverses autres raisons sans doute, peuvent présenter des couleurs différentes (photos 147 et 148),photo_147_Turion_de_Gigantochloa_ridleyiphoto_148_Autre_turion_de_Gigantochloa_ridleyi rappelant qu’il ne faut jamais se fier à l’aspect d’un unique turion dans une touffe de bambous.

          Sur ces turions, on peut observer l’absence d’oreillettes de gaine, mais par contre une étroite bande nue, brune, dépourvue de cils, sur l’apex de la gaine, de part et d’autre de la languette (photo 149).photo_149_Etroite_bande_nue_sur_l_apex_de_gaine_G_Ridleyi Une rangée de cils bruns orne les bords de la gaine, et ce sur toute sa longueur, se raréfiant dans les tout derniers centimètres (photo 150).photo_150_Cils_bruns_sur_les_bords_de_la_gaine_G_ridleyi

          Sur de jeunes chaumes on peut voir que les gaines sont vertes, mais recouvertes de poils noirs sur leurs côtés, alors que leur partie dorsale centrale supérieure en est exempte (photo 151).photo_151_Gaines_de_chaume_fraiches_G_ridleyi Dans une deuxième phase, las gaines de chaumes prennent une teinte orangée (photo 152),photo_152_Gaines_de_chaumes_orang_es_en_deuxi_me_phase avant de sécher (photo 153).photo_153_Gaines_de_chaume_seches_G_ridleyi A remarquer aussi que la plupart du temps la languette de gaine reste plaquée au chaume, ou simplement légèrement écartée de celui-ci (photo 154),photo_154_Languettes_plaqu_es_au_chaume_G_ridleyi sauf sur les gaines de la partie supérieure des jeunes chaumes, où là elle est horizontale. J’ai noté aussi de nombreuses gaines encore sur le chaume, sans leur languette, celle-ci étant déjà tombée.

          Au vu des photos prises, j’ai aussi remarqué en les grossissant, que le bord de la face interne des languettes de gaines de chaume est orné de cils blancs, dans sa partie basse (photos 155, 156 et 157).photo_155_Cils_blancs_depassant_de_la_languette_G_ridleyi

         photo_156__Cils_a_la_base_interne_de_la_languettephoto_157_Cils_visibles_le_long_de_la_languette Les branches se développent en perçant la gaine de chaume, un gros bourgeon apparaît, dont les secrétions semblent être appréciées par les fourmis (photo 158)

         photo_158__Bourgeon_crevant_la_gaine_de_chaume_G_ridleyi Les feuilles sont de belle taille, certaines atteignant les30 cm, pour une largeur assez conséquente entre 3 et5 cm(photo 159).photo_159_Feuilles_de_G_ridleyi L’ensemble du feuillage donne un bel aspect d’équilibre à cette espèce (photo 160).photo_160__Feuillage_de_G_ridleyi

 

          Alors que la pluie tropicale se mettait à tomber, je trouvai refuge dans un pavillon du jardin. L’éclaircie arrivant, un autre grand Gigantochloa m’attendait, m’offrant ses chaumes et ses turions après l’averse : G. scortechinii (photo 161).photo_161_Gigantochloa_scortechinii Les chaumes de cette espèce, originaire de Malaisie, peuvent atteindre20 m pour un diamètre de12 cm. Certains, dans leur partie inférieure, sont rayés discrètement et finement de jaune ou bien de verts différents (photo 162).photo_162_Rayures_discretes_sur_les_chaumes_de_G_scortechinii Les feuilles sont grandes, en moyenne entre 30 et40 cm, et larges de 2,5 à3,5 cm (photo 163).photo_163_Feuilles_de_G_scortechinii A remarquer que quelques petites branches naissent dans le bas des chaumes, porteuses de feuilles plus petites (photo 164).photo_164_Petites_feuilles_sur_petites_branches_a_la_base_des_chaumes

          Les turions sont d’une couleur brun clair orangée (photo 165),photo_165_Turion_de_G_scortechinii les gaines étant recouvertes de poils sombres. En y regardant de plus près, ces poils sont en majorité bruns foncés ou bruns clairs, allant moins fréquemment jusqu’au blanc photo 166).photo_166_Poils_de_gaines_de_chaumes_de_G_scortechinii A remarquer, sur la photo 165, les languettes des gaines de chaume, très longues dans la partie supérieure du turion, bien détachées et même retombantes (exceptées celles du bouquet de pointe).

           Dans un deuxième temps, et le turion grandissant, on peut voir que les gaines de chaume de sa partie inférieure sont vertes clair (photos 167 et 168).photo_167_Gaines_de_chaumes_vert_clair_de_G_scortechiniiphoto_168_Zoom_sur_gaine_de_chaume_G_scortechinii On peut aussi observer une légère pruine sur les nouveaux chaumes (photo 169).photo_169_Pruine_l_g_re_sur_nouveaux_chaumes_G_scortechinii

           Une des caractéristiques les plus marquante de ces gaines est la bande sombre garnissant leurs bords (photo 170),photo_170_Bords_sombres_des_gaines_de_chaume_G_scortechinii bien visible sur toutes les gaines. Sur le dos de la gaine apparaissent, plus ou moins visibles, d’autres bandes sombres, à peu près parallèles à celle de la bordure (photo 171).photo_171_Bandes_sombres_sur_les_gaines_des_turions_G_scortechinii Ces dernières bandes semblent être au nombre de 4, sans que je puisse l’affirmer à coup sûr, 2 de chaque côté. Certaines sont interrompues, d’autres plus ou moins diffuses sous les poils bruns, parfois même il n’y a que des taches sombres (photo 172).photo_172_Taches_sombres_ou_bandes_sur_les_gaines_des_turions_G_scortechinii___Copy Ces bandes sombres sont plus nettes sur les gaines des turions.

          Des oreillettes de gaines de chaumes sont présentes, de taille moyenne, asymétriques (l’une est plus érigée que l’autre), et ornées de quelques rares cils blancs (photo 173).photo_173_Oreillettes_de_gaines_de_chaume_G_scortechinii

          La ligule est fort intéressante, de largeur importante, brune, échancrée, et munie de longs cils blancs, le tout ressemblant à un peigne (photo 174).photo_174_Ligule_importante_en_forme_de_peigne_G_scortechinii___Copy On peut remarquer sur cette même photo les poils bruns et blancs présents et centrés sur la face interne de la languette de gaine de chaume, ainsi que les bords de cette languette, frangés de courts poils blancs.

          Je finis l’observation de cette espèce par 4 photos : turion (photo 175),photo_175_Turion_de_Gigantochloa_scortechinii zooms sur turion (photos 176 et 177,photo_176_Zoom_sur_turion_de_Gigantochloa_scortechiniiphoto_177_Zoom_sur_turion_et_fourmis_G_scortechinii ou l’on peut voir que les fourmis sont toujours présentes), et turion en fin de croissance (photo 178),photo_178_Grand_turion_de_G_scortechinii en espérant que si vous croisez un jour ce bambou, ces quelques lignes et photos vous mettront sur la piste pour l’identifier.

 

          Le bambou suivant me réserve une belle surprise. Je retrouve Neololeba atra (photo 179),photo_179_Neololeba_atraphoto_180_Entrenoeuds_tr_s_longs_de_Neololeba_atra une espèce originaire d’Iryan Jaya, de Papouasie Nouvelle Guinée et d’Australie, où j’ai pu y observer2 pieds il y a seulement une quinzaine de jours. Cette fois cependant je peux voir 2 ou 3 turions, contrairement aux plants de Sydney. Le changement de climat y est sans aucun doute pour quelque chose, bien qu’un des plants de Sydney soit conservé sous serre.

          Certains entrenoeuds atteignent une longueur exceptionnelle par rapport à leur diamètre et par rapport à la longueur des gaines de chaumes (photo 180).

          Les gaines de chaumes sont vert clair (photo 181),photo_181_Gaine_de_chaume_de_N_atra parsemées de poils blancs devenant plus denses dans la partie extrême inférieure. Ensuite ces gaines deviennent jaunes (photo 182),photo_182_Gaines_de_chaumes_deuxi_me_phase_coloration_N_atra avant de sécher. Elles sont caduques, bien que j’en remarque quelques unes restées en place. Elles possèdent de grandes et longues oreillettes encerclant en partie le chaume (photo 183),photo_183_Gaines_et_oreillettes_de_gaine_N_atra ornées de longs cils brun rouges à l’extrémité blanche (photo 184).photo_184__Cils_d_oreillettes_de_gaine_de_chaume_N_atra

          On peut aussi remarquer que ces gaines de chaume sont striées (photo 185).photo_185_Gaines_de_chaume_stri_es

          Les turions présentent un bouquet supérieur de languettes en forme de cornet à frites un peu étroit (photo 186),photo_186_Bout_du_turion_Neololeba_atra d’une couleur lie de vin, parsemés de poils blancs (photo 187).photo_187_Poils_blancs_sur_languette_N_atra J’admire le contraste avec les gaines vertes, ainsi que leur forme générale, inhabituelle à mes yeux  (photos 188 et 189).photo_188_Turion_de_Neololeba_atraphoto_189_Turion_de_N_atra

          Un autre détail est intéressant, c’est la forme des languettes de gaine de chaume, en goutte d’eau, leur base s’élargissant, puis devenant étroite dans un bel arrondi avant de joindre l’apex de la gaine (photo 190).photo_190_Languette_de_gaine_de_chaume_N_atra

          Le dessous des feuilles est vert glauque (photo 191),photo_191_Feuilles_de_Neololeba_atra et leur taille est importante puisqu’elles peuvent atteindre30 cmpour3,5 cmde large. Leur disposition forme un large éventail régulier.

 

          L’espèce suivante est tout simplement une merveille, c’est à lui que je me permets de donner la médaille d’or. Schizostachyum brachycladum est son nom (photo 192).photo_192_Schizostachyum_brachycladum Un mélange d’or (photo 193),photo_193_L_or_de_Schizostachyum_brachycladum de turions crème brûlée vernissés (photo 194),photo_194_Couleur_cr_me_brulee_verniss_e_turion_S_brachycladum et que dire de la transparence de certaines gaines de chaume, laissant voir, sous leurs bords, les lignes vertes présentes sur les entrenoeuds !!! ( photo 195).photo_195_Transparence_des_gaines_de_chaume_S_brachycladum Vous l’avez compris, à mes yeux, c’est LE bambou…

          Son aire de distribution est vaste, Chine (Taïwan), Malaisie, Indonésie, Philippines, et Singapour (en culture). Ses chaumes (photo 196)photo_196_Chaumes_de_Schizostachyum_brachycladum peuvent atteindre une hauteur de 15m pour un diamètre de10 cm, et plusieurs colorations sont possibles : vert, jaune, jaune strié de vert, cette dernière coloration étant le cas des pieds du Jardin Botanique de Singapour (photo 197).photo_197_Chaumes_jaunes_stri_s_de_vert_S_brachycladum Son feuillage a un aspect étagé (photo 198),photo_198_Feuillage_etage_de_S_brachycladum les branches étant de longueur moyennes mais surtout très rigides et peu retombantes sous le poids des feuilles. Cependant j’ai vu d’autres touffes plus échevelées, au feuillage moins fourni et régulier, l’exposition solaire plus ou moins importante en est peut-être la cause (photo 199),photo_199_Feuillage_echevel__de_S_brachycladum mais il y a peut-être une autre explication : ce bambou fleurirait continuellement ou très fréquemment, mais en partie seulement, certaines branches étant en floraison et pas d’autres. Ces branches en floraison perdent leurs feuilles, d’ou peut-être l’aspect un peu décharné que j’ai pu observer sur certains pieds par rapport à d’autres. Les branches de cette espèce poussent seulement à partir de la moitié du chaume, rendant leur observation difficile. Le feuillage que j’ai pu voir au pied des chaumes semble provenir de rejets de chaumes coupés, et je n’ai remarqué à ce niveau aucun signe de floraison.

          Un détail concernant les gaines de chaume attire mon attention : celles-ci sont munies d’oreillettes, de taille moyenne mais très nettes (photo 200).photo_200_Oreillette_de_gaine_de_chaume_S_brachycladum Toutes les descriptions concernant cette espèce mentionnent bien la présence d’oreillettes, mais une autre précise que dans ce cas il s’agit de S.brachycladum var.auriculatum, laissant supposer que l’espèce type n’en possède pas. Petit mystère à éclaircir, merci à tous ceux qui auraient des précisions supplémentaires à ce sujet.

          Les gaines de chaume sont recouvertes de poils bruns clair à brun foncé, tirant sur le roux, sur toute leur partie dorsale, excepté sur les côtés où elles deviennent glabres (photos 201, 202 et 203),photo_201_Gaine_de_chaume_Schizostachyum_brachycladumphoto_202_Dos_de_gaine_de_chaume_S_brachycladumphoto_203_Poils_de_gaine_tirant_sur_le_roux_S_brachycladum découvrant une teinte gris clair un peu verdâtre, avec en plus des nuances de beige.

          De petits cils blancs peuvent être observés sur le pourtour supérieur de la gaine de chaume (photo 204)photo_204_Petits_cils_blancs_pourtour_partie_sup_rieure_de_gaine_S_brachycladum devenant bruns clair à brun foncé ensuite (photo 205),photo_205_Cils_bruns_sur_pourtour_inf_rieur_de_la_gaine_S_brachycladum_ et présents jusqu’en bas de la gaine.

          A noter que certaines gaines de chaume semblent être presque totalement couvertes de poils en partie extérieure (photo 206),photo_206_Variante_de_gaine_de_chaume_S_brachycladum alors que d’autres, plus particulièrement sur des chaumes de faible diamètre, sont presque glabres ou couvertes en partie de poils blancs ou bruns clair très parsemés, laissant apparaître de superbes stries vertes (photo 207).photo_207__Autre_variante_de_gaine_de_chaume_de_S_brachycladum

          Comme indiqué précédemment, les gaines de chaume sont munies de belles oreillettes très distinctes et de taille moyenne, ornées de longs cils blancs (photo 208).photo_208_Oreiilettes_et_languettes_de_gaine_de_chaume_S_brachycladum

          Les languettes de gaine de chaumes sont striées (photo 209).photo_209_Languettes_stri_es__oreillettes_avec_cils_blancs_S_brachycladum Leur couleur va du jaune au brun clair ou brun foncé, le tout comme recouvert d’une couche de vernis, donnant un aspect caramélisé à l’ensemble (photo 210).photo_210_Languettes_de_gaines_de_chaume_S_brachycladum Elles restent collées au chaume, même quand le turion atteint une bonne hauteur. Cependant, sur un turion (photo 211),photo_211_turion_de_schizostachyum_brachycladum j’ai remarqué qu’elles se sont détachées (photo 212),photo_212_Languettes_de_gaine_tombees_ou_arrach_es_S_brachycladum à moins qu’un évènement extérieur en soit la cause , ce turion étant à la hauteur idéale pour un enfant par exemple :), je m’abstiendrai donc de toute interprétation sur ce cas. Sur certains chaumes les gaines de la partie extrême inférieure semblent vouloir persister, mais ce n’est pas une généralité et ne semble pas la règle.

          Sur un autre turion je remarque une gaine affichant des couleurs différentes, la languette étant verte (photo 213).photo_213_Autres_couleurs_de_gaine_et_de_languette_S_brachycladum

          Je terminerai de vous parler de ce bambou par les turions (photo 214).photo_214_Jeune_turion_de_S_brachycladum A remarquer la teinte sombre au bas de la languette de gaine, de même couleur que les oreillettes de gaine (photo 215).photo_215_Bas_de_languette_et_oreillettes_brun_fonce_S_brachycladum Une photo d’un turion un peu plus âgé, d’une taille autour des 2.20m (photo 216),photo_216_Turion_plus_age_de_S_brachycladum et une autre d’un zoom sur sa partie supérieure (photo 217),photo_217_Zoom_sur_partie_sup_rieure_du_turion_S_brachycladum clôtureront le chapitre sur cette superbe espèce , qui reste assez aisément identifiable grâce à ses turions aux languettes de gaine vernies.

 

          Le bambou suivant fait partie du même genre, il s’agit de Schizostachyum jaculans (photo 218).photo_218_Schizostachyum_jaculans On le trouve en Thaïlande, en Malaisie, en Chine, et en culture à Singapour. Pouvant atteindre 6 à7 m pour un diamètre avoisinant 3,5cm, cette espèce est dotée de belles feuilles d’environ20 cm de long pour 3 à4 cm de large (photo 219).photo_219_Feuillage_de_Schizostachyum_jaculans

          Les chaumes sont verts, les entrenoeuds très longs pouvant atteindre 90 cm(photo 220)photo_220_Chaumes_aux_entrenoeuds_longs_de_S_jaculans servent entre autres à confectionner des sarbacanes, et un anneau de pruine est visible sous le nœud. Des poils bruns clair à blancs, assez fournis, recouvrent les entrenoeuds des nouveaux chaumes, sur toute leur longueur, mais pas tout autour, ce qui est assez curieux (photo 221 et 222).photo_221_Poils_sur_entrenoeud_S_jaculansphoto_222_Zoom_sur_les_poils_des_entrenoeuds_de_S_jaculans

          Les gaines de chaume sont couvertes, d’une manière que l’on pourrait qualifiée de‘parsemée/dense’, de poils brun clair (photo 223).photo_223_Gaines_de_chaume_de_Schizostachyum_jaculans Leur apex ne semble pas porter d’oreillettes, mais par contre est garni de très longs cils blancs (photo 224),photo_224_Tres_longs_cils_blancs_sur_l_apex_de_la_gaine_S_jaculans me rappelant le Schizostachyum de l’île de Wallis, chez qui cependant les cils étaient moins longs et le haut de la gaine de chaume d’une forme un peu différente, plus accentuée en forme d’arc à double courbure (voir article 7) 

          Les languettes de gaine de chaume sont très fines et d’une longueur très importante, comme on peut le voir sur les photos 220 et 223.

          A noter que, d’après Soejatmi Dransfield, botaniste spécialiste, entre autres, des bambous Malaisiens et Indonésiens, peu de différences existent entre cette espèce et Schizostachyum lima, ce qui nécessiterait une étude plus approfondie afin de déterminer s’il s’agit bien de deux espèces différentes.

 

          Une autre espèce de Schizostachyum, visible dans le jardin, est justement Schizostachyum lima (photo 225).photo_225_Schizostachyum_lima Le sens étymologique de ‘lima’ vient du latin et signifie ‘outil servant à dégrossir, couper, polir des métaux’. En l’occurrence, ce bambou doit être utilisé pour couper, vu le tranchant des éclats de ses chaumes, tout comme l’espèce de l’île de Wallis, un Schizostachyum également, dont les éclats de chaume servent à couper les viscères des cochons (voir article 1).

          Cette espèce est répandue aux Philippines, en Malaisie, en Indonésie, en Papouasie Nouvelle Guinéee, ainsi qu’aux îles Salomon. Ses chaumes peuvent atteindre une hauteur de 7 à10 mpour un diamètre de3 cm, avec des entrenoeuds de 30 à100 cmde long, parfois plus.

          Les feuilles sont assez grandes, de 19 à22 cm, pour une largeur de3,5 cm.

          L’une des différences avec Schizostachyum jaculans serait que S lima possède des gaines de chaume dont la partie médiane est encastrée à son sommet (photo 226).photo_226_Gaine_de_chaume_de_Schizostachyum_lima Je n’ai malheureusement pas pris de très bonnes photos de ces deux espèces pour pouvoir faire des comparaisons précises. On peut noter que S. lima a des gaines parsemées de poils blancs ou brun clairs (photo 227),photo_227_Poils_blancs_ou_brun_clair_sur_gaine_de_chaume_de_S_lima que de longs cils blancs sont visibles au sommet de la gaine de chaume (photo 228),photo_228_Cils_blancs_au_sommet_de_la_gaine_de_chaume_de_S_lima et que la languette de gaine de chaume, longue et fine, se rétrécie fortement à sa liaison avec la gaine (photo 229).photo_229_Liaison_tr_s__troite_entre_la_languette_et_la_gaine_de_chaume_S_lima

          J’espère un jour avoir l’occasion de pouvoir comparer les turions de ces deux Schizostachyum.

 

          Le feuillage très fin et léger de l’espèce suivante appartient à Thyrsostachys siamensis (photo 230 et 231).photo_230_Thyrsostachys_siamensisphoto_231_Feuilles_fines_de_Thyrsostachys_siamensis C’est une espèce à planter absolument en solitaire pour la mettre en valeur, sinon les hauts de ses chaumes, ayant tendance à se pencher (photo 232),photo_232_Chaumes_penches_de_T_siamensis vont se perdre dans les feuillages d’autres bambous et donnent un fouillis de feuilles petites et grandes selon les espèces voisines.

          La taille des feuilles varie de 7 à14 cm, pour des largeurs de0,5 cmà0,8 cm, ce qui donne une feuille plutôt petite, mais surtout extrêmement fine (photo 233).photo_233_Feuilles_de_Thyrsostachys_siamensis

          Les gaines de chaume sont persistantes, et pratiquement aussi longues que les entrenoeuds dans la partie inférieure des chaumes (photo 234).photo_234_Gaines_de_chaumes_persistantes_de_T_siamensis

          Pour d’autres détails sur cette espèce, voir l’article 9 ‘Les bambous de Jardin Botanique Royal de Sydney’.

 

          Quittant le Jardin Botanique, j’ai rencontré au zoo de Singapour un bambou très répandu, Bambusa vulgaris cv.striata (photo 235).photo_235_Bambusa_vulgaris_cv_striata J’ai déjà parlé de cette espèce dans plusieurs articles (1, 2 et 9) pour l’avoir rencontrée sur l’île de Wallis, puis en Nouvelle Calédonie, et également à Sydney, mais ce qui m’a étonné sur cette touffe, c’est l’importance de sa taille (photo 236).photo_236_Specimen_de_forte_taille_de_B_vulgaris_cv_striata

          Tout comme Bambusa vulgaris (le type) rencontré sur l’île de Futuna, des racines aériennes nombreuses garnissent les nœuds de la base des chaumes, cette caractéristique étant accentuée en milieu tropical très humide, comme c’est le cas ici (photo 237).photo_237_Racines_aeriennes_aux_noeuds_de_base_B_vulgaris_cv_striata

          J’ai eu la chance de voir quelques turions (photos 238 à 242),photo_238_Turion_de_B_vulgaris_cv_striataphoto_239_Jeune_turion_de_B_vulgaris_cv_striataphoto_240_Extremite_de_turion_de_B_vulgaris_cv_striataphoto_241_Grandes_languettes_sur_turion_de_B_vulgaris_cv_striataphoto_242_Partie_superieure_de_turion_B_vulgaris_cv_striata et l’observation des gaines de chaume (photos 243 à 245),photo_243_Gaine_de_chaume_B_vulgaris_cv_striataphoto_244_Cote_de_gaine_de_chaume_B_vulgaris_cv_striataphoto_245_Languette_de_gaine_dressee_B_vulgaris_cv_striata de leurs oreillettes (photo 246),photo_246_Oreillettes_de_gaine_de_chaume_B_vulgaris_cv_striata ainsi que du feuillage (photo 247)photo_247_Feuilles_de_B_vulgaris_cv_striata ne me laisse pas de doute sur l’identification, bien qu’au premier abord sa taille exceptionnelle m’ait fait douter.

          Pour plus de détails sur ce bambou, voir articles 1, 2 et 9.

 

          Ces quelques descriptions et détails sur les bambous de Singapour se terminent, et , avant de gagner le Jardin des Orchidées, où j’ai d’ailleurs rencontré un superbe spécimen de palmier du genre Johannesteijsmannia, mais cette fois ci portant des grappes de fruits (photo 248),photo_248_Palmier_du_genre_Johannesteijsmannia je vous propose quelques clichés, et quelques idées au cas où, sur Singapour J.

 

          SINGAPOUR

 

           Une belle ballade à faire en bateau (photo 249),photo_249_Ballade_en_bateau descendre (et pourquoi pas remonter…) la ‘Rivière Singapour’ qui traverse la ville. A ne pas manquer bien sûr, Chinatown, où l’on peut se mettre à l’abri des averses tropicales, pour déguster des petites brochettes et autres mets délicieux (photo 250 et 251).photo_250_L_entree_de_Chinatownphoto_251_Averse_tropicale_a_Chinatown Je vous conseille une visite au musée ‘Chinatown Heritage Centre’(photo 252),photo_252_Chinatown_Heritage_Centre un lieu rempli d’un passé poignant, de témoignages de toute une époque sur la dureté de la vie, avec des pièces, des ateliers et des scènes reconstituées, des documents, des photos, le tout sur plusieurs étages.

          Dans le quartier arabe, rajoutez à votre album photo la ‘Malabar Muslim Jama-Ath Mosque’(photo 253),photo_253_La_Malabar_Muslim_Jama_Ath_Mosque toute bleue avec ses dômes étincelants et son toit rouge brique, puis à un angle de la Victoria Street vous apercevrez les dômes dorés de la ‘Sultan Mosque’(photo 254)photo_254_Les_domes_de_la_Sultan_Mosque qui se trouve dans Arab Street.

          Dans le même quartier, une halte reposante au ‘Blu Jaz Café’ (photo 255)photo_255_Le_Blu_Jaz_Cafe permet de se refaire des forces (ils ont même de la Guiness J)

          Au fil des rues et des quartiers, on découvre souvent de magnifiques façades (photo 256 et 257).photo_256_Fa_ades_au_fil_des_ruesphoto_257_Architectures

          Et surtout, au terme d’une journée, faites vous conduire en taxi (photo 258-pas chers, très bien tenus, souvent ornés de belles peintures publicitaires et omniprésents dans toute la ville),photo_258_Taxi_singapourien au grand centre de Wisma Atria (au 435 de la rue ‘Orchard Road’), où il y a les meilleures glaces Haagen-Dazs du monde (rien à voir avec la même marque en France) que vous pourrez déguster sur les petites tables du magasin, accueil souriant garanti ! Dans le même centre (photo 259),photo_259_Le_grand_centre__Wisma_Atria_ un étage est entièrement consacré aux petites boutiques de restaurants, de l’Indien en passant par toutes les Asies, extrêmement bon, frais, et bon marché.

          Pour en savoir plus, voir en fin d’article la bibliographie, un excellent tout petit livre.

 

          LE JARDIN NATIONAL D’ORCHIDEES

 

          N’ayant qu’une connaissance très limitée en orchidées, je me contenterai de présenter, pour les amateurs et passionnés, des photos de ces dernières, ainsi que quelques vues du jardin, qui se trouve à l’intérieur du Jardin Botanique de Singapour (photos 260 à 287). C’est un lieu magnifique, occupant une surface très importante.

          Si certains spécialistes arrivent un mettre un nom sur mes photos (numérotées), j’en tiendrai compte avec le plus grand plaisir, merci d’avance.photo_260_Orchidee_1photo_261_Orchidee_2photo_262_Orchidee_3photo_263_Orchidee_4photo_264_Orchidee_5photo_265_Orchidee_6photo_266_Orchidee_7photo_267_Orchidee_8photo_268_Orchidee_9photo_269_Orchidee_10photo_270_Orchidee_11photo_271_Orchidee_12photo_272_Orchidee_13photo_273_Orchidee_14photo_274_Orchidee_15photo_275_Orchidee_16photo_276_Orchidee_17photo_277_Orchidee_18photo_278_Orchidee_19photo_279_Orchidee_20photo_280_Dendrobium_Memoria_Princess_Dianaphoto_281_Orchidee_22photo_282_Orchidee_23photo_283_Orchidee_24photo_284_Orchidee_25photo_285_Orchidee_26photo_286_Orchidee_27photo_287_Orchidee_28

 

          C’est en franchissant un rideau de plantes retombantes, ressemblant à des racines aériennes, que prend fin cette ballade au Jardin Botanique (photo 288).photo_288__Fin_de_la_visi

 

          Remerciements

 

          Merci à toute ma petite famille de Singapour, pour leur accueil sympa, leurs conseils pour les bonnes adresses de la ville (de l’île), et pour avoir assuré la logistique J

 

         

 

 

 Synonymes (les plus courants) des espèces citées

 1-      Bambusa bambos = Bambusa spinosa = Bambusa arundinacea var.spinosa = Bambusa arundinacea var.gigantea = Bambusa maxima = Bambusa blumeana (confondue).

2-      Bambusa blumeana = Bambusa stenostachya = Bambusa spinosa

3-      Bambusa lako = Gigantochloa sp.Timor Black

4-      Bambusa laxa = aucun synonyme

5-      Bambusa longispiculata = Bambusa thouarsii

6-      Bambusa textilis = aucun synonyme

7-      Bambusa textilis var.gracilis = aucun synonyme

8-      Bambusa tulda = Bambusa lixin = Bambusa trigyna = Dendrocalamus tulda

9-      Bambusa vulgaris cv.Wamin = Bambusa wamin = Bambusa vulgaris f. Waminii

10-  Cephalostachyum pergracile = Oxytenanthera aliena = Schizostachyum pergracile

11-  Dendrocalamus brandisii = Bambusa brandisii = Sinocalamus brandisii

12-  Gigantochloa apus = Bambusa apus = Oxytenanthera apus = Gigantochloa kurzii

13-  Gigantochloa atroviolacea = Gigantochloa atter var.nigra

14-  Gigantochloa ridleyi = Gigantochloa maxima var.ridleyi

15-  Gigantochloa scortechinii = aucun synonyme

16-  Neololeba atra = Bambusa forbesii = Gigantochloa novaguineensis

17-  Schizostachyum brachycladum = Melocanna brachyclada = Arundo cratium

18-  Schizostachyum jaculans = aucun synonyme

19-  Schizostachyum lima = Schizostachyum hallieri = Arundarbor lima

20-  Thyrsostachys siamensis = Bambusa regia = Arundarbor regia = Arundinaria siamensis

21-  Bambusa vulgaris cv.Striata = Bambusa vulgaris cv. Vittata

 

Bibliographie

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- Bambous en France – J.P.Demoly – 1996.-

- Bamboos of India, a compendium - K.K.Seethalakshmi and M.S.Muktesh Kumar – 1998.

- A Compendium of Chinese Bamboo – China Forestry Publishing House- 1994-

- Bamboos ofChina–Wang Dajun and Shen Shao-Jin- 1987.

- Bamboos of the ChitouForestRecreation Area – The Experimental Forest, College of  

                                                               Agriculture, National Taiwan University – 1980

- Bamboos of Nepal– Chris Stapleton – 1994.

- Bamboos of Bhutan– Chris Stapleton- 1994.

- The Morphology, Anatomy, Biology and Classification of Peninsular Malaysian Bamboos

   K;M;Wong – 1995.

- Bamboo for Gardens – Ted Jordan Meredith – 2001.

- Bamboo World – Victor Cusack (photographs by Deirdre Stewart) – 1999.

- Les Bambusees – E.G.Camus – 1913. (Réédition de 1979).

- The Bamboos of Sabah– Soejatmi Dransfield – 1992.

- Grasses, Bamboos and Related Plants in Australia – Nick Romanowski – 1993

- Singapour – Citiz –‘Toute la ville en poche- Lonely Planet- édition en français.

 

     Photos : Rékia et Robert Kernin        Date de l’article : Septembre 2011

  

                                     THE BAMBOO'S BOTANICAL GARDEN OF SINGAPORE


                                                         by Robert Kernin

Notes:
- The names of bamboo respect their name mentioned in the Botanical Garden.
- The list of bamboos cited is available at the end of the article, with their most common
synonyms

          Singapore! The LionCity, Singa Pura in Malay.
          Great city with incredible buildings (photo 2), densely populated, yet garden city to me, the great avenues of towering trees that cling epiphytic ferns, in a tropical/equatorial climate, very humid , giving the impression to move in a greenhouse in the open.
           Protective symbol of the city and the island, sea creature with the head of a lion, the Merlion is omnipresent (Photo 3).
           Economy of movement to try to avoid sweat, in September 2010, I head to the Botanical Garden (Photo 4), which was established in 1860.
           Of all those I've seen so far is the most luxuriant : palm trees, as Cyrtostachys renda with the red stipe (photo 5), or the genus Johannesteijsmannia, with its beautiful leaves (photos 6 and 7), trees of all genus as the giant Ceiba pentendra (photos 8 and 9) or Podocarpus neriifolius (photos 10 and 11), countless flowers, all on 52 hectares, with several gardens, ranging from the National Orchid Garden (photo 12) with 60 000 plants (sixty miles !!!), his collection of species of ginger (photo 13), place reserved for concerts (free the first Sunday of each month) provided by the Shaw Foundation Symphony Stage, building and stage surrounded by water , carved  roof, leaf-shaped giant (photo 14 and 15), an area of 4 hectares of 'Singaporean Jungle' and, best of all, a magnificent collection of bamboos (photo 16)
           Small animal friendly as we meet several times, the squirrel runs along the rooftops, trees, and runs on the lawn (photo 17).

           On bamboo, I have observed and photographed 20 species, with some of them the chance to see the shoots.
           Outside the Botanical Gardens, I met at the Singapore Zoo another species, since it is very common Bambusa vulgaris cv.Striata, but unusual size, I also say a few words with some photos, finally.
           
           Bambusa Bambos impresses with its wall of thorny branches (photo 18). From the south and southeast Asia, it can reach 35 m and a diameter of 25 cm.
           There are a variety of this species, B.bambos var.gigantea whose shoots are very distinct from the type species (bibliography "Bamboos of India compendium." Note that this variety is also noted as a synonym of the type of other descriptions. Photos of shoots compared to the type variety gigantea would be welcome
           I have the chance to see a shoot, although it seems to me that either aborted because the top looks dry! However, I can see its shape (photos 19, 20 and 21). Culms sometimes have distorted shapes (photo 22).
           The branches of this species are special. They are present on each node, from the base of the culm. The dominant branch grows in first, through the sheath culm, it fell shortly after (photo 23). On the bottom of culm, a single side branch then grows, sometimes two, while on the top of the culm two lateral branches are the rule. The branches of the lower part are mostly arch, pointing down. At the top only a few are leafy. The first main branches are formidable, pointed sharp and very stiff consistency and hard (photo 24). At their nodes grow more branches, like thorns (photo 25).
           The internodes are relatively short (photo 26) and sometimes slightly swollen at the base of culm. The lower ones are sometimes trimmed short aerial roots. The leaves ( left corner picture 18) vary in size (10 to 30 cm), but rather thin (1.5 to 4 cm);

           The second species I discovered is Bambusa blumeana, sometimes confused with the previous species Bambusa Bambos, due to its thorny branches and culms can take sometimes tortuous forms (photo 27).
           There the similarity ends, the internodes are much longer and covered with bloom for new culms (photo 28), and not at all swollen at their base.
           The branches are also present at the first node of the base, are less formidable by their rigidity and relative size compared to the culm. I found the presence of a dominant branch, surrounded by two side and then two other smaller side, the latter having the distinction of making a U-turn and turn to the opposite side of the bud birth (photo 29) the term 'embrace of the culm' is perfectly adapted in this case. Sometimes a third small side branch is present (photo 30), pointing in the same direction as the dominant branch. About these small side branches, I did not quite accurate observations as to whether they originate in culm, or at the base of the large lateral branches.
           The disposition of certain supplements of branches can also differentiate  B.blumeana of B.bambos. Based on the culm grows a branch, dominant or not. On this branch will be born throughout, secondary branches. On these secondary branches will rise to tertiary branches which, in the case of B.bambos, will be limited to the basis of secondary branches, while for B.blumeana they will grow throughout the secondary branches.
           Culm sheaths are deciduous, and fall before the growth of the dominant branch. Note the presence of culm sheath auricle, small, elongated and equipped with white oral setae (photo 31). These sheaths are a beautiful orange color uniform (photo 32).
           This species can reach a height of 8-20 m, for diameters of 5 to 15 cm.
           Its area of origin is Indonesia, but it is distributed in China, Malaysia, Philippines, Thailand, Vietnam, and also in Japan.

Note: these two species are sometimes confused, one in synonymy with the name of the other and vice versa, which complicates things. Refer to the index synonymous end of the article
           
           The following is bamboo Bambusa lako. Having already spoken in a previous article 'The bamboos of the Royal Botanical Gardens of Sydney' to refer to more complete information (see Gigantochloa 'Timor Black').
           However I have seen on the plant in Singapore (very young) (photo 33), the presence of green stripes, this rare on that species but the most beautiful effect on some culms (photos 34 and 35).
           Culm sheath (photo 36) have auricle with oral setae (photo 37)

           A beautiful bamboo clump announced next bamboo, Bambusa laxa (photo 38), a species native to Malaysia, with an average size of 5 to 6m, for diameters of 2 to 4 cm stubble. My pen stuck between two culms gives an idea of their diameter (photo 39), so I have before me a clump ‘adult'. Its culms are yellow faded even more pronounced according to their exposure to the sun, while the new ones are light green with a slight bloom appearing on the site of the sheath when it is about to fall ( Photo 40). On this same picture 40, we can see the great length of internodes.
           The leaves are rather small, long and thin (photo 41), the general appearance of the foliage gives a balanced and harmonious aspect.
           At nodes grows a dominant branch and numerous much smaller side (photo 42) which I could see the buds (photo 43).
           The sheath blade remains upright, tightly bonded to the culm (photo 44). Presence of large and elongated auricle adorned with white hairs (photo 45).
           The upper node is not prominent, and the scar of sheath is very clear (photo 46). I noticed by viewing the photos that appear striated internodes, but it is an assumption that needs to be checked (photo 47).

          Continuing my journey, I discovered a happy little wonder also encountered in the Sydney Royal Botanical Gardens: Bambusa longispiculata. This exemplar allows me to see, more precisely, the culm sheaths (photo 48) and the births of branches (photo 49). These branches grow sometimes before the culm sheath falling, perhaps especially in the lower part of the culm, while some sheats fall before the release of the branches, or due to the release branches, pushed by the latter ( Photo 50).
           The culm sheath auricles are large, very elongated joining the base of the sheath blade, and ciliate (photo 51).
           The sheath blade has a very particular form front view, from a point fine enough, and about one-third of its length, widening abruptly near 90 degrees (photo 52) to finish wide of the sheath. Viewed from the side, edges of its broad bottom forming volutes (photo 53).
           Culms does not grow very straight and foliage from all over the place, giving the whole a rather messy looking (photos 54 and 55).
           For more information on this species, thank you to consult the previous article: 'The bamboos of the Royal Botanical Gardens of Sydney'.

           Bambusa textilis will be here next. Native to China, it can reach a height of 6 to 12m, with a diameter of 3 to 6cm (photo 56).
           Checking the description of this species, I issue a doubt as to his identification. I have not seen a bloom on new culms (photo 57), or hair that would normally be dense on the internodes of young culms, the culm sheath auricles seem excessive (photo 58), culm sheath have brown hairs over their entire surface, and denser at the top of the sheath (photo 59), many contradictory details. This would correspond better Bambusa pachinensis var.hirsutissima, which is just as synonymous with Bambusa textilis var.fusca. I stand for now the name stated in the Botanical Garden.
           The culms are green clear (photo 60) and some of the internodes not very straight at the bottom (photo 61)
           Shoots (photo 62) show a yellow jacket faded green, thickly sheaths brown hair (photo 63), and culm sheath auricles of a pronounced green color and adorned with white hairs, in contrast to the sheath itself 64).

          Bamboo following is Bambusa textilis var.gracilis (photo 65-tufted center), which corresponds to the descriptions The characteristic with the type species is that it reaches a smaller size (between 3 and 5m), and its internodes are glabrous or slightly sprinkled with stiff hairs.
          The internodes are very long (photo 66). The culm sheaths are covered with thatched brown hair, mid-dense, over their entire surface while more rare in lower center (photo 67), and are equipped with auricle and oral setae very visible (photo 68).
          Originally from China, as the type species.

          Then i turned to Bambusa tulda (photo 69), unfortunately this is not the time for its shoots, which look great on some photos I had the opportunity to see.
          The bloom covering young culms gives them a bluish color (photo 70), then they display their green color and then pass a dull and grayish. I was surprised to find a gecko on one of culms, by viewing my photos because I .had not spotted during the shooting (photo 71)
           Culm sheats (photo 72) are provided with a wide sheath blade-(photo 73) and large auricle (photo 74). Note that the two auricles are different forms, one being more elongated. Presence of oral setae very provided.
           The bud is equipped with tiny hairs at the top (Photo 75) and there (photo 76) a dominant branch dormant, surrounded by two large and two small side branches already exits. But sometimes it is the dominant branch that grows in the first, piercing the culm sheath not yet fallen.
           A characteristic of this bamboo are its nodes radical (photo 77), and this on nodes located at a significant height (I saw the 12th node and there probably did above), but in the lower stubble. This ring of small aerial roots (photo 78) is, again, away from the knot, well above, while on other species with this feature it is usually very close to the node. This can help to identify this species in the first place.
           The range of this species is large, Bhutan, Nepal, Thailand, India, China, Bangladesh and Burma.

           The following specie is a bamboo with swollen culms, Bambusa vulgaris cv.Wamin (photo 79), which I have already made a little comment in the article 'The bamboos of the Royal Botanical Gardens of Sydney'. I added some pictures today, including a curious where you can see the regularity of branch angle from the culm, appearing the same on all culms (photo 80), and the presence of a strong dominant branch. (photo 81).
           If the color of new culms is deep green and glossy, then it becomes dull gray green (Photo 82). On some dominant branches, you can see aerial roots at the base (photo 83).

           The bamboo that follows is one of those most extraordinary that I had the opportunity to see, although there will be two more (to me!) among those that I have to tell in this article. Whether to give medals to bamboo Botanical Garden, it would have the bronze: it Cephalostachyum pergracile (photos 84 and 85), with its beautiful young culms and especially of its culm sheats (photo 86 and 87).
          The culm sheat blades are large at the base (photos 88 and 89). The auricles are very elongated and equipped with long hairs white (photo 90 and 91). Note the brown down which covers their inner face (Photo 92).
           The branches all grow at the same time, piercing the culm sheath (photo 93). There is a dominant, slightly larger than certain side, but also small side (photo 94). At a later stage, bypassing some of the culm and branches pointing backwards from their point of birth, embracing the culm (photo 95). It may be noted, at a node, the dominant branch develops over the large lateral branches, followed by smaller side branches on the lower level (photo 96). Sometimes the dominant branch is significantly larger than the side (photo 97).
           The branches also grow at the bottom of culm, wearing a beautiful foliage (photo 98), the leaves are long, thin, very regular in form and compositions, and a beautiful light green with hints of blue in the sun (Photo 99).
           Found this bamboo in India, Bangladesh, Burma where it is widespread, in Thailand and China.

           The silver medal is a natural fit to a new species whose culms are reflections precisely silver. This is Dendrocalamus brandisii (photo 100). Widespread in India, China, Thailand, Vietnam, Laos and Burma, is a giant species of up to 30m high and 20cm diameters.
          Me closer to the tuft, I admit that I was not impressed positive by culms, I even asked if they were not dry (photo 101). And then I came across a new culm, shimmering silver-gray (photo 102), what a discovery! In addition, this color is given by a thick down covering the entire internode (photos 103 and 104), which reminds me of Phyllostachys edulis, but here the down is much stronger, thicker, made of white hair silky, flattened against the culm, and sometimes forming loops.
           Upon reflection, I ask myself the question of whether another player that could form the hair down. A kind of moss or lichen, mingling with the hair and finding support for their development? A recent visit in a park in France, in Nice, I discovered a tropical bamboo, kept under green house, the bottom of the culm has similarities. So to do a check on Dendrocalamus, a further detail.
          Small short aerial roots are visible at some nodes (photo 105), forming a ring around regular (photo 106). Zoom can see long white hairs under the node and just below the sheath scar (you can see strips of culm sheath), and a thick white down from the aerial roots (photo 107).
           I have found only sheath too old for good comments, but I put two pictures, on one of them we can note the presence of cilia at the top of the culm sheath without to clarify if there are auricles or not (photos 108 and 109).
           On branches, presence of a large dormant bud in the first instance, while many side branches, large and small, have already advanced (photo 110). A few small leaves are beginning to appear on secondary branches (photo 111). Then the dominant branch in turn pushes (photo 112). On culm older, we note that some of the only remaining big dominant branch at each node, while in others there are only small branches (photo 113), implying that large buds must remain dormant throughout their lives, against the side branches in two ways: either they are out, then are dried, some remaining in place and others falling, or they did not come out.
           The new branches, with their crown of long white hairs at the node, are very characteristic (photo 114).
           The leaves are large, between 20 and 30 cm, for widths from 2.5 cm to 5 cm (photo 115).

           The following species, Gigantochloa apus (photo 116), I will explore the bottom of its culms striped with white (photo 117) as well as very pale yellow, sometimes blushing under the sun (photo 118), just how Himalayacalamus falconeri cv.damarapa, but with a diameter up to 13cm, for heights between 8 and 22 m.
           Culm sheats are covered with brown hair (photo 119), and their edges trimmed entirely brown lashes dense (photo 120). The culm sheat blade, on its inner face, is topped with a tuft of brown hairs, dense, well-centered (photo 121). The culm sheath blade does not stay stuck to the culm, but becomes horizontal or drooping (photo 122). I found no fresh culm sheath for accurate observation in the auricles, which are described as very small. You can see in this picture 121 a thin strip from the base of the sheat blade and toward the auricles, but without distinguishing them.
           The ligule of culm sheath is well developed and equipped with long white hairs (photos 123 and 124).
           The dominant branch seems to grow first, by piercing the culm sheath (photo 125).
           I only have a picture of a shoot had dried (photo 126), not enough to make good .observations, but lack of a better, a zoom can see some details (photo 127).
           This species is native to India and was introduced long ago in Java in Indonesia. It is also found in Burma and Thailand. It will remain for me the symbol of a very good meeting in the presence of a great green snake (photo 128) on one of his culm. On the extraordinary length he can reach 1.70 m, compared to its diameter. Ahaetulla prasina (photo 129) is common it seems in gardens and parks of Singapore.
           Harmless to humans, the snake vine stands in wait in the green leaves, well camouflaged by its coloration (photo 130), and feeds on lizards and grasshoppers among others. For fans, here are two zooms on this magnificent snake (photos 131 and 132).

          Another species of Gigantochloa comes next. This is G. atroviolacea, from Indonesia, up to 12m high with a diameter of 8cm. I have already met this specie, but I have before me an older plant, which can be seen almost black culms older (photo 133), but they are not as black as those of the famous Gigantochloa sp.Timor Black I mentioned in the article on the Royal Botanical Gardens in Sydney.
           The black color of culms that I have before me is attenuated and tarnished by mosses and other organizations that cover them (photo 134), and a little more visible in its upper part. It is often the case with tropical bamboos in their original environment, the climate is also conducive to mold growth. The ideal is to fall on culm not too old nor too young, because at the start color is green. ! Two new culms have internodes, the lower part, striated from very pale yellow verging on cream (135 pictures and 136).
           At the nodes, we can observe aerial roots at the top, and a ring of white bloom on either side, that is under the node is often greater. Hair brown dot the internode, becoming provided under the node, and take a white color by mixing with the bloom (photo 137). On this same picture we can see the brown hairs covering the culm sheath, the latter being equipped with small auricle (photo 138).
           On one shoot I've seen, we notice the green culm sheath blade, while the shoot observed in Japan, Mount Fuji Garden, they were shiny brown. The sheaths of the upper part are of a pale green, but covered with brown hair (photo 139), and a slight zoom lets you see the little sheath auricle (photo 140), who seem devoid of hairs. However, the observation of several shoots would be desirable to draw more reliable conclusions.

           Turning to another species of the garden, I find myself before Gigantochloa ridleyi (photos 141 and 142)). I fall at the right time for this species because I have everything in front: shoot, new culms, culm sheaths fresh! There is even a superb sign announcing the provenance and age of the plant (there are at least another walk around the garden): 90 years and never flowered (photo 143).
           This species is found in Malaysia and Indonesia, known only in cultivation, without knowing exactly its area of origin. His culms (photo 144) can reach 16m with a diameter of 10 cm. They are green, but older suffer the vagaries of time (mosses, fungi, lichens), no concessions in this climate (photo 145). It can be observed at their base, a succession of highly compressed internodes (photo 146), and aerial roots well developed.
          Shoots, depending on their size, and probably other reasons, may have different colors (photos 147 and 148), recalling that one should never rely on the appearance of a single shoot in a clump of bamboo.
          On these shoots, you can see the lack of sheath auricles, but against a narrow strip naked, brown, devoid of cilia on the apex of the sheath, on both sides of the blade (photo 149 ). A row of brown hairs adorns the edges of the sheath, and the entire length, is scarce in the last few centimeters (photo 150).
          On young culms can be seen that the sheaths are green, but covered with black hairs on their sides, while their dorsal upper center is free (photo 151). In a second phase, the culm sheaths are an orange color (photo 152), before drying (photo 153). A note that most of the time the sheath blade is plated in culm, or just slightly away from it (photo 154), except on the sheaths of the top young culms, where it is horizontal. I also noticed many sheaths more on culm, without blade, it was already fall down.
          In view of the pictures, I also noticed with zoom, the inner edge of the culm sheat blades is decorated with white hairs, in its lower part (155 pictures, 156 and 157).
          The branches grow by piercing the culm sheath, a large bud appears, whose secrets seem to be appreciated by ants (photo 158)
          The leaves are of good size, some reaching 30 cm, wide enough for consistent 3 to 5 cm (photo 159). All of the foliage gives a nice appearance of balance in this species (photo 160).

          While the tropical rain began to fall, I found refuge in a garden pavilion. Thinning arrived, another great Gigantochloa waiting for me, offering me his culms and shoots after the rain: G. scortechinii (photo 161).The culms of this species, originally from Malaysia, up to 20 m with a diameter of 12 cm. Some, in their lower part, are discreet and finely striped with yellow or green in different (photo 162). The leaves are large, averaging between 30 and 40 cm, and wide 2.5 to 3.5 cm (photo 163).A note that few small branches born into the lower of culms, bearing smaller leaves (photo 164).
          The shoots are a light brown-orange color (photo 165), the culm sheaths are covered with dark hairs. If you look closely, the hair is mostly dark brown or light brown, less frequently up to white (photo 166). A note, on the picture 165, the culm sheath blades, very long in the upper part of the shoot, clearly detached and even drooping (except for those of the tip).
           In a second step, and the growing shoot, we can see that the culm sheaths of his lower are light green (photos 167 and 168). We can also observe a slight bloom on new culms (photo 169).
           One of the most prominent of these sheaths is the dark band lining the edges (photo 170), clearly visible on all culm sheaths. On the back of the sheath appear, more or less visible, others dark bands, almost parallel to that of the edge (photo 171). In recent strips appear to be four in number, although I cannot certainly affirm, two on each side. Some are broken, others more or less under the diffuse hair brown, sometimes there are only dark spots (photo 172). These dark bands are sharper on the sheaths of the shoots.
          The auricles of culm sheath are present, medium sized, asymmetrical (one is built than the other), and adorned with a few white hairs (photo 173).
          The ligule is very interesting, wide, large, brown, indented, and equipped with long white hairs, all looking like a comb (photo 174). It can be noted on this same photo brown and white hairs present and focused on the inner side of the culm sheath blade, and the edges of the blade, fringed with short white hairs.
          I finished the observation of this species in four photos: shoot (photo 175), zoom in on the shoot (photos 176 and 177, where you can see that the ants are still present), and shoot growth at the end (photo 178), hoping that one day if you cross that bamboo, these few lines and pictures will put you on the track to identify it.

          Bamboo after holds for me a nice surprise. I find Neololeba atra (photo 179), a species native to Iryani Jaya, Papua New Guinea and Australia, where I could observe two feet there is only two weeks. This time however I can see two or three shoots, unlike the plants in Sydney. Climate change is undoubtedly something to do, although a plant in Sydney is preserved under green house.
          Some internodes reach an exceptionally long relative to their size and relative to the length of the culm sheaths (photo 180).
          The culm sheaths are light green (photo 181), interspersed with white hairs becoming denser in the lower end. Then these sheaths become yellow (photo 182), before drying. They are deciduous, although I note some remained in place. They have large and long auricles partly encircling the culm (photo 183), adorned long hairs red-brown with white tip (photo 184).
          One can also note that these culm sheaths are striated photo 185).
          Shoots have a higher bunch of blades horn-shaped ships a little tight (photo 186), a wine-colored, dotted with white hair (photo 187). I admire the contrast with the green culm sheath, and their general shape, unusual for me (photos 188 and 189).
          Another detail is interesting is the form of culm sheath blades, teardrop, widening their base, and becoming close to a nice round before joining the apex of the sheath (photo 190) .
          The underside of the leaves is glaucous green (photo 191), and size is important as they can reach 30 cm to 3.5 cm wide.Arranged on the branch as regular range.

The following species is simply a wonder.To him that I would give the gold medal. Schizostachyum brachycladum is his name (photo 192). A mixture of gold (photo 193), of shoots color glazed caramel custard (photo 194), and what about the transparency of some culm sheath, showing, in their edges, the green lines present on the internodes! (Photo 195). You understood, in my opinion, it's THE bamboo ...
          Its range is vast, China (Taiwan), Malaysia, Indonesia, Philippines, and Singapore (in culture). His culm (photo 196) can reach a height of 15m and a diameter of 10 cm, and several colors are available: green, yellow, yellow striped with green, the latter color being the case of the feet of the Singapore Botanical Garden (photo 197 ). The foliage has a layered appearance (photo 198), the branches are medium in length but also very rigid and slightly drooping under the weight of the leaves. But I saw other tufts wildest, the foliage least provided and regular. Sun exposure more or less important may be the cause (photo 199), but there may be another explanation: that bamboo blossom continuously or very frequently, but only in part, some branches are in bloom and not others. These flowering branches lose their leaves, or perhaps the somewhat emaciated that I have seen on some feet from others. The branches of this species grow only from the middle of the culm, making their observation difficult. The foliage I saw at the foot of culm seems to come from release of cut culm, and I noticed at this level no sign of flowering.
          A detail on culm sheath catches my attention: they are equipped with auricles, medium sized but very sharp (photo 200). All descriptions of this species indicate the presence of auricles, but another said that in this case it is S.brachycladum var.auriculatum, suggesting that the type species does not. Little mystery to clear up, thank you to all those who have further clarification on this.
          The culm sheath are covered with hair light brown to dark brown, reddish, throughout their dorsal, except on the sides where they become smooth (photos 201, 202 and 203), revealing a gray tint a little green , with shades of beige.
          Small white hairs can be seen on the upper perimeter of the culm sheath (photo 204) becoming light brown to dark brown then (photo 205), and present to the bottom of the sheath.
          Note that some culm sheat appear to be almost completely covered hairs on the outside (photo 206), while others, especially on the culm of small diameter, almost glabrous or partly covered with white hairs or light brown very scattered, revealing beautiful green stripes (photo 207).
          As noted above, the culm sheath are fitted with beautiful auricles very distinct and medium-sized, decorated with white hairs (photo 208).
          The culm sheath blades are striated (photo 209). Their color ranges from yellow to light brown or dark brown, as covered with a layer of varnish, giving a caramelized to all (photo 210). They stick to culm, even when the shoot reached a good height. However, on a shoot (photo 211), I noticed they were loose (photo 212), unless an external event is the cause, the shoot being the ideal height for a child for example J  I will abstain from any interpretation of this case. On some culm the sheath of the lower end part seem to persist, but this is not a generality and does not seem the rule.
          On another shoot I note a sheath displaying different colors, the blade being green (photo 213).
          I will end this talk about bamboo, its shoots (photo 214). Notice the dark color at the bottom of the culm sheath blade, the same color as the sheath auricles (photo 215). A photo of a shoot slightly older, with a size of around 2.20m (photo 216), and another to zoom in on the top (photo 217), will close the chapter on this beautiful species, which remains relatively easily identifiable by their shoots with varnished sheath blades.

          Bamboo next part of the same genre, this is Schizostachyum jaculans (photo 218). It is found in Thailand, Malaysia, China, and culture in Singapore. Up to 6-7 m, in diameter surrounding a 3.5 cm, this species has beautiful leaves about 20 cm long and 3-4 cm wide (photo 219).
          The culms are green, the internodes very long up to 90 cm (photo 220) among others are made into blowguns, and a ring of bloom is visible under the node.Hair light brown to white, dense enough, covering the new internodes of culms, throughout their length, but not all around, which is quite strange (photo 221 and 222).
          The culm sheath are covered with, in a way that could be qualified de'moredately dense ', light brown hair (photo 223). Their apex does not seem to have auricles, but against is filled with very long hairs white (photo 224), remembering the Schizostachyum the island of Wallis, in which, however, the hairs were shorter and the top of the culm sheath of a somewhat different form, more pronounced bow-shaped double curve (see article 7 of this blog)
          The culm sheath blades are very thin and of a length very important, as you can see from the pictures 220 and 223.
          Note that, according Soejatmi Dransfield, a botanist specializing, among other things, bamboo Malaysians and Indonesians, few differences between this species and Schizostachyum lima, which would require further study to determine whether this is of two different species.

          Another species of Schizostachyum, visible in the garden is just Schizostachyum lima (photo 225). The etymological meaning of 'lima' comes from latin and means 'tool for roughing, cutting, polishing of metals'. In this case, the bamboo should be used to cut, given the sharp ships of his culm, like the species of the island of Wallis, also a Schizostachyum, whose chips are used to cut viscera of pigs (see article one of this blog).
          This species is widespread in the Philippines, Malaysia, Indonesia, Papua New Guinéee, and the Solomon Islands. Its culms can reach a height of 7 to 10 m with a diameter of 3 cm, with internodes from 30 to 100 cm long, sometimes more.
          The leaves are quite large, 19 to 22 cm, a width of 3.5 cm.
          One difference is that with Schizostachyum jaculans,S lima has culm sheath whose middle part is embedded at the top (photo 226). Unfortunately I have not taken some good photos of these two species in order to make accurate comparisons. It may be noted that S. Lima culm sheaths dotted with white or light brown hairs (photo 227), that long white hairs are visible at the top of the culm sheath (photo 228), and the culm sheath blade, long and thin, narrows strongly to its link with the sheath (photo 229).
          I hope one day have the opportunity to compare the shoots of these two Schizostachyum.

          Foliage thin and light of the following species belongs to Thyrsostachys siamensis (photo 230 and 231). It is a species to plant absolutely alone for the showcase, if not the top of his culms, which tend to look (photo 232), are lost in the foliage of other bamboo and give a mass of small leaves and large by related species.
          The leaf size ranges from 7 to 14 cm for widths 0.5 cm to 0.8 cm, giving a leaf rather small, but mostly extremely fine (photo 233).
          Culm sheaths are persistent, and almost as long as the internodes in the lower part of the culm (photo 234).
          For further details on this species, see Article 9 of this blog "Bamboos of the Sydney Royal Botanical Gardens'.

          Leaving the Botanical Garden, I met the Singapore Zoo a widespread bamboo, Bambusa vulgaris cv.Striata (photo 235). I have already spoken of this species in several articles (1, 2 and 9) for having met on the island of Wallis, and in New Caledonia, and also in Sydney, but what surprised me about this tuft is the importance of its size (photo 236).
          As Bambusa vulgaris (type) met on the island of Futuna, many aerial roots line the nodes of the base of culms, this feature is accentuated in tropical humid, as is the case here (photo 237) .
          I had the chance to see some shoots (photos 238-242), and observation of culm sheaths (photos 243-245), their auricles (photo 246) and foliage (photo 247) me leaves no doubt about the identification, although at first glance its extraordinary size made me doubt.
          For more details on this bamboo, see articles 1, 2 and 9.of this blog.

          These few descriptions and details of the bamboo end of Singapore, and before winning the Orchid Garden, where I also met a beautiful specimen of its kind Johannesteijsmannia palm, but this time bearing fruit bunches ( Photo 248), I offer some pictures and some ideas in case, on Singapore .

          SINGAPORE

           A beautiful ballad by boat (photo 249), down (and why not go back ...) the 'Singapore River' which runs through the city. Not to be missed of course, Chinatown, where you can get free from tropical downpours, to enjoy skewers and other delicacies (photo 250 and 251). I recommend a visit to the museum 'Chinatown Heritage Centre' (photo 252), a place filled with a poignant past, evidence of an era on the harshness of life, with exhibits, workshops and scenes reconstructed documents, photos, all on several floors.
          In the Arab quarter, add your photo album in the 'Malabar Muslim Jama-Ath Mosque' (photo 253), all blue with glittering domes and red-roofed brick, then a corner of Victoria Street you will see the golden domes of the 'Sultan Mosque' (photo 254) located in Arab Street.
          In the same neighborhood, a relaxing stop at the 'Blu Jaz Café' (photo 255) allows to rebuild forces (they even have the GuinnessJ).
          Through the streets and neighborhoods, we often discover magnificent façades (photo 256 and 257).
          Above all, after a day do you drive a taxi (photo 258-cheap, very well maintained, often decorated with beautiful paintings and ubiquitous advertising throughout the city), to the center of Wisma Atria (at 435 to Street 'Orchard Road'), where there is the best ice cream Haagen-Dazs in the world (nothing to do with the same brand in France) that can be enjoyed on the small tables of the store, smiling welcome is guaranteed! In the same center (photo 259), one floor is entirely devoted to small shops to restaurants, the Indian through all the Asias, very good, fresh and cheap.
          For more information, see end of article references, an excellent little book.

          THE NATIONAL ORCHID GARDEN

          With only very limited knowledge of orchids, I'll just have to hobbyists and enthusiasts, pictures of them, and some views of the garden, located within the Singapore Botanical Garden ( 260 to 287 pictures). It is a beautiful place, occupying a very large area.
          While some experts arrive one put a name to my pictures (numbered), I will consider with great pleasure, thank you in advance.

          In crossing a curtain drooping plants, like aerial roots, which ends this walk in the Botanical Garden (photo 288).

          Thanks

          Thank you to all my family in Singapore, for their friendly service, advice for places in the city (the island), and for providing logistics .

          Synonyms (most common) species cited

1 - Bambusa bambos = Bambusa spinosa = Bambusa arundinacea var.spinosa. =   Bambusa arundinacea var.gigantea = Bambusa maxima = Bambusa blumeana (confused).
2 - Bambusa blumeana = Bambusa stenostachya = Bambusa spinosa
3 - Bambusa lako = Gigantochloa sp.Timor Black
4 - Bambusa laxa = no synonymous
5 - Bambusa longispiculata = Bambusa thouarsii
6 - Bambusa textilis = no synonymous
7 - Bambusa textilis var.gracilis = no synonymous
8 - Bambusa tulda = Bambusa lixin =  Bambusa trigyna =Dendrocalamus tulda.
9 - Bambusa vulgaris cv.Wamin = Bambusa wamin = Bambusa vulgaris f. Waminii.
10 - Cephalostachyum pergracile = Oxytenanthera aliena = Schizostachyum pergracile.
11 - Dendrocalamus brandisii = Bambusa brandisii = Sinocalamus brandisii
12 - Gigantochloa apus = Bambusa apus = Oxytenanthera apus = Gigantochloa kurzii.
13 - Gigantochloa atroviolacea = Gigantochloa atter var.nigra
14 - Gigantochloa ridleyi = Gigantochloa maxima var.ridleyi
15 - Gigantochloa scortechinii = no synonymous
16 - Neololeba atra = Bambusa forbesii = = Gigantochloa novaguineensis
17 - Schizostachyum brachycladum = Melocanna brachyclada = Arundo cratium.
18 - Schizostachyum jaculans = no synonymous
19 - Schizostachyum lima = Schizostachyum hallieri = Arundarbor lima.
20 - Thyrsostachys siamensis = Bambusa regia = Arundarbor regia = Arundinaria siamensis.
21 - Bambusa vulgaris cv Striata = Bambusa vulgaris cv Vittata

Bibliography

- The bamboos of the world - D. Ohrnberger - 1999
- Bambous en France - J. P. Demoly - 1996 .-
- Bamboos of India, a compendium - KKSeethalakshmi MSMuktesh and Kumar - 1998.
- A Compendium of Chinese Bamboo - China Forestry Publishing House, 1994 -
- Bamboos of China, Wang Dajun and Shen Shao-Jin-1987.
- Bamboos Chitou of the Forest Recreation Area - The Experimental Forest, College of Agriculture, National Taiwan University - 1980
- Bamboos of Nepal - Chris Stapleton - 1994.
- Bamboos of Bhutan - Chris Stapleton-1994.
- The Morphology, Anatomy, Biology and Classification of Peninsular Malaysian Bamboos K, M, Wong - 1995.
- Bamboo for Gardens - Ted Jordan Meredith - 2001.
- Bamboo World - Victor Cusack (photographs by Deirdre Stewart) - 1999.
- Les Bambusées - E. G. Camus - 1913. (Reissue of 1979).
- The Bamboos of Sabah - Soejatmi Dransfield - 1992.
- Grasses, Bamboos and Related Plants in Australia - Nick Romanowski - 1993
- Singapour - Citiz-“Toute la ville en poche”- Lonely Planet Edition en Français.

     Photos: Rekia and Robert Kernin           Article Date: September 2011

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08 mai 2011

LES BAMBOUS DU JARDIN BOTANIQUE ROYAL DE SYDNEY

LES BAMBOUS DU JARDIN BOTANIQUE ROYAL DE SYDNEY

 

par Robert Kernin

 

Photos 1et 2 - Entrée du jardin botanique – S’il vous plait, marchez sur les pelouses !- !!!photo_1_Entr_e_du_Jardin_Botaniquephoto_2_Marchez_sur_l_herbe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

          Note :

Les noms des bambous cités dans cet article respectent les noms indiqués au jardin botanique.

- Pour les synonymes de chaque espèce, se reporter en fin d’article.

- Curseur sur photo pour légende, et cliquer pour agrandissement. 

- Une version en anglais de cet article est disponible à la suite du texte français

  An English translation is available at the following text in French.

 

          On peut dire que l’histoire de ce jardin commence en 1788, avec le Gouverneur Arthur Philipp, et notamment par la construction d’une ferme céréalière, effectuée par l’un des hommes à son service, Henry Edward Dodd. Puis ont suivis divers évènements, en particulier  la construction d’une route du temps du Gouverneur William Bligh, et achevée par le Gouverneur Lachlan Macquarie.

          Le 13 juin 1816, du fait de l’achèvement de cette route le traversant, est reconnu pour le jour de la vraie naissance du jardin.

          La ville a continuée à se construire autour, le situant de nos jours en plein cœur de la city et du quartier touristique. Il s’étend jusqu’en bordure de la baie de Sydney, juste derrière le très représentatif opéra (photo 3).

 

          photo_3_Le_Jardin_Botanique_l_opera_et_la_city

           Il occupe une superficie de 30 hectares, et conserve, dans des locaux très appropriés, un herbier riche d’environ un million de spécimens !

 

           A ce jour, 45 espèces de bambous y sont présentées, dans 14 genres.

- Arundinaria (2), Bambusa (18), Dendrocalamus (3), Drepanostachyum (1), Gigantochloa (5), Mullerochloa (1), Nastus (1), Neololeba (1), Phyllostachys (5), Pseudosasa (2), Rhipidocladium (1), Schizostachyum (2), Semiarundinaria (2), Thyrsostachys (1).

 

           Je n’aborde dans cet article que 16 espèces, en espérant pouvoir un jour en faire un peu plus J



 

           Je l’ai visité en août 2010, mois guère propice à la sortie des turions, c’est en effet l’hiver dans l’hémisphère sud.

         Pour y voir les floraisons rouges, roses ou jaunes des eucalyptus, il faut également choisir une autre saison. L’un d’eux nous a offert tout de même sa floraison blanche, aux nectar et pollen très appréciés par une perruche multicolore, le loriquet à tête bleue - Trichoglossus haematodus - (photo 4).photo_4_Trichoglossus_haematodus  Le jardin était toutefois très fleuri d’autres espèces, comme vous pourrez le constater dans les photos de cet article.

  

          Le climat sur Sydney ne descend pas au dessous de 6°C, et monte en moyenne vers 26°C, mais des températures de 40 degrés et même plus peuvent être atteintes en été. Ces minima et maxima permettent l’acclimatation de certaines espèces tropicales, comme j’ai pu le voir au niveau des bambous.

   

           Afin d’être bien orienté et conseillé, j’avais pris contact avec Simon Goodwin, qui nous a consacré, à mon épouse et moi-même, une grande partie de la journée. Un second botaniste du jardin, Dawson Ougham, s’est joint à nous, avant de commencer la visite des bambous avec un spécimen d’une grande importance, puisque il s’agissait de l’une des trois espèces originaires d’australie, Neololeba atra (photo 5).photo_5_Neololeba_atra_feuilles On trouve cette espèce dans la péninsule du Cap York, à l’extrême nord du Queensland. Pouvant atteindre une hauteur de 5m, il possède de très grandes feuilles. Les gaines de chaume, pubescentes sur leur face externe, présentent une ligule et des oreillettes ornées de longs cils (photos 6, 6a, 7 et 8).photo_6_gaine_de_chaume_Neololeba_atraphoto_6a_gaine_de_chaume_N_atraphoto_7_Cils_ligule_et_oreillettes_N_atraphoto_8_Zoom_sur_cils

 

 

 

 

 

 

Les gaines foliaires sont elles aussi ornées de cils (photo 9).photo_9_Cils_sur_gaines_foliaires_N_atra La languette de gaine est très large (photo 10).photo_10_languette_de_gaine_N_atra Une température de 0°C serait tolérée pour ce bambou, mais il vit essentiellement en zone tropicale à des altitudes avoisinant les 1250m. On le trouve aussi en Papouasie Nouvelle-Guinée et dans l’Irian Jaya. Au jardin botanique, un plant est en acclimatation en extérieur et un autre est conservé sous serre (photo 11).photo_11_D_Ougham_a_gauche_et_S_Goodwin_avec_N_atra_sous_serre

          Je n’ai pu voir aucun turion, mais je reviendrai sur cette espèce dans un prochain article concernant le jardin botanique de Singapour, que j’ai visité quelques jours plus tard, avec un turion en prime !

        

          La deuxième espèce rencontrée, maintenue essentiellement sous serre, est endémique d’Australie. Il s’agit de Mullerochloa moreheadiana, bambou grimpant, qui pourrait atteindre le sommet des grands arbres de 60m de haut ! j’ai pu voir des chaumes d’environ 1cm de diamètre (photo 12), mais de plus fortes dimensions sont supposées, jusqu’à 3 cm.photo_12_Chaume_de_M_moreheadiana

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la photo 13,photo_13_Mullerochloa_moreheadiana on peut voir quatre ou cinq chaumes prenant naissance en terre, de part et d’autre de l’arbre. Attention, les plantes grimpantes collées le long du tronc ne sont pas des bambous, bien qu’y ressemblant de loin.

           On peut noter la forme arquée des entrenoeuds (photo 14),photo_14_Entrenoeuds_arques_de_M_moreheadiana

 

 

 

 

 

 

 

 

 

les feuilles ‘froissées/parcheminées’(photo 15),photo_15_feuilles_parcheminees_de_M_moreheadiana mais ceci étant peut-être dû aux conditions de maintenance. Une gaine de chaume sur le point de tomber (photo 16)photo_16_gaine_de_chaume_M_moreheadiana laisse apercevoir une partie du nœud, et on peut aussi constater une pilosité parsemée mais régulière sur les entrenoeuds.

 

          La troisième espèce originaire d’Australie n’est pas conservée au jardin de Sydney. A titre d’information, il s’agit de Bambusa arnhemica, endémique, et on la trouve au nord, dans la région de Darwin, et celle d’Arnhemland, d’où son nom. Sa taille atteindrait entre 10 et 20 m.

 

          Quittant la serre, nous croisons Bambusa multiplex sous forme de quelques belles touffes, ainsi que Bambusa vulgaris cv.striata (photo 17)photo_17_Turion_de_B_vulgaris_cv_Striata, espèce incontournable des jardins tropicaux. Sur les pelouses, ou chacun peut s’installer et apporter son pic nique, déambulent des ibis blancs à coup noir-Threskiornis molucca- (photo 18)photo_18_Threskiornis_molucca que nous verrons d’ailleurs partout dans la ville. Un arbre curieux au tronc en forme de bouteille attire notre attention, c’est une espèce que l’on trouve dans le Queensland -Brachychiton rupestris- (photo 19).photo_19_Brachychiton_rupestris Une pensée à ceux qui maintiennent en état l’étiquetage du jardin, bravo, voilà qui évite bien des recherches !

          Nous nous dirigeons vers la partie du jardin plus particulièrement destinée aux bambous.

Le premier pied sera Bambusa membranacea (photos 20,21 et 22).photo_20_Bambusa_membranaceaphoto_21_Feuillage_de_B_membranaceaphoto_22_Chaumes_de_B_membranacea Grande espèce pouvant atteindre 24 m, son aire de distribution est vaste, Burma, Thailande,Laos et Chine. Je remarque le bas des chaumes gravé, comme le seront beaucoup dans le jardin, dommage pour les photographes…mais quel bois formidable pour les amoureux !!! Ce bambou est surnommé ‘bambou blanc’, en rapport avec le vieillissement des chaumes laissant apparaître le bois blanc.

 

          Puis apparaît un bambou formidable, le surprenant Gigantochloa sp.’Timor Black’, aux chaumes d’un noir brillant (photo 23)photo_23_Gigantochloa_sp_Timor_Black___chaumes, parfois superbement rayés de vert. (photo visible dans prochain article sur le jardin de Singapour). Cette espèce, comme certains cultivars de Phyllostachys nigra,  passe par plusieurs phases de colorations des chaumes. Le nouveau chaume est vert, puis devient noir profond, puis le noir devient terne et enfin la cuticule disparaît peu à peu par endroits, donnant au chaume une teinte blanchâtre (photos 24 et 25).photo_24_G_sp__Timor_Black__phases_colorations_des_chaumesphoto_25__couleurs_des_chaumes_de_G_sp__Timor_Black_ Le port général est droit, les branches courtes (photo 26).photo_26_port_droit_de_G_sp__Timor_Black_ Les feuilles sont assez fines et longues (photo 27).photo_27_feuillage_de_G_sp__Timor_Black_ Ce bambou est particulièrement apprécié, au jardin de Sydney, par les ‘graveurs de cœur’ (photo 28) J.photo_28_Les__Graveurs_de_Coeur_sur_G_sp__Timor_Black_ Sa taille est donnée pour 15m (21m autre source) pour des diamètres de 8 à 10cm, cette espèce serait originaire de l’île de Timor, dans l’archipel Indonésien, qui lui a donné son surnom. Son aire de distribution pourrait s’étendre de l’Indonésie (Timor et Java en particulier, Sumatra) à la Malaisie, mais la confusion faite avec G. atroviolacea (G.atroviolacea var.nigra) laisse un flou. Maintenant en culture dans divers autres pays (Australie, Etats-Unis).

          En 1997, il a été placé dans le genre Bambusa, prenant le nom de Bambusa Lako, par la botaniste Elizabeth A.Widjaja. Cependant aucune floraison n’a pu être observée de nos jours, qui permettrait de conforter ou non ce nouveau genre, et de plus récentes observations (en 2000) n’excluent pas de le voir réintégrer le genre Gigantochloa. Un détail intéressant, il supporterait des froids de - 4°C. En sachant la variété des climats tropicaux d’origine, selon l’altitude notamment, et l’exposition solaire, ce serait une belle expérience à tenter dans certains coins du bord de mer du midi de la France.

         

          Le bambou suivant, Bambusa oldhamii (photo 29),photo_29_Bambusa_oldhamii possède un port très érigé. Les feuilles sont petites, et un peu parcheminées (photo 30).photo_30_feuilles_de_B_oldhamii Les chaumes sont verts, mais une pruine abondante, farineuse, recouvre les entrenoeuds des nouveaux chaumes (photo 31),photo_31_pruine_sur_nouveaux_chaumes_B_oldhamii leur donnant une teinte vert bleu. Les gaines de chaume sont munies d’une languette très large à sa base (photo 32).photo_32_gaine_de_chaume_B_oldhamii Cette espèce est originaire de la Chine du sud-est. Sa taille varie beaucoup selon les sources, de 6 à 20m ! Pour un diamètre de 10cm. Peut-être cette espèce est-elle plus sensible que d’autres à son environnement, ou bien est ce le fait qu’elle soit très répandue en culture dans beaucoup de pays, d’où des conditions différentes de sol, températures et climats.

          La rencontre de ce bambou au jardin botanique de Sydney m’a apporté une très bonne nouvelle, puisque j’ai pu reconnaître, au vu des nombreuses photos générales et de détails, ainsi qu’aux notes prises, l’une des espèces de l’île de Wallis, espèce présente dans un terrain consacré à l’administration de l’agriculture, et que j’avais référencée sous le nom de ‘Wallis sp.2 jard.agric ‘en 2009 (voir l’article « Wallis et Futuna- Mode de vie,faune, flore et …bambous » mai 2009). Elle atteint sur cette île une taille de 12/13m, et aurait été plantée, au moment de mes observations, depuis 10 ans environ, donc ‘adulte’. Année de plantation vers 1998/99.

 

          Un peu plus loin apparaît un bambou aux feuilles longues et fines. Des gaines de chaume  persistantes, sur des chaumes fins comparativement à leur hauteur, il s’agit de Thyrsostachys siamensis. Cette espèce a marqué, par son port et son feuillage, notre ami de l’AEB  Michel Bonfils, qui m’en avait parlé un jour d’une manière passionnée. Maintenant que j’ai ce bambou sous les yeux, je le comprends (photo 33)photo_33_Thyrsostachys_siamensis - attention, les feuilles plus larges apparaissant au centre et en haut de la photo sont celles d’une autre espèce, alors que le feuillage de T.siamensis est bien visible en majorité sur la gauche.  Le feuillage est d’une finesse remarquable (photo 34)photo_34__Feuillage_de_T_siamensis, les gaines de chaume sont plus longues que l’entrenoeud (photo 35),photo_35_gaines_de_chaume_persistantes_de_T_siamensis présence d’un anneau de pruine blanche sous le nœud (photo 36),photo_36_noeud_et_languette_de_gaine_de_chaume_de_T_siamensis et on peut noter sur cette même photo que la frontière entre la gaine de chaume et la languette de gaine est très discrètement marquée, en forme d’arc prononcé, les côtés de l’arc tournés vers le bas. Les branches sont en général très érigées (photo 37).photo_37_branches_tres_erigees_de_T_siamensis Il peut atteindre une hauteur variant de 8 à 14m, selon son environnement, pour un diamètre de chaume autour des 7 cm maxi.

          Son aire de distribution comprend le Burma, la Thaïlande, la Chine, et on le rencontre fréquemment en culture en Malaisie, sa présence étant noté également en Indonésie (je pense que ce sont des pieds de cette espèce que j’ai vu fréquemment près des maisons à Bali, ou du , moins une autre espèce de Thyrsostachys), en Inde, à Taiwan et au Bangladesh. Il est aussi présent à Singapour (jardin botanique et parc ornithologique). Un pied est visible en France,  maintenu sous la grande serre, au parc Phoenix de Nice.

 

          Planté juste à la suite, un bambou aux chaumes verts striés d’ivoire, sorte de blanc crème tirant vers le jaune pâle … Bambusa longispiculata expose ses chaumes et ses charmes, comme une peinture, superbe ! (photos 38 et 39).photo_38_Bambusa_longispiculataphoto_39_Chaume_Bambusa_longispiculata Le haut des chaumes passe progressivement à la couleur verte (photo 40).photo_40_Haut_des_chaumes_de_B_longispiculata

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Un anneau de pruine blanche marque la partie supérieure du nœud (photo 41),photo_41_Anneau_pruine_blanche_B_longispiculata Le bourgeon, qui donnera naissance aux branches, est en forme d’œuf, du moins dans la partie basse des chaumes (photos 42 et 43).photo_42_bourgeon_B_longispiculataphoto_43_Zoom_sur_bourgeon_B_longispiculata

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les feuilles sont de taille variable, moyennes à grandes, de 9 à 30 cm (photo 44).photo_44_feuillage_de_Bambusa_longispiculata

         

Espèce originaire de l’Inde, du Bangladesh et du Burma, sa taille peut atteindre 15m pour un diamètre de 8cm.

         

          Le pied suivant s’avère être Bambusa vulgaris cv.Wamin (photo 45),photo_45_Bambusa_vulgaris_cv_Wamin aux chaumes parfois renflés en partie inférieure (photo 46).photo_46_Chaumes_de_B_vulgaris_cv_Wamin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les gaines tombantes laissent leur cicatrices au niveau des nœuds (photo 47)photo_47_Cicatrices_de_gaines_de_B_vulgaris_cv_Wamin

 

 

 

 

 

 

et la base des chaumes, lorsqu’elle est dénudée, laisse apparaître parfois d’étranges sculptures (photo 48).photo_48_Pied_de_chaume_B_vulgaris_cv_Wamin

          Les turions, selon leur grosseur, ou bien parfois s’ils vont avorter, peuvent revêtir des aspects bien différents (photos 49 et 50),photo_49_Turion_1_de_B_vulgaris_cv_Waminphoto_50_Turion_2_de_B_vulgaris_cv_Wamin comme d’ailleurs dans d’autres espèces.

          Ce cv. de Bambusa vulgaris est assez fréquent dans les jardins botaniques des pays tropicaux, vu l’aspect particulièrement décoratif de ses chaumes. L’espèce type, B.vulgaris, est répandue dans la plupart des pays de climat tropical ou équatorial.

 

          Le bambou suivant est Gigantochloa albociliata. La touffe a été sérieusement taillée, si bien qu’il ne rest que 3 ou 4 chaumes, et d’une taille modeste. Cette espèce présente elle aussi des chaumes rayés d’ivoire tirant parfois vers le jaune (photo 51),photo_51_Gigantochloa_albociliata mais les gaines de chaume sont couvertes en partie de poils bruns très fournis (photo 52) ),photo_52_Gaine_de_chaume_de_G_albociliata contrairement à l’espèce précédente.. Les chaumes ne poussent pas droits mais inclinés dans toutes les directions, occupant dans l’air un espace important. Leur hauteur varie de 6 à 10m, pour des diamètres moyens de 4 à 5 cm.

          Son aire de répartition est signalée en Inde (Bengale et Assam entre autres), au Bangladesh, au Burma, en Thaïlande, au Laos et au Vietnam. On le trouve également en Chine ( région du Xishuangbanna dans la province duYunnan, frontalier du Laos).

          

         

Avec Dendrocalamus latiflorus cv.Mei Nung, on passe à une autre dimension de bambou. Un ‘gros’, aux chaumes d’un beau jaune prononcé, rayé de vert (photo 53).photo_53_Chaumes_Dendrocalamus_latiflorus_cv_Mei_Nung Le port général donne un bambou dressé (photo 54). photo_54_Dendrocalamus_latiflorus_cv_Mei_NungSur cette même photo 54, on peut remarquer que  le nouveau chaume, sur la gauche de la touffe, et allant jusqu’au sommet de celle-ci, est cassé à son extrémité (on peut voir la partie cassée qui pend). Simon m’explique que cette cassure est due aux opossums, qui s’en prennent aux pousses tendres, et que l’on peut observer de nuit dans le jardin, ainsi d’ailleurs que dans d’autres parcs de la ville.

          Les nouveaux chaumes (au centre de la photo 55),photo_55_Nouveau_chaume_au_centre_D_latiflorus_cv_Mei_Nung ne possèdent pas les couleurs éclatantes des plus anciens, celle-ci étant plus terne, plus diffuse. La couleur devient donc plus prononcée avec le temps. Les feuilles sont grandes et larges (photo 56).photo_56_Feuilles_de_D_latiflorus_cv_Mei_Nung Je ne résiste pas à zoomer sur les chaumes J (photo 57).photo_57_Zoom_sur_chaumes_D_latiflorus_cv_Mei_Nung

          Ce cultivar est très répandu à Taiwan. Il peut atteindre des hauteurs de 24m, pour un diamètre de 25 cm. Le plan du Jardin Botanique de Sydney, sans atteindre cette taille, est très impressionnant.

 

          Situé bien à l’écart des autres bambous, nous allons ensuite voir une grande espèce, Bambusa balcooa (photo 58).photo_58__Bambusa_balcooa La touffe comprend de nombreux chaumes anciens et secs, pas très aisé pour de bonnes photos, mais un chaume récent (photo 59)photo_59_Chaume_Bambusa_balcooa me permettra de voir une particularité des nœuds, qui sont excentrés du côté du bourgeon (photo 60),photo_60_Noeuds_excentres_B_balcooa celui-ci étant d’une taille très forte (photo 61) et assez proéminent.photo_61_Gros_bourgeon_pro_minent_B_balcooa

         

 

 

 

 

 

Ce bambou serait originaire de l’Inde, on le trouve aussi au Népal, au Bhoutan et au Bangladesh.

En culture dans de nombreux pays asiatiques, ainsi qu’en Afrique du Sud et en Australie.

          Il peut atteindre une taille de 20m pour un diamètre de 15 cm.

 

         

 

          Un bambou de taille plus modeste a été planté non loin de l’espace réservé plus particulièrement aux agavacées. Il s’agit de Semiarundinaria Yashadake, espèce originaire du Japon (photo 62).photo_62_Semiarundinaria_Yashadake Un port très droit avec des branches courtes, il peut atteindre, dans de bonnes conditions et un climat propice, une taille de 7 à 8m, pour des diamètres autour des 4cm. La touffe que j’ai sous les yeux présente des chaumes un peu plus plus modestes. Il s’agit d’une espèce traçante, qui est ici bien contenue.

 

 

 

 

          La dernière espèce que nous allons voir se situe en dehors du Jardin Botanique, non loin de la ‘’ART GALLERY OF NEW SOUTH WALES’’. Il y a le long du boulevard un petit jardin, entouré de murs et d’une grille, dans lequel se trouvent deux espèces : Bambusa vulgaris cv.Wamin, que l’on a déjà vu dans le Jardin Botanique, et Drepanostachyum falcatum (photo 63),photo_63_Drepanostachyum_falcatum un bambou originaire du Népal, de l'Inde et du Pakistan. 

          La hauteur du plant de ce petit jardin doit se situer vers les2 m, mais cette espèce peut atteindre 4 m pour un diamètre de 1.5 cm, donc des chaumes très fins. 

          Les feuilles sont d’une finesse extrême, autour des 8cm pour une largeur de 0,5cm.

 

         Avec ce dernier se termine la partie bambou de cet article.

 

          Très intéressé par les eucalyptus, j’ai eu le plaisir de voir une espèce, dont il restait seulement 3 arbres en 2003 recensés dans le New South Wales, et qui a fait l’objet d’un programme de sauvegarde. Il s’agit d’Eucalyptus copulans (photo 64)photo_64_Eucalyptus_copulans, planté au jardin tout près de la partie consacrée aux cactées.

 

           Pour finir cet article, voici une vingtaine de photos de plantes diverses, aloes, agaves, et diverses espèces, ainsi que quelques vues du Jardin, et une photo d’un Cacatoes galerita, espèce vivant libre et en groupes dans le jardin et dans cette partie de l’Australie, que nous avons aperçu également dans les Blue Mountains (à une heure de Sydney en voiture), allant jusqu’à se poser sur l’épaule des promeneurs du jardin, puis une vue sur les grandes roussettes australiennes perchées (ou plutôt pendues) dans les hautes branches au dessus de nos têtes. photo_65_Cereus_uruguayanus_cv

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 photo_66__Euphorbia_ammak

 

                        En cliquant sur les photos les noms apparaissent.

 

 

 

 

 

 

 photo_67_Aloe_nyeriensis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

photo_68_Phaius_australis

photo_69_Phaius_australis___Copy

photo_70_Fleurs_d_eucalyptus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

photo_71_Cacatoes_galeritaphoto_72_Agave_flexispina

 

 

 

 

 

photo_73_Aloe_marlothii

 

 

photo_74_Pachypodium_lamereiphoto_75_Aloe_castanea

 

 

 

 

 

 

 

 

 

photo_76_Roussettes

 

 

 

photo_77_Vue_du_Jardin_Botanique

 

photo_78_Cameliasphoto_79_Floraisons

 

 

 

 

 

 

 

photo_80_couleurs

photo_83_Couleurs_du_Jardin_Botaniquephoto_82_plantes_etranges

 

photo_84_le_long_des_allees 

 

 

 

photo_85_Les_cactees 

 

 

 

 

photo_81_TulipesRemerciements :

 

          Un grand merci à Simon Goodwin et à Dawson Ougham, pour leur accueil et le temps qu’ils nous ont consacrés, pour tout ce qu’ils nous ont appris sur le Jardin Botanique, et pour le partage de cette passion des plantes que j’ai ressenti en leur compagnie...ainsi que pour les conseils dans la rédaction de cet article :)

          

 

 photo_86_Fin_de_la_visite

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Synonymes des bambous cités : ( synonymes les plus courants)

 

1-      Neololeba atra = Bambusa forbesii

2-      Mullerochloa moreheadiana = Dinochloa moreheadiana = Bambusa moreheadiana

3-      Bambusa arnhemica = pas de synonyme

4-      Bambusa multiplex = Bambusa glaucescens

5-      Bambusa vulgaris cv.Vittata = Bambusa vulgaris cv.Striata

6-      Bambusa membranacea = Dendrocalamus membranaceus

7-      Gigantochloa sp.Timor Black = Bambusa Lako

8-      Bambusa oldhamii = Dendrocalamus oldhamii = Leleba oldhamii

9-      Thyrsostachys siamensis = Thyrsostachys regia = Bambusa regia

10-   Bambusa longispiculata = Bambusa thouarsii

11-   Bambusa vulgaris cv.Wamin = Bambusa wamin

12-   Gigantochloa albociliata=Oxytenanthera albociliata=Pseudoxytenanthera albociliata

13-   Dendrocalamus latiflorus cv.Mei Nung = Sinocalamus latiflorus (pour le type)

14-   Bambusa balcooa = Dendrocalamus balcooa

15- Semiarundinaria Yashadake = Arundinaria narihira

16- Drepanostachyum falcatum = Sinarundinaria falcata

 

Bibliographie :

 

- Grasses, Bamboos and Related Plants in Australia – Nick Romanowski – 1993

- The bamboos of the worldD.Ohrnberger1999

- Bambous en France – J.P.Demoly – 1996.-.

- Bamboos of Nepal – Chris Stapleton – 1994.

- Bamboos of Bhutan - Chris Stapleton - 1994.

- Bamboo for Gardens – Ted Jordan Meredith – 2001.

- Bamboo World – Victor Cusack (photographs by Deirdre Stewart) – 1999.

- Les Bambusees – E.G.Camus – 1913. (Réédition de 1979).

- The Bamboos of Sabah – Soejatmi Dransfield – 1992.

-  Bamboos of the Chitou Forest Recreation Area – The Experimental Forest, College of  

                                                               Agriculture, National Taiwan University – 1980.

- Bamboos of India, a compendium - K.K.Seethalakshmi and M.S.Muktesh Kumar – 1998.

- A Compendium of Chinese Bamboo – China Forestry Publishing House- 1994-

- The Horticultural Bamboo Species in Japan - Hata Okamura - Yukio Tanaka - 1986;

 

Photos :      Rékia et Robert Kernin    Date de l’article :     mai 2011 

 

                

                         THE BAMBOO ROYAL BOTANIC GARDEN OF SYDNEY

                                                                               by Robert Kernin
photo_1_Entr_e_du_Jardin_Botanique
Photos 1 and 2 - Entering the botanical garden - Please, walk on the grass-!

 

 Note:

    The names of bamboos cited in this article follow the names given to the botanical garden.

     Synonyms for each species, see end of article.         

 

 

          We can say that the history of this garden began in 1788, with Governor Arthur Phillip, including the construction of a grain farm, carried out by one of the men in his service, Henry Edward Dodd. Then have followed various events, especially the construction of a road in the time of Governor William Bligh, and completed by Governor Lachlan Macquarie.
           On June 13, 1816, due to the completion of this road passing through it, is recognized for the day of the true birth of the garden.
           The city has continued to build around, placing it today in the heart of the city and tourist areas. It extends to the edge of Sydney Harbour, just behind the opera very representative (photo 3).

               It occupies an area of 30 hectares, and retains, in places very appropriate, a rich herbarium of about one million specimens!

               To date, 45 species of bamboo are presented in 14 genera.
- Arundinaria (2), Bambusa (18), Dendrocalamus (3), Drepanostachyum (1), Gigantochloa (5), Mullerochloa (1), Nastus (1), Neololeba (1), Phyllostachys (5), Pseudosasa (2), Rhipidocladium (1), Schizostachyum (2), Semiarundinaria (2), Thyrsostachys (1).

            I address in this article that 16 species, hoping to someday do a little more


           I visited in 2010, the 18 and 20 August, months not conducive to the output of the shoots, it is indeed winter in the southern hemisphere.
           To see blooms red, pink or yellow of eucalyps, it must also choose a different season. One of them gave us all the same its white flowers, with nectar and pollen appreciated by a multicolored parrot, the rainbow lorikeet - Trichoglossus haematodus - (Photo 4). The garden was however very flowery other species, as you can see from the photos in this article.

 

          The climate in Sydney does not drop below 6 ° C, and amounts on average to 26 ° C, but temperatures of 40 degrees and even more can be achieved in the summer. These minimum and maximum possible acclimation of some tropical species, as I have seen in bamboo.

         

           To be properly guided and advised, I made contact with Simon Goodwin, who has devoted to my wife and myself, much of the day. A second botanical garden, Dawson Ougham, joined us, before starting the visit of bamboo with a specimen of great importance, since it was one of the three species from Australia, Neololeba atra (Fig. 5). This species is found in the Cape York Peninsula, far north Queensland. Up to a height of 5m, it has very large leaves. Culm sheat, hairy on the outside, have a ligule and auricles adorned with long oral setae (photos 6, 6a, 7 and 8). The leaf sheaths are also decorated with cilia (Photo 9). The blade of culm sheath is very wide (photo 10). A temperature of 0 ° C would be tolerated for bamboo, but lived mainly in tropical areas at altitudes of around 1250m. It is also found in Papua New Guinea and Irian Jaya. The botanical garden, a plant is outdoors acclimation and another is kept under greenhouses (photo 11).
           I could see no shoot, but I shall return to this case in a forthcoming article on the Singapore Botanic Garden, which I visited a few days later, with a new shoot as a bonus!

 

          The second species encountered, mainly in greenhouses maintained, is endemic to Australia. These Mullerochloa moreheadiana, climbing bamboo, which could reach the top of tall trees 60m high! I could see culms of about 1cm in diameter (Photo 12), but higher dimensions are assumed, up to 3 cm. On the picture 13, we can see four or five culm begin to land, either side of the tree. The foliage is visible at the top. Please note, stuck climbing plants along the trunk are not bamboos, although resembling what further.
            We can note the arched shape of the internodes (photo 14), leaves, crumpled

/ wrinkled '(photo 15), but this is perhaps due to maintenance requirements. A sheath culm of stubble fall down (photo 16) lets see some of the node, and one can also see a steady but scattered hairs on internodes.

           The third species native to Australia is not conserved in the garden of Sydney. For information, it is Bambusa arnhemica, endemic, and is found north in the Darwin region, and that of Arnhemland, hence its name. Its size would reach between 10 and 20 m.

 

          Leaving the greenhouse, we meet Bambusa multiplex as a few nice clumps and Bambusa vulgaris cv.striata (photo 17), a species must tropical gardens. On the lawns, where everyone can settle down and provide picnic, stroll the white ibis black move-Threskiornis Molucca-(photo 18), we see elsewhere around town. A tree trunk curious bottle-shaped draws our attention is a species found in Queensland Brachychiton rupestris--(photo 19). A thought for those that keep state labeling of the garden,” bravo, "that avoids a lot of research!
          

          We head towards the garden especially designed for bamboo.
The first leg will Bambusa membranacea (photos 20,21 and 22). Large species can reach 24 m, its range is vast, Burma, Thailand, Laos and China. I notice the culm  burned down, as will many in the garden, too bad for photographers ... but what a wonderful timber for lovers! This bamboo is known as 'bamboo white' in connection with the aging of culm exposing the white wood.

 

          Then a bamboo appears formidable, the surprising Gigantochloa sp. 'Timor Black', with a shiny black culm (photo 23), sometimes beautifully striped green (visible in photo section next to the garden of Singapore). This species, like some varieties of Phyllostachys nigra, goes through several phases of coloration culm. Thatch is the new green, then turns deep black, then black and finally becomes dull cuticle gradually disappears in places, giving a whitish culm (photos 24 and 25). The general habit is upright, the branches short (photo 26). The leaves are fairly thin and long (Photo 27). This bamboo is particularly popular in the garden of Sydney, for the 'Writers heart'(photo 28) J. Its size is given for 15m (21m other source) for diameters from 8 to 10cm, this species is native to the island of Timor in the Indonesian archipelago, which gave him his nickname. Its range could extend from Indonesia (particularly Java and Timor, Sumatra) to Malaysia, but the confusion with G. atroviolacea (G.atroviolacea var.nigra) leaves a blur. Now grown in various other countries (Australia, USA).
           In 1997, he was placed in the genus Bambusa, taking the name Bambusa Lako, bye the botanist Elizabeth A. Widjaja. However, no flowering was observed today, which would confirm or not this new genre, and more recent observations (2000) do not rule out return to see the kind Gigantochloa. An interesting detail, it supports cold - 4 ° C. Knowing the variety of tropical climates of origin, especially with the altitude, and sun exposure, it would be a nice experience to try in some corners of the seaside in the south of France.

 

          The following bamboo, Bambusa oldhamii (photo 29), has built a thriving port.
The leaves are small and slightly wrinkled (photo 30). The culms are green, but an abundant
bloom
flour, cover the internodes of new culms (photo 31), giving them a green tint blue. The culm sheath are fitted with a blade very broad at its base (Photo 32). This species is native to China's southeast. Its size varies widely by source, from 6 to 20m! For a diameter of 10cm. Perhaps this species is more sensitive than others in its environment, or is it the fact that it is widely grown in many countries where different conditions of soil temperatures and climates.
           The meeting of that bamboo in the botanical garden in Sydney gave me a very good news, since I could recognize, in view of the many pictures and general information, as well as notes, one species of Island Wallis species present in a field devoted to the administration of agriculture, and that I referenced in the name of ‘Wallis sp.2 jard.agric’ in 2009 (see Article 1 of this blog "Wallis and Futuna-Lifestyle, fauna, flora and bamboo ..." May 2009). She reached on the island size 12/13m, and was planted at the time of my observations about 10 years, so 'adult'. Planting year to 1998/99.

 

          A little further on is a bamboo leaves long and slender. Sheaths persistent culm, culm height compared to their purposes, this is Thyrsostachys siamensis. This species was marked by its port and its foliage, our friend from the AEB Michel Bonfils, who told me about one day a passionate way. Now that I have this bamboo in my eyes, I understand ... (photo 33) - attention, the larger leaves, appearing at the top center of the photo are those of another species whereas the leaves of T. siamensis is visible mostly on the left. The foliage is remarkably fine (photo 34), culm sheath are longer than the internode (photo 35), presence of a ring of white bloom in the node (photo 36), and it may be noted on same photo as the boundary between the sheath and blade sheath is very discreetly marked, pronounced bow-shaped, the sides of the bow facing down. The branches are generally very upright (photo 37). It can reach a height of 8 to 14m, depending on its environment, with a diameter of 7 cm stubble around max.
           Its range includes Burma, Thailand, China, and is commonly found in cultivation in Malaysia, its presence was also noted in Indonesia (I think these are the feet of this species that I have frequently seen near houses in Bali, or at least another species of Thyrsostachys), India, Taiwan and Bangladesh. It is also present in Singapore (botanical garden and bird park). One foot is visible in France, kept under greenhouse at Phoenix Park in Nice.

 

          Planted just after a green bamboo culms striped with ivory, a kind of creamy white to pale yellow drawing ... Bambusa longispiculata exhibited his culms and his charms, like a painting, beautiful! (photos 38 and 39). The high culm gradually changes to green (photo 40). A ring of white bloom marks the upper node (photo 41), the bud, which will give rise to branches, is egg-shaped, at least in the lower part of culms (photos 42 and 43). The leaves vary in size, medium to large, from 9 to 30 cm (Photo 44).
           Species native to India, Bangladesh and Burma, its size can reach 15m and a diameter of 8cm.

           The foot appears to be following Bambusa vulgaris cv.Wamin (photo 45), with culms sometimes swollen at the bottom (photo 46). The culm sheaths falling leave their scars at the nodes (photo 47) and the base of the culm, when stripped, reveals some strange sculptures (photo 48).
           Shoots, depending on their size, or sometimes they will abort, can take on very different aspects (photos 49 and 50), as indeed in other species.

          This cv. Bambusa vulgaris is of fairly frequent in the botanical gardens of tropical countries, given the particularly its decorative culms. The type species, B.vulgaris, is widespread in most countries of tropical or equatorial.

           The following is Gigantochloa albociliata bamboo. The tuft was severely cut, so there are only 3 or 4 culm, and a modest size. This species also culm striped ivory sometimes firing towards yellow (photo 51), but the culm sheath are covered with thatch of brown hair partly very provided (photo 52), unlike the preceding species. The culm does not grow right but inclined in all directions, occupying a space in air important. Their height varies from 6 to 10m, for average diameters of 4 to 5 cm.
           Its range is reported in India (Bengal and Assam among others), Bangladesh, Burma, Thailand, Laos and Vietnam. It is also found in China (Xishuangbanna region in Yunnan province, bordering Laos).

 

          With Dendrocalamus latiflorus cv.Mei Nung, we go to another dimension of bamboo. A 'big', with a beautiful yellow culms pronounced striped green (photo 53). Wearing a bamboo-General's prepared (photo 54). On this same picture 54, one can notice that the new culm on the left side of the mat, and going to the top of it, is broken at its end (you can see the broken part that hangs down). Simon explains that this break is due to possums, which prey on young shoots, and that can be observed at night in the garden and also in other city parks.
           The new culms (center of photo 55), lack the vibrant colors of the oldest, it is duller, more diffuse. The color becomes more pronounced with time. The leaves are large and wide (photo 56). I can not resist zooming in on the culm
J
(photo 57).
           This cultivar is very popular in Taiwan. It can reach heights of 24m, a diameter of 25 cm. The plan of the Botanical Gardens in Sydney, without reaching this size, is very impressive.

           Located well away from other bamboos, then we'll see a large species, Bambusa balcooa (photo 58). The tuft includes many old culm and dry, not very easy for good pictures, but a recent culm (photo 59) allow me to see a feature nodes, which are offset toward the bud (photo 60), it being a very strong size (photo 61) and quite prominent.
           This bamboo is native to India, it is also found in Nepal, Bhutan and Bangladesh.
Grown in many Asian countries and in South Africa and Australia.
           It can reach a height of 20m and a diameter of 15 cm.

 

              A smaller bamboo was planted near the space reserved specifically for Agavaceae. These Semiarundinaria Yashadake, species from Japan (photo 62).

           Port very straight with short branches, it can reach, in good conditions and a favorable climate, a size 7 to 8 m, with diameters of around 4cm. The bunch that I have here has a little culms smaller. It is a creeping species, which is well contained here.

          The last specie that we will see is outside the Botanical Gardens, not far from the''ART GALLERY OF NEW SOUTH WALES.'' There along the boulevard a small garden surrounded by walls and a grid in which there are two species: Bambusa vulgaris cv.Wamin, we have seen in the Botanical Garden and Drepanostachyum falcatum (photo 63 ), a bamboo native to Nepal, India and Pakistan.
           Plant height of this small garden should be located about 2 m, but this species can reach 4 meters, a diameter of 1.5 cm, so very fine culms.
         The leaves are extremely fine, around 8cm and a width of 0.5 cm.

          It ends with the bamboo in this article.

 

          Very interested in the eucalyptus, I had the pleasure of seeing a species, which he left in 2003 only 3 trees identified in New South Wales, and has been a backup program. This Eucalyptus copulans (photo 64), planted in the garden next to the section on cactee.

            To finish this article, here are twenty pictures of various plants, aloes, agaves, and various species, and some views of the Garden, and a picture of a cacatoes galerita, free living species and groups in the garden and in this part of Australia, as we saw also in the Blue Mountains (an hour drive from Sydney), up to land on the shoulders of walkers in the garden and a view of the large Australian flying foxes roosting (or rather hung) in the high branches above our heads.

          By clicking on the photos names appear.

          Acknowledgements:
 
           A big thank you to Simon Goodwin and Dawson Ougham for their welcome and the time they have spent, for all they have taught us about the Botanical Gardens, and to share this passion for plants that I I felt with them...and for the advice in writing this article :)

 

          Synonyms bamboo cited: (most common synonyms)

1 - Neololeba atra = Bambusa forbesii
2 - Mullerochloa moreheadiana = Dinochloa moreheadiana = Bambusa moreheadiana
3 - Bambusa arnhemica = no synonym
4 - Bambusa multiplex =  Bambusa glaucescens
5 - Bambusa vulgaris cv.vittata =  Bambusa vulgaris cv.Striata
6 - Bambusa membranacea = Dendrocalamus membranaceus
7 - Gigantochloa sp.Timor Black = Bambusa Lako
8 - Bambusa oldhamii =  Dendrocalamus oldhamii = Leleba oldhamii
9 - Thyrsostachys siamensis =Thyrsostachys regia = Bambusa regia
10 - Bambusa  longispiculata = Bambusa thouarsii
11 - Bambusa vulgaris cv.Wamin = Bambusa Wamin
12 - Gigantochloa albociliata = Oxytenanthera albociliata = Pseudoxytenanthera albociliata
13 - Dendrocalamus latiflorus cv.Mei Nung =Sinocalamus latiflorus (for type)
14 - Bambusa balcooa = Dendrocalamus balcooa

15 - Semiarundinaria Yadashake = Arundinaria narihira

16 - Drepanostachyum falcatum = Sinarundinaria falcata

          Bibliography:
 
- Grasses, Bamboos and Related Plants in Australia - Nick Romanowski 1993

- The Bamboos of the World - D. Ohrnberger - 1999

- Bambous en France - J. P. Demoly - 1996.-
- Bamboos of Nepal - Chris Stapleton - 1994.

- Bamboos of Bhutan - Chris Stapleton - 1994.
- Bamboo for Gardens - Ted Jordan Meredith - 2001.
- Bamboo World - Victor Cusack (photographs by Deirdre Stewart) - 1999.
- Les Bambusées - E. G. Camus - 1913.
(Reissue 1979).

- The Bamboos of Sabah - Soejatmi Dransfield - 1992.
- Bamboos Chitou Of The Forest Recreation Area - The Experimental Forest, College  

                                                           of Agriculture, National Taiwan University - 1980.
- Bamboos of India, a compendium  KK Seethalakshmi and MS Muktesh Kumar - 1998.
- A Compendium of Chinese Bamboo - China Forestry Publishing House, 1994

- The Horticultural Bamboo Species in Japan - Hata Okamura - Yukio Tanaka

 

           Photos:    Rekia and Robert Kernin           Article Date:   May 2011

 

 

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12 mars 2011

FLASHS D'INDONESIE

                                                               FLASHS D’INDONESIE

 

                                                                    Par Robert Kernin

 

 

          Au court d’un séjour en Indonésie en août/septembre 2010, sur Java puis Bali, j’ai eu l’occasion d’y prendre quelques photos concernant les bambous. J'ai rajouté bien sur, pour ce blog, quelques photos de plantes et de paysages :)

 

           Les volcans, lorsque l'on survole cette immense île, crèvent les nuages (photo 1).photo_1_Volcan_de_Java

           A Djakarta, une visite au port, pour y voir les Buggis (photos 2 et 3),photo_2_Le_port_de_Djakarta s'impose.photo_3_Buggis_au_port_de_Djakarta Une ballade à pied, dans les rues défoncées, au milieu de la poussière et des véhicules qui vous frôlent, du camion aux nombreuses mobylettes, nous ménera au centre ville, mieux entretenu, où nous rencontrerons cet ouvrier, qui, à l'aide de sa grande échelle en bambou (photo 4), entretient les lignes électriques.photo_4_Echelle_de_bambou___Djakarta Nous avons aussi, dans cette ville, croisé l'envers du décor (photo 5)!photo_5_Djakarta_l_envers_du_d_cor_  

           En parcourant le pays, on peut y voir fréquemment ce genre de vasque (photo 6),photo_6_Vasque_aux_nenuphars où poussent des nénuphars aux belles fleurs (photo 7).photo_7_Fleur_de_nenuphar

          

           Puis dans l’Est, sur la route du volcan Bromo, parsemée de touffes de bambous géants (photos 8 et 9),photo_8_Bambous_geants_sur_la_route_du_Bromophoto_9_Nouveaux_chaumes nous croisons un homme portant au travers de ses épaules un bambou supportant de part et d’autre deux grands paniers faits de bambou tressé (photo 10).photo_10_Paniers_en_bambou

            A noter que le bambou reliant ces deux paniers se compose en fait de deux parties de bambou fendu, puis reliés entre elles par du cordage, ce qui effectivement doit donner à l’ensemble plus de souplesse ! A noter aussi que les deux paniers semblent contenir une espèce de pomme de terre, ce qui permet d’imaginer le poids porté par cet homme !

 

             Plus loin, un abri de bus composé en grande partie de bambou (photo 11).photo_11_Abri_de_bus_en_bambou

 

             Nous arrivons au village de Cemoro lawang. Dans une cour, une pallissade, constituée de tronçons de bambous, est en construction (photo 12).photo_12_Pallissade_de_bambou_en_construction Un peu partout poussent des arbustes aux grandes fleurs jaunes, vraisemblablement Brugmansia aurea (photo 13).photo_13_Brugmansia_aureaC'est là que vit le peuple hindouiste Tengger, peuple de cavaliers (photos 14 et 15).photo_14_chevaux_de_Cemaro_Lawang photo_15_peuple_de_cavaliersDSC02713                                                                          Nous gagnons l’hôtel ‘Lava view lodge’ qui est situé en haut d’une falaise de 200m de haut, dominant la caldeira (11km de diamètre) du volcan Bromo (2393m), actif comme le témoigne le nuage de fumée s’échappant de son cratère.

              C’est le long du chemin menant vers cet hôtel (photo16),photo_16_route_du_phyllostachys que je remarque quelques petits bambous, disposés sur un muret, sous l’aspect de touffes compactes, d’à peu près 1m de haut. La partie basse des chaumes me fait penser à Phyllostachys aurea (photo 17).photo_17_Le_phyllostachys_aurea_du_Bromo D’après un habitant du village, ce petit bambou ne pousserait qu’à cet endroit ! Les températures sont quotidiennement entre 7°C et 18°C, avec des extrêmes comprises entre 2 et 20°C. Jamais donc de périodes de longue chaleur pour ces bambous, d’ou je suppose leur aspect compact et leur taille modeste.

               Au petit matin, c'est la vision fantastique d’une mer de nuages occupant la caldeira, nuages qui s’écoulent par quelques brèches dans la falaise (photo 18).photo_18_La_caldeira_du_Bromo 

               Une photo prise du haut du cratère du Bromo (photo 19)photo_19__Du_haut_du_crat_re_du_Bromo laisse apercevoir, outre le temple hindou situé dans la plaine de cendre et de sable au pied du volcan, la falaise abrupte, en haut et à droite, au bord de laquelle se trouve l’hôtel…et le bambou. Avis à ceux qui se rendent dans cette région, ne manquez pas le petit bambou du Bromo pour d’autres observations !!

                La photo 20 permet de voir les 3 volcans de la caldeira.photo_20_Volcans_Batok__Bromo__et_Widodaren Au premier plan le Batok, puis le Bromo qui fume, puis le Widodaren, en forme de grande cuvette. La mer de sable-cendres (photo 21)photo_21_La_mer_de_sable_cendres et le fond du cratère du Bromo (photo 22).photo_22_Au_coeur_du_Bromo Bien au delà de la caldeira, on aperçoit au loin  l'immense volcan Semaru,qui domine la région de ses 3676m (photo 23).photo_23_au_loin___droite__le_Semaru

                 Sur le même chemin que le phyllostachys poussent des acacias aux fleurs blanches (photo 24)photo_24_Acacia_aux_fleurs_blanches et ce joli couvre sol aux centaines de petites fleurs blanches, comme un tapis d'étoiles...(photo 25).photo_25_Comme_un_tapis_d_etoiles

                 Nous quittons Java pour gagner Bali. Rizières (photo 26),photo_26_Les_rizieres_de_Bali temples et lieus d'offrandes (photo 27)photo_27_Offrandes_pour_les_recoltes se succèdent. Des bambous aussi, le fameux 'bambou sacré de Bali' (mais tout est sacré à Bali !), Schizostachyum brachycladum(photo 28),photo_28__Schizostachyum_brachycladum___Bali sur lequel je reviendrai dans un prochain article, pour l'avoir rencontré dans un autre pays, en pleine sortie de turions ! et puis de nombreuses pieds d'un grand bambou aux chaumes fins, aux gaines persistantes et au feuillage d'une extrême finesse, qui pourrait être Thyrsostachys siamensis, que j'ai eu l'occasion de voir quelques temps plus tard à Singapour.

                  D'autres arbres particuliers, comme le cacaoyer avec ses cabosses (photo 29),photo_29_Les_cabosses_du_cacaoyer attireront notre attention, ainsi que d'autres fleurs de nénuphars (photo 30),photo_30_Fleur_de_nenuphar de lotus (photo 31),photo_31_Fleur_de_lotus et d'orchidées (photo 32).photo_32_Orchidee

 

                  Remarque:                 

                  

                   A Java existe l'un des plus beaux jardins botaniques au monde, à Bogor, au sud de Djakarta. Nous n'avons pu nous y rendre, mais je crois que les bambous entre autres doivent y être magnifiques ! Avis aux voyageurs... 

 

                Photos : Yann, Rékia et Robert Kernin

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18 juin 2010

Portrait de bambou : Schizostachyum (glaucifolium ?)

                                           SCHIZOSTACHYUM (GLAUCIFOLIUM ?)

                                                   Robert Kernin – Wallis – Juillet 2009

         Précisions sur cette espèce, suite au premier article ‘ Wallis et Futuna- Vie, faune, flore et bambous’.

Remarque: vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir

Exemplaire étudié :   Jardin de Philippe et Salomé PINERO, à Lausikula, village de Vaimalau,  district de Mua - WALLIS 
                             . Age supérieur à dix ans. Surface 4 m.carrés environ.
-3 touffes plus importantes se trouvent en foret de Muli
- 2 autres plus modestes, de 3 à 4 mètres carrés chacune, chez le père de Heneliko MEKENESE, village de Vaimalau
- D’autres sont vraisemblablement dans quelques jardins.

CHAUMES
Hauteur : 4 à 6m.  Diamètre : 30 à 42mm. Erigés. Aspect général, de la touffe, échevelé (voir photo 20 article précédent « Wallis et Futuna »).
Quelques traces diffuses de pruine sur les entre-nœuds. Présence d’un anneau de pruine nettement marqué, d’une largeur de 4/5mm, sous le nœud (photo 1).photo_1_anneau_de_pruine_
Entre-nœuds d’une longueur moyenne de 35 à 45cm pouvant atteindre 54cm en milieu de chaume, plus courts à la base d’une manière régulière et sans tassement excessif (photo 2),photo_2__entre_noeuds_de_la_base absence de sillon internodal, celui-ci étant remplacé par un léger méplat (photo 3).photo_3_l_ger_m_plat_en_place_du_sillon_internodal
Coloration : vert clair mat pour les chaumes âgés, vert un peu plus foncé, mat également, pour les nouveaux.
Nouveaux chaumes : sur la partie non recouverte par la gaine (moitié de l’entre-nœuds environ), présence de minuscules poils blancs épars, devenant plus denses en remontant vers le nœud, brillants, aspect du verre pilé au toucher, caduques.
Chaumes plus âgés : entre-nœuds lisses au toucher.
Parois du chaume très fine (photo 4)Photo_4_Paroi_du_chaume_tr_s_fine mesurée 1,8mm sur ce tronçon de chaume de 2,7cm de diamètre.

GAINES DE CHAUME (photo 5).Photo_5_gaine_de_chaume
Pour un entre-nœuds de 43cm, longueur de la gaine 21cm, largeur de base 18cm, largeur supérieure au niveau de la ligule 3,2cm.
Coloration : vert clair, puis en vieillissant les bords prennent une teinte orangée (photo 6),photo_6_gaine_de_chaume_stade_interm_diaire avant la phase finale desséchée.
Caduques sur partie haute du chaume, mais pouvant rester assez longtemps en place sur les entre-nœuds de la partie inférieure, sur 1m/1,50m (photo 7),Photo_7__Gaines_de_chaumes_persistantes_sur_partie_inf_rieure_des_chaumes jusqu’à être persistantes à la base de certains chaumes (photo 8).photo_8_gaines_persistantes___la_base_des_chaumes
Présence de taches diffuses de pruine sur la partie externe, et de poils brun clair, brillants, épars, un peu plus concentrés mais sans être denses vers la partie supérieure, excepté en partie centrale supérieure où ils sont pratiquement absent (photo 9).Photo_9_Poils_sur_la_gaine Ces poils peuvent parfois paraître blancs du fait de la pruine.
Toucher face externe légèrement rugueux, accentué par les poils épars. Face interne glabre, très lisse. Haut de gaine fortement concave.
Ligule très fine, fortement concave, en forme d’arc à courbures inversées (photo 10),Photo_10__Ligule_de_gaine_de_chaume  frangée à chaque extrémité de longs cils de 3 à 10mm de long, bruns clair/blancs.
Languette 10cm de long pour 1cm de large à la base, retombante, épaisse, résistante et molle au toucher, face externe glabre, face interne garnie de poils très courts et serrés brun clair, brillants, durs, au toucher de verre pilé ( photo 11).Photo_11_Languette_de_gaine_et_arc___double_courbure_du_haut_de_gaine
Cicatrice de gaine proéminente par rapport au nœud,  ne présentant ni poils ni duvet, formant juste un cercle sombre à l’aspect de vieux bois lorsque la gaine tombe, à noter que cette cicatrice devient blanche par la suite, et forme distinctement deux cercles fins superposés ( revoir photo 1).
Gaine très fraîche : face interne extrêmement lisse et dure, paroi épaisse. Lorsque l’on essaie de la casser, elle ne se fend pas mais se brise en éclats, indifféremment verticaux ou horizontaux. C’est comme si l’on cassait du plastique (photo 12).Photo_12_gaine_de_chaume_cassante

BRANCHES 
Partie inférieure du chaume généralement dépourvue de branches, celles-ci se développant vers le 8e nœud. Les entre-nœuds de la base étant graduellement plus courts, le 8e nœud se situe vers une hauteur de 2m sur un chaume d’environ 6m d’un diamètre de 40mm.
Une branche dominante, et généralement quatre secondaires (j’ai trouvé quelques exemples de deux secondaires et même cinq secondaires !!!), se développant simultanément (photo 13)photo_13_Branches_naissantes dans un premier temps.
Dans une seconde phase, d’autres branches se développent, portant leur nombre jusqu’à 12/13 (photo 14).Photo_14_Branches__jusqu___12_13_ Erigées, dans un angle compris entre 45 et 10 degrés environ, l’extrémité retombant parfois sous le poids du feuillage. Longueur ne dépassant pas 1m, pour une moyenne de 0,80m.
Gaines des entre-nœuds des branches portant des poils épars très durs, identiques à ceux des gaines de chaume.

FEUILLES
Non tessellées. De 8 (le plus fréquent) à 11 nervures secondaires (indiquées par points rouges sur photo 15)Photo_15_Nervures_secondaires_et_crochets de chaque côté de la principale (X). D’autres plus fines entre les secondaires. Pétioles de 2 à 5mm.
Nombre de feuilles par branches : de 5 à 15 (photo 16).Photo_16_feuilles_de_5___15_par_branche
Face supérieure lisse, vert légèrement lustré, glabre.
Face inférieure un peu  rêche, vert mat, semble glabre à la loupe.
Les deux bords extrêmement coupants, garnis de minuscules crochets (photo 15 bis)photo_15_bis_Crochets_de_bord_de_feuilles
Longueur : de 25 à 30cm en moyenne, pour des largeurs de 4cm.
Echantillons (longueur/largeur): 25/5,2 – 29,5/4,7 – 30/4 – 28,5/3 – 28/2,9 – 29,5/4,4 – 14,5/3,4 – 23/4,2 – 27/4,6 – 28,5/4 – 26/4,3 – 19,5/4,2 – 22,5/2,4 – 21,5/2,5 – 22/2,6 –

GAINE FOLIAIRE
Recouverte de poils durs, épars, caduques. Présence de longs cils blancs, sans oreillettes, au sommet .

TURIONS
Verts clairs (photo 17 et 18).Photo_17_Turionphoto_18_Turion_naissant
Languettes de 9 à 10cm de long, érigées au sommet,  (plus courtes sur turions naissants) et 1cm à 1,3cm de largeur à la base, dressées dans un premier temps. Sur turions plus âgés, les languettes de l’extrémité du turion restent dressées, puis languette  horizontale à la gaine suivante, et ensuite retombante. Le creux de haut de gaine, bordé par la ligule et où prend naissance la languette, est très accentué.
Poils épars sur toute la surface, avec une plus grande concentration en haut de gaine (exceptée partie haute centrale) (photo 19).Photo_19__D_tails_gaines
Le haut des gaines s’écarte fortement du turion, lui donnant un aspect très caractéristique. 
Longs cils brun clair / blancs, bien visibles sur les côtés supérieurs des gaines dépourvues d’oreillettes (photo 20 et photo 20 bis).photo_20_haut_de_gainephoto_20_bis__haut_de_gaine

RHYSOMES
Pachymorphes. 

Remerciements :   Un grand merci à Salomé et Philippe PINERO,  ainsi qu’à Heneliko MEKENESE, qui m’ont laissé l’accès libre à leur jardin pour y étudier tout à loisir cette espèce, et prélever des échantillons à destination de l'herbier du Muséum de Paris.

 

                              

 
   
               

 

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29 octobre 2009

A la recherche de SIROCHLOA PARVIFOLIA - MAYOTTE

                                       A LA RECHERCHE DE SIROCHLOA PARVIFOLIA
                                         Sur les chemins de randonnée de Mayotte
                                                  Robert Kernin – janvier 2006

      Mont Shoungui, vers 430m d’altitude, vendredi 20 janvier 2006, Mayotte (photo1)photo_1_Le_mont_Choungui. J’aperçois le bambou, supposé être Sirochloa parvifolia, un moment extraordinaire, après tant de recherches à travers la documentation, tant de conversations avec des amis en métropole, le rêve était réalisé.

      Jusqu’en 2002,le nom de ce bambou était Schizostachyum parvifolium, et j’avais recherché des renseignements à travers mes divers documents, certains bien cachés comme dans Les Bambusées d’E.G.Camus, où il ne figure pas dans le lexique…mais est décrit tout de même page 176 !
       Je possédais aussi une parution de 8 pages, éditées à Kew, concernant un travail de Soejatmi Dransfield, botaniste spécialiste des bambous indonésiens et de Madagascar. Cette parution concernait Madagascar, et Soejatmi avait, entre autres, trouvé S.parvifolium dans les forêts sableuses du bord de mer, notamment à Nosy-Be. Une conversation avec Jean-Yves Lesouef, conservateur du Conservatoire botanique national de Brest, m’apprit que Soejatmi avait renommé ce bambou dans un nouveau genre, ne comprenant qu’une seule espèce, genre monotypique donc, et Schizostachyum, auquel je m’étais habitué, devint Sirochloa.
      Siro, dérivé du grec Sira, que l’on peut traduire par ‘fil de fer’, et chloa pour herbe ou bambou. J’avais donc, à travers le nom du genre, l’aspect de ‘la bête’ : bambou fil de fer.
      Ayant eu l’occasion de rencontrer Soejatmi quelques temps auparavant, je lui demandai quelques informations sur Sirochloa, et elle me fit parvenir, gentiment, le bulletin de Kew où elle décrivait ce nouveau genre, avec une superbe planche de dessin botanique pour couronner le tout. Fort de tous ces renseignements, j’étais prêt à partir à la recherche du ‘trésor’, comptant surtout explorer les zones de forêts côtières sableuses (photo 2)photo_2_Plage__pirogues_et_v_g_tation_du_bord_de_mer, comme à Nosy-Be. Car il faut savoir que, si cette espèce avait été signalée sur Mayotte, aucun lieu ne semblait avoir été signalé concernant sa répartition, et, malgré toutes mes recherches effectuées, jusqu’au Conservatoire de La Réunion ayant en charge la zone de Mayotte, le plus grand mystère semblait régner quand à la localisation de cette espèce. De quoi attiser l’intérêt de tout curieux et passionné de bambous comme je le suis.
      Je m’efforçai de trouver un contact ‘botanique’ sur place, et le Conservatoire du Mascarin, à La Réunion, me conseilla de joindre le botaniste Fabien Barthelat. Un autre contact mahorais m’avait également envoyé vers Fabien (photo 3 – Fabien et Abdou au sommet du Choungui le 20 janvier 2006).photo_3__Fabien_et_Abdou_au_sommet_du_Choungui_20_janv

      J’arrivai à Mayotte le 10 janvier 2006. Pleine saison des pluies, très supportable sur cette île, un plaisir, humidité ambiante au top, soleil et chaleur (31°C) au rendez-vous (photo 4).photo_4_Paysage_vu_du_sommet_du_Choungui Comme un poisson dans l’eau…de pluie, çà changeait des températures négatives de métropole.
      Mayotte se situe dans l’océan Indien, entre Madagascar et l’Afrique. Autrefois l’une des quatre îles des Comores, surnommée ‘l’ile aux parfums’ grâce aux senteurs enivrantes de l’ylang-ylang, elle est restée française par un vote en 1975, les trois autres îles choisissant leur indépendance. 99% de la population est de religion musulmane, un islam emprunt d’une grande tolérance, se mariant avec les traditions africaines. Je n’ai rencontré que sourires, bon accueil et hospitalité sur tous les chemins. La langue officielle est le français, et vous arriverez à vous faire comprendre pratiquement partout, sinon existe le Shimaore, dérivé du Swahili bantou. Un autre dialecte, d’origine malgache, le Shibushi (ou Kiboshy) est parlé dans quelques villages du sud (photo 5)photo_5_village_au_sud et de l’ouest de l’île de Grande-Terre (car Mayotte est composée de deux îles, Petite-Terre, où se situe l’aéroport, et Grande-Terre, l’île principale.
      Pour les passionnés de flore, il y a tous les milieux, secs, forêts humides avec leur haute végétation (photo 6),photo_6_les_hautes_frondaisons_de_la_for_t_humide intermédiaires, marais, mangroves. Il pleut deux fois plus au nord de l’île qu’au sud, les crêtes sont par endroits mises à nu par le ruissellement, formant des ‘padza’ (photo 7).photo_7_Padza_terrain_d_nud_ On rencontre de nombreux ruisseaux, que l’on peut parfois franchir en voiture grâce à des gués en béton (photo 8).photo_8_gu_ Grande-Terre fait environ 38 km de long pour 20 de largeur maximale, mais avec des baies parsemées d’îlots (photo 9)photo_9_Des_baies_parsemm_es_d_il_ts et un pourtour côtier très variable et découpé. Entre Petite-Terre et Grande-Terre des barges (photo 10)photo_10_La_barge_dans_le_port_de_Mamoudzou assurent la liaison à longueur de journée, la traversée durant une vingtaine de minutes.
       La curiosité de Petite-Terre est un cratère rempli d’eau soufrée, le lac de Dziani-Dzaha (photo 11).photo_11_Crat_re_et_lac_de_Dziani_Dzaha Le niveau du lac varie avec les marées, et se trouve donc au même niveau que la mer. L’odeur de souffre est très forte lorsque vous êtes sur la langue sableuse longeant le lac (photo 12),photo_12_zone_sableuse_en_bordure_du_lac_du_crat_re_de_Dziani_Dzaha l’eau est d’un beau vert émeraude, opaque, parcourue de traînées de souffre en bordure de rivage (photo 13).photo_13_Crat_re_de_Dziani_Dzaha_et__cume_de_soufre_en_bordure_d_eau Cette teneur en souffre ne semble pas déranger les petits échassiers, du genre Tringa, appelés ‘chevaliers’, mais aussi d’autres genres, qui picorent en bordure des eaux.
      Sur Grande-Terre, les sommets de l’île ne sont pas particulièrement élevés, le Bénara 660m, le Choungui 594m, le Mtsapere 572m, le Combani 477m, et quelques autres moins élevés. Cependant, ces hauteurs sont suffisantes pour retenir les nuages, comme le montre la photo du mont Choungui au loin avec son sommet voilé (photo 14),photo_14_au_loin__le_Choungui_cach__dans_les_nuages et les précipitations, en saison des pluies, y sont fréquentes. De ce fait il existe, sur une courte distance en hauteur, plusieurs formes de végétation, plutôt buissonnante au sommet, puis composée de très grands arbres à mi-pente, parfois pris d’assaut par le figuier étrangleur (photo 15),photo_15_Figuier__trangleur___l_assaut_d_un_autre_arbre la vraie forêt humide, où coulent de beaux ruisseaux (photo 16)photo_16_Ruisseau_en_cascade et où l’on y voit fougères (non arborescentes), Pandanus mayotteensis ( endémique), et P.utilis (à échasses caractéristiques), une espèce d’Olyra, voisine des bambous, qui serait peut-être O.latifolia, une espèce de Bambusa présente sur toute l’île, sans doute B.vulgaris,(photos 17 et 18)photo_17_Bambusa_vulgarisphoto_18_turion_de_Bambusa_vulgaris mais il serait intéressant de faire quelques observations plus poussées. J’ai notamment croisé un pied, sur le sentier de randonnée Bandrélé/Bénara, qui m’a surpris par la teinte des chaumes, jaunâtres, et ayant conservés une couleur différente à l’emplacement des gaines, tombées.
      Une espèce géante parmi les géantes, Dendrocalamus giganteus, (photo 19)photo_19_Dendrocalamus_giganteus est présente à Mayotte. Il existerait entre huit et dix touffes sur l’île (photo 20).photo_20_Le_g_ant_des_g_ants_Dendrocalamus_giganteusphoto_21_Une_rencontre_que_je_souhaite___tous J’ai mesuré un chaume, à 1m du sol, d’un diamètre de 27cm. L’impression lorsque l’on se trouve en présence d’un tel géant est extraordinaire, je souhaite à tous mes amis passionnés comme moi de bambous de faire un jour cette rencontre (photo 21).photo_22_Gaines___la_base_d_un_turion_de_Dendrocalamus_giganteus Les turions, protégés par leurs larges gaines (photo 22), sont en rapport (photo 23),photo_23_Turions_nouvelle_pousse_de_Dendrocalamus_giganteus il leur faudra seulement autour de 2 mois pour sortir de terre et atteindre leur taille d’adulte (photo 24),photo_24_turion_et_chaumes_de_Dendrocalamus_giganteus autre record de croissance dans le monde végétal. Une pruine dense (photo 25),photo_25_pruine_sur_un_jeune_chaume_de_Dendrocalamus_giganteus leur donnant un aspect bleuté, recouvre les nouveaux chaumes. Sur les anciens, de courtes racines aériennes poussent sur les nœuds de la base, et de petites plantes, fougères et autres, viennent s’y loger (photo 26). photo_26_racines_a_riennes_au_niveau_du_noeud_Dendrocalamus_giganteusJ’estime la hauteur des chaumes à plus de 30m, j’ai devant moi une cathédrale de bambous (photo 27).photo_27_Une_cath_drale_de_bambous_Dendrocalamus_giganteus
      A propos de cette espèce, j’ouvre une parenthèse, ayant découvert, en parcourant les rues de Mamoudzou, un magasin nommé ‘Esprit Bambou’. Devant une telle enseigne, j’en connais plus d’un qui serait entré, ce que j’ai fait, et par là-même, cela m’a donné l’occasion de connaître Stéphane Reiter, menuisier et créateur de mobilier à base de bambou. Stéphane utilise surtout Bambousa vulgaris, ainsi que le bois de manguier (Mangifera indica), pour réaliser de superbes meubles (photo 28).photo_28_Chaise_en_bambou_et_manguier Les dessins des veines du manguier sont d’une grande diversité. Stéphane m’explique qu’il traite B.vulgaris, attaqué par un petit insecte qu’il appelle’Scolite’, mais que par contre Dendrocalamus giganteus n’en est pas victime, vu son bois plus compact.
      
      Lors d’une randonnée au mont Combani à la recherche de Dendrocalamus giganteus, accompagné d’une amie, son attention est attirée par une petite grenouille. Il s’agit de Mantidactylus granulatus,(photo 29)photo_29_grenouille_Mantidactylus_granulatus mesurant autour des 4 cm. Elle pond ses œufs, enrobés d’une masse gélatineuse et collante, sur des feuilles et au-dessus d’un ruisseau. A leur naissance, les têtards tombent dans l’eau. J’ai trouvé une ponte sur une feuille de Dendrocalamus giganteus…juste au-dessus d’un petit ruisselet.
      C’est au cours de cette randonnée, lorsque l’on part du haut du mont et que l’on s’engage sur un chemin tombant dans l’oubli, que l’on trouve une mystérieuse grande maison déserte, un escalier vous conduit aux magnifiques terrasses sous voûtes (photo 30)photo_30_une__trange_maison_abandonn_e_sur_les_flancs_du_mont_Combani d’où l’on aperçoit au loin le lagon, et un autre vous mène plus haut, où un bar démesuré et des pistes de danse abandonnées y font régner une étrange atmosphère. Un lieu laissé à la merci de la végétation luxuriante qui lance ses lianes, troncs et racines à l’assaut des murs. Qui relèvera un jour le défi de redonner vie à cette magnifique bâtisse?
      Sur d’autres sentiers, un son, ressemblant un peu au grognement d’un cochon, m’a annoncé la présence des makis (ou lémurs). Mayotte abrite une espèce, Lemur fulvus mayottensis,(photo 31)photo_31_Maki__Lemur_fulvus_mayottensis qui se distingue de l’espèce de Madagascar, Lemur fulvus fulvus, par une plus grande diversité dans la couleur du pelage. Cependant, l’hypothèse d’une introduction de l’espèce de Madagascar, voici plusieurs siècles, est généralement admise. Leur rencontre est fréquente, et il n’est pas rare de voir des bandes d’une dizaine d’individus ou plus dans les jardins des particuliers, en ‘visite’. Leur nourriture se compose principalement de fruits, feuilles, et fleurs.
      Autre animal étrange, présent partout le jour surtout ou les soirs clairs, la grande chauve-souris Pteropus seychellensis comorensis,(photo 32)photo_32_Chauve_souris_Roussette_Pteropus_seychellensis_comorensis pouvant atteindre 60cm d’envergure, genre dépourvu de radar et ne pouvant, de ce fait, voler dans l’obscurité totale. Se nourrissant de fruits, recouverte d’une fourrure brun foncé et rousse, je trouve cette espèce d’une impressionnante beauté. Le vol lourd et régulier, les ailes battant lentement mais d’une façon très particulière, me rappellent à première vue celui du héron. Au coucher du soleil, le spectacle de ces mammifères, regagnant leur arbre perchoir, est un cadeau magnifique de la nature à mon œil d’homme des villes.
      Le chant des cigales m’accompagne souvent au long des chemins (photo 33),photo_33_cigale ainsi que de beaux papillons (photos 34).photo_34_Superbe_papillon Un arrêt pour aller observer un eucalyptus au tronc brun, crevassé et spongieux gorgé d’eau (photos 35 et 36),photo_36_D_tail__corce_eucalyptusphoto_35_Eucalyptus espèce poussant en zone de forêt humide à mi-pente des monts, m’a permis de voir ce superbe insecte sur lequel un masque semble avoir été peint (photo 37).photo_37_les_couleurs_des_insectes
      Ma marche sur les crêtes du mont Bénara, sentier très bien jalonné comme tous les autres, prévu pour cinq heures dans le guide mais qui m’en a pris huit, observations obligent, m’a permis de faire une belle rencontre : l’épervier de Mayotte-Accipiter francesiae brutus- (photo 38),photo_38_L__pervier_de_Mayotte__Accipiter_francesiae espèce peu farouche que j’ai pu approcher à moins de 3m.
      Un autre oiseau remarquable, que j’ai rencontré au fond du cratère de Dziani Dzaha, sur Petite Terre, est le Foudy malgache – Foudia madagascariensis- (photo 39),photo_39_Foudy_malgache_Foudia_madagascariensis arborant sa livrée nuptiale rouge écarlate. Présente sur tous ces chemins, non agressive mais sinon à la piqûre douloureuse, volant en solitaire, la guêpe maçonne (photo 40)photo_40_gu_pe_ma_onne se rencontre assez fréquemment. Si vos l’observez, elle confectionne de petites boules de terre, qu’elle ira coller à l’endroit qui lui convient pour y construire un nid.
      A Hajangoua, un ami me fait découvrir l’un des trois baobabs (photo 41)photo_41_Baobab___Hajangoua se trouvant dans sa propriété, j’en ai vu d’autres également en bordure d’une plage de sable noir du sud.
      
      Mais revenons à notre Sirochloa
      Après avoir pris contact par téléphone avec Fabien Barthelat, nous nous rencontrons quelques jours plus tard. Fabien travaille sur la flore de Mayotte, et de nombreuses espèces restent encore à découvrir ou à nommer. Après quelques minutes de conversation et échanges de documents, notamment la description faite par Soejatmi Dransfield, Fabien me fait part de son idée : un petit bambou existe sur les flancs du mont Choungui, ressemblant à celui de ma recherche. Nous convenons d’une date pour une randonnée (photo 42)photo_42_l__quipe_de__exp_dition_Sirochloa_sur_les_pentes_du_Choungui et, le 20 janvier, je fais la connaissance de Sirochloa parvifolia dans son milieu naturel- j’ai indiqué d’un petit point rouge, sur les photos,ce petit bambou, perdu dans la végétation (photo 43 et 44).photo_43_Biotope_de_Sirochloa_parvifolia_copy Après quelques minutes d’observations, je pense que c’est très ressemblant à l’espèce que je cherche. Je décide de revenir plus tard et plus longuement, afin de recenser la population du lieu, et approfondir mes observations.photo_44_Zoom_sur__biotope_de_Sirochloa_parvifolia
      Quelques jours plus tard je m’enfonce sur une pente assez raide, dans un enchevêtrement d’arbustes, de lianes, constituant son biotope (photo 45).photo_45_Sirochloa_parvifolia_s_accroche_aux_branches Je voudrais savoir si ce bambou, occupant seulement une bande large d’une dizaine de mètres au long de la pente, donc se situant à une altitude très précise, s’étale loin autour du mont, ou pas. S.parvifolia n’est pas en bosquet, ni en touffes très importantes. Il s’agit d’un très petit bambou, j’ai mesuré un diamètre maximum de 3mm (photo 46),photo_46_Zoom_Sirochloa_parvifolia généralement 1 à 2mm, pour une longueur maximum de 4,70m, généralement 1,50m à 2m.
      Il se présente sous l’aspect de petites touffes, composées de quelques chaumes cespiteux (exemple : de 8 à 15 chaumes, etc…) et espacées entre elles de 20cm, ou 30cm, ou 1m…etc…Je vois des dizaines de ces petites touffes grêles. Seraient-elles reliées entre elles ? Je complète mes observations de diverses mesures, et une pluie tropicale forte me contraint à battre en retraite, au milieu de ruisselets se formant et rendant la pente extrêmement glissante. Fini pour aujourd’hui, et je n’aurai pas le temps de revenir sur les lieux avant mon départ. La question de savoir si ces touffes sont reliées entre elles, comme il est vraisemblable, rest à vérifier.Je n’ai pu voir si la population s’étendait plus loin autour du mont Choungui, qui a la forme particulière d’un téton géant.
      Sirochloa parvifolia, lorsqu’il trouve des arbustes, ou tout autre appui de végétation, a tendance à aller chercher le soleil, mais est retombant sinon (photo 47),photo_47_Sirochloa_parvifolia comme on peut le voir sur la photo 47, où il pend le long d’une paroi. Les feuilles sont petites, 8 à 10cm de long pour 13 à 11mm de large, plus rarement 12 à 15cm de long pour 20 à 17mm de large (photo 48).photo_48_Feuilles_de_Sirochloa_parvifolia
      Les gaines de chaume sont frangées de poils blancs, leur face interne est teintée, à la base, de violet. Elles sont persistantes, et ne couvrent que le tiers environ, voir le quart, de l’entre-nœud, dès le deuxième entre-nœud à partir de la base. Vers le haut du chaume elles peuvent cependant être plus longues.
      La languette de gaine est longue d’environ le tiers de la gaine ( exemple : 2,5cm pour une gaine de 7cm).
      Les gaines foliaires sont dotée de longs cils blancs en partie supérieure (photos 49 et 50)photo_49_Feuilles_et_cils_des_gaines_foliaires_de_S photo_50_Cils_des_gaines_foliaires_extr_mement_d_velopp_s
      Je n’ai vu qu’un seul turion, en janvier donc, et n’ai pu faire d’observations dessus.
      A noter qu’au niveau des branches, elles se composent d’une principale et de secondaires tout autour (photo 51).photo_51_Branches_de_Sirochloa_parvifolia Parfois, seule la branche dominante se développe (photo 52),photo_52_Branche_dominante_de_S d’autres fois le gros bourgeon reste dormant, et les petites branches se développent (photo 53).photo_53_Branches_secondaires_de_Sirochloa_parvifolia J’ai observé ces deux états différents sur un même chaume et sur 2 nœuds se suivant (photo 54).photo_54_entre_noeuds_de_Sirochloa_parvifolia
      Les nœuds sont légèrement proéminents (photo 55),photo_55_Noeud_de_Sirochloa_parvifolia et l’entrenoeud présente une partie renflée à sa base.
      Un doute persiste sur ce bambou. S’agit-il bien de Sirochloa parvifolia ? Le canal central du chaume, d’un diamètre certes petit, mais représentant environ le tiers du diamètre total, semble trop important par rapport à la description de l’espèce. Alors, S.parvifolia ou non ? Espèce voisine ? Sous-espèce ? Des observations diverses sont en cours, qui viendront je l’espère lever ces doutes, et apporter des précisions sur ce petit bambou. A suivre donc…

      Je repartirai de Mayotte la tête remplie d’images de marchés proposant des fruits, des épices, des vêtements multicolores et mille autres choses, des rues animées de Mamoudzou et la gentillesse des mahorais, l’ambiance des taxis-brousse sur des musiques de reggae, et les longues soirées sur la terrasse à parler de cette île et de nos découvertes en compagnie de mes amis et hôtes, tout en observant les chasses des geckos, le translucide et le ‘poussière d’or’, à la lumière des ampoules jaunâtres (photos 56)photo_56_Geckos. La tête pleine de ces villages du nord (photo 57),photo_57_village_au_nord de ces plages du sud (photo 58),photo_58_plage_au_sud de la terre rouge où se posent des habitations de fortune (photo 59),photo_59_Habitations_de_fortune_aux_environs_de_Mamoudzou de la magie de la baie de Sada et de sa ville blanche (photo 60),photo_60_Sada__ville_et_son_minaret d’où s’élève au coucher du soleil le chant du Muezzin tandis que les rayons d’or éclairent les coques des pirogues (photo 61),photo_61_Pirogues_multicolores et que les grandes roussettes cherchent leur perchoir de nuit. Et aussi,  gravées pour toujours, des rencontres avec les ‘clandestins’, venus des autres îles des Comores, aidés par leur famille de Mayotte et subsistant par quelques ventes de tissus et autres, des récits de drames et de vies laissées sur la barrière de récifs, bien réels, et dont je retrouve, année après année, à travers les infos télévisées, le souvenir aussi vif.
Et puis, il y aura le dernier soir, puisqu’il faut bien ‘reprendre la route’ au brocheti ‘Au bon goût’(photo 62), merci au Choungui de m’avoir dévoilé son ‘trésor’(photo 63 et 64).photo_62_Repas__d_adieu_au_Brocheti_Le_bon_go_tphoto_63_Le_Choungui_et_la_baie

      Remerciements :
      La recherche de ce bambou a été pour moi une aventure passionnante, et je tiens à remercier tous ceux qui m’ont aidés dans cette recherche, à un moment ou à un autre, tant dans la recherche de documents que dans l’accueil à Mayotte, en rappelant que certains d’entre eux continuent, à travers leurs observations et l’exploitation des renseignements recueillis, à participer à l’identification formelle de cette espèce.photo_64_Le_sommet_du_mont_Choungui
      Merci donc à Soejatmi Dransfield, Delphine Salvert, Paul Kramer, Rémi Bertran, Jean-Yves Lesouef, Jean-Pierre Demoly, Abdou Andhumou de l’équipe de Mayotte, et un merci particulier à Fabien Barthelat pour sa grande connaissance de la flore de Mayotte et du terrain, et sans lequel je n’aurai pu trouver Sirochloa parvifolia.

 

 

 

 

 

 

Bibliographie :
- Les Bambusées. E.G.Camus, réed.1979, Delhi.
- Woody Bamboos of Madagascar. Soejatmi Dransfield, Royal Botanic Gardens, Kew (2000).
- Sirochloa, a new bamboo genus from Madagascar. Soejatmi Dransfield, Kew, Bulletin 57 :          96...       (2002).
- Les bambous ligneux indigenes en France. Jean-Pierre Demoly, revue Bambou n°36, avril 2001, AEB France.
- Plantes et forêts de Mayotte. Olivier Pascal/Jean-Pierre Labat-2002-Patrimoines naturels-53. Publications scientifiques du Muséum d’Histoire Naturelle.
- La faune terrestre de Mayotte. Musée Royal de l’Afrique Centrale - Belgique 1999.
- Mayotte comores. Le Petit Futé – éditions 2004/2005.
- L’île de Mayotte à pied . FFRP/ CNSGR. 2000/2002.

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22 octobre 2009

Les couleurs des fleurs des frangipaniers de Wallis

                               LES COULEURS DES FLEURS DE FRANGIPANIERS DE WALLIS

                                                  Robert Kernin- octobre 2009-

 

Une traduction en anglais est disponible à la suite du texte en français

  An English translation is available at the following text in French

 

frangipanier_blanc_jaune_2On peut voir sur l'île de Wallis de nombreuses variétés de frangipaniers (PLUMERIA).

Les formes blanches sont les plus fréquentes, puis blancs jaune ou blanc rose.frangipanier_rose_blanc_1

Une couleur se rencontre aussi fréquemment, jaune rouge, que j'ai surnommé 'feu', avec en général des fleurs plus petites et aux pétales plus fins. Sur cette dernière variété j'ai remarqué que le nombre de pétales pouvait être de 6, alors qu'en général il est de 5. Ce qui peut laisser penser que ce serait une espèce à part entière, mais mes connaissances en frangipaniers sont limités.

Trois autres couleurs sont plus rares, le jaune, le rose, et le rouge. Se reporter aux photos qui suivent.frangipanier_rouge_1

Sur Wallis, il suffit de couper un bout de branche, à tout moment car la saison sèche est très peu marquée et ressemble à celle des pluies !!, et de repiquer ce bout de branche dans la terre, la reprise est quasi assurée !frangipanier_rose_2

Mais laissons parler les photos...frangipanier_rouge_2frangipanier_rose_3frangipanier_jaune_1frangipanier_feu_4frangipanier_feu_3frangipanier_feu_2frangipanier_feu_1frangipanier_blanc_rose_3frangipanier_blanc_rose_2frangipanier_blanc_rose_1frangipanier_jaune_2frangipanier_jaune_3frangipanier_jaune_rouge4frangipanier_jaune_rouge_1frangipanier_jaune_rouge_2frangipanier_jaune_rouge_3frangipanier_rose_1frangipanier_blanc_3frangipanier_blanc_2frangipanier_blanc_1

 

frangipanier_blanc_jaune_1

                                        THE COLOURS OF FRANGIPANI FLOWERS OF WALLIS

                                                 Robert Kernin, October 2009


           It can be seen on the island of Wallis many varieties of Frangipani (Plumeria).

           The white shapes are most common, then yellow white, and white rose.

           A color is also very common, yellow red, that I called 'fire', usually with smaller flowers and petals finest. On this last variety I noticed that the number of petals could be 6, while in general it is 5. This may suggest that it would be a full species, but my knowledge about Frangipani is very limited.

           Three other colors are more rare, yellow, pink and red. See photos below.

           On Wallis, simply cut a piece of branch, at any time, because the dry season is not very pronounced and resembles that of rain!, And after transplanting pieces of branches in the ground, the recovery is almost guaranteed!

           But let us talk about the pictures ...

 

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19 octobre 2009

LE JARDIN DE BAMBOUS DU MONT FUJI

                                          LE  JARDIN DE BAMBOUS DU MONT FUJI
                                            Bambous tropicaux et sub-tropicaux
                                                  Robert Kernin – juillet 2008photo_1_Le_mont_Fuji
                  

PROLOGUE :
             J’ai choisi comme thème principal pour cet article les bambous tropicaux, présents dans ce jardin dans un espace abrité des vents. Ces bambous se présentent sous la forme de quelques chaumes chacun. Je n’ai pas eu le temps de me renseigner sur la façon dont ils hibernent, ainsi que des températures auxquelles ils doivent faire face.
              J’ai rajouté quelques observations sur des espèces sub-tropicales rencontrées au fil de la visite. Je cite les bambous en reprenant les mêmes noms et ponctuations que ceux indiqués sur les plaques.
             Cependant, quand j’en ai possibilité, j’indique, à suivre et entre-parenthèses, les noms correspondants indiqués dans l’index synonymique de J.P.Demoly (édition 1996).            
___________________________________________________________________________
            
             Lors d’un voyage au Japon en juillet 2008 (photo 1), je me trouvai à proximité du «  Fuji Bamboo Garden », et j’entrainai quelques amis à ma suite pour en effectuer la visite.
             Devant faire face à d’autres obligations prioritaires, le temps nous était compté, ce qui est une chose terrible pour un passionné, mais je dus m’adapter !
             A l’arrivée,( photos 2 et 3)photo_2_Entr_e_du_jardinphoto_3_D_co___l_entr_e_du_jardin je m’attendais à un jardin un peu paysager, de manière à ce que mes compagnons puissent au moins admirer quelques jolies fleurs pendant que je « disséquais » les chaumes, mais là grosse déception (relative !), il y avait des bambous, des bambous , et ici et là , encore des bambous, bien rangés , bien organisés, avec de superbes étiquettes, bref  de quoi repousser les amateurs de poésie et d’harmonie que nous sommes un peu tous, mais, égoistement, le paradis pour mon côté « collectionneur-observateur ».
             En déambulant au long des allées, et après quelques photos prises sur une sorte de tour-mirador, permettant d’apercevoir très loin dans la brume le mont Fuji (photo 4)photo_4_mont_Fuji_dans_la_brume des meutes de  moustiques commencent à s’en mêler, jusqu’à mettre en fuite certain(es) d’entre nous. Par chance ces fragiles mais redoutables insectes ne me dérangent que moyennement, et je peux donc continuer à avancer. La chaleur , en ce mois de juillet , est torride.

             Dès les premiers pas une touffe de Bambusa textilis s’impose, aux chaumes de diamètre modeste , de couleur vert /jaune, et d’une belle hauteur ( photo 5)photo_5_Bambusa_textilis. Je note avec bonheur la présence d’une plaque de bonne taille, de bonne qualité et donc très lisible, nommant l’espèce avec ses principales caractéristiques . Ces plaques sont présentes devant chaque espèce du jardin.Vient ensuite un carré de Bambusa glaucescens f.alphonso-karii ( B.multiplex cv.Alphonse Karr) ( photos 6 et 7)photo_6_Bambusa_multiplex_cv_Alphonse_Karr,Photo_7__Bambusa_multiplex_cv espèce que l’on rencontre maintenant assez facilement en france, souvent dans de belles potées, et même plantée dans le sud du pays. Ses chaumes sont d’un jaune /orangé, strié de rayures vertes irrégulièrement surtout en partie basse, et son feuillage composé de petites feuilles.
              Je me trouve bientôt devant un superbe Phyllostachys, jaune, aux gros chaumes.Il s’agit de P.heterocycla f.holochrysa (photo 8),photo_8__Phyllostachys_edulis_cv je ne crois pas que l’on puisse le trouver en culture actuellement en europe, ou il prendrait sans doute le nom de P. édulis cv.holochrysa. Mais un peu plus loin m’attend le fabuleux Phyllostachys heterocycla cv. Tao kiang ( P.edulis cv .nabeshimana) , avec enroulé autour de ses chaumes verts striés de jaune, ou inversement selon le chaume, une sorte de ruban tressé en bambous,du plus bel effet décoratif ( photo 9,10 et 11). Sur la droite de la photo 9 apparaissent quelques chaumes du cultivar « bicolor ».photo_11__Phyllostachys_edulis_cvPhoto_10__Phyllostachys_edulis_cvphoto_9_Phyllostachys_edulis_cv

             

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

        Puis apparait une espèce peu commune, qui me fera parcourir ma bibliographie, un Bambusa  glaucescens f. kimmei-suow ( photos 12,13 et 14),Photo_12_Bambusa_multiplex_cvphoto_13_Bambusa_multiplex_cv photo_14_Bambusa_multiplex_cvdont je finis par trouver la trace sous le nom de B.multiplex ‘ Kimmei-Suhou’dans le gros livre de D.Ohrnberger. La différence avec le cultivar Aphonse Karr n’est pas évidente, je n’ai pas pris le temps sur place de comparer les deux, et le peu de photos prises est insuffisante.Peut-être un peu plus de lignes vertes dans le jaune du chaume chez le Kimmei-Suhou, mais sans certitude. Espèce à revoir, peut-être déjà dans certaines collections en france ?

              J’aborde ensuite l’espace des espèces tropicales, petite allée sinueuse menant mes pas  entre des espèces inconnues pour moi, autant de trésors à découvrir.
                Le Gigantochloa atroviolacea sera le premier (photo 15).photo_15_Gigantochloa_atroviolacea Un turion marron clair, aux limbes de gaines de chaume marron-foncé, un peu brillantes et avec quelques reflets violet.
Les chaumes ont aussi cette couleur marron – violacée. Il est originaire d’indonésie et a été introduit en inde, en thailande, et en australie. A quelques mètres un bambou que je vois enfin «  pour de vrai » Schizostachyum brachycladum v.auriculatum (photos 16 et 17).photo_16_Schizostachyum_brachycladum_vLa différence entre l’espèce type et cette variété semble être la présence d’oreillettes sur la ligule de gaine de chaume, mais leur existence est tout de même notée, bien que «  petites » sur l’espèce type. La variétée auriculatum serait originaire de Singapour, mais il est plus que probable que la provenance ultérieure soit d’indonésie, comme le type. Il peut être vert, ou jaune, ou jaune strié de vert et inversement.photo_17_Schizostachyum_brachycladum_v

                 Je découvre le bambou suivant sous le nom de Bambusa vulgaris cv. Shibo-Butto (photo 18). photo_18_Bambusa_vulgaris_cvDe retour à la maison, j’étale une bonne partie de ma bibliothèque au sol pour essayer de trouver un début de piste, sans succès. Je pense que ce bambou est  B.vulgaris cv.wamin, sans certitude. Il possède des chaumes aux entre-noeuds renflés, et en arrière plan de la photo, sur la droite, on peut voir un exemplaire de forme un peu plus «  adulte ». Shibo-Buto, en japonais, peut se traduire de plusieurs façons, mais, après en avoir retourné le sens dans diverses interprétations, celle du « pli du coude du grand Boudha «  est un bon compromis, et , en observant le renflement obtenu en pliant le coude, l’image de ce bambou est asez bien rendue !
                 Nous restons dans les bambous aux noeuds renflés, avec Bambusa ventricosa f. Kimmei (B.ventricosa cv.kimmei)( photo 19),Photo_19_Bambusa_ventricosa_cv le fameux « ventre de Boudha ». Cette espèce est un peu plus facile à observer en métropole, un bel exemplaire se trouve en bretagne, en pot, devant être placé à l’abri en hiver.
                  Un autre bambou, Bambusa dolichoclada cv.stripe ( photos 20 et 21) est lui originaire de Taïwan. Ses gaines de chaume sont vertes rayéees de jaunes, les nouveaux chaumes jaune pâle striés de vert, puis le jaune devient plus prononcé avec l’age.Photo_21_Bambusa_dolichoclada_cvPhoto_20_Bambusa_dolichoclada_cv

                  

 

 

Puis j’aperçois une autre espèce superbe, aux chaumes de la même teinte que le précédent, mais où les rayures vertes sont  plus nombreuses. Les branches de cette espèce sont garnies de courtes épines redoutables, par trio au niveau de chaque noeud de branche. Il s’agit de Bambusa sténostachya cv.wei-fang Lin, plus connu sous le nom de B.bluméana cv. wei-fang Lin (photos 22, 23 et 24),photo_24_Bambusa_blumeana_cvPhoto_22_Bambusa_blumeana_cv originaire de Taïwan. L’espèce type, elle, est originaire d’Indonésie, et largement répandue dans de nombreux pays asiatiques.photo_23_Bambusa_blumeana_cv

                  Le bambou suivant est Dendrocalamus minor var.amoenus (photo25),photo_25_Dendrocalamus_minor_var qui  présente ici un chaume vert aux fines rayures crèmes. Ce bambou est plutôt décrit pour avoir des chaumes jaunes pâle avec des rayures vertes, peut-être s’agit-il d’une mutation comme on en voit fréquemment dans ces couleurs de chaume. Cette espèce est originaire de chine.
                   Avec l’espèce suivante je quitte la famille des gros bambous tropicaux, puisque j’aperçois un superbe Otatéa  acuminata f.aztecorum (photos 26 et 27),photo_26_Otatea_acuminata_f espèce originaire du mexique, que l’on peut cultiver en extérieur dans certains coins de notre sud (à marseille par exemple).photo_27_Otatea_acuminata_f

 

 

 

 

 

 

Et pour rester sur le continent américain, un bambou de petite taille mais assez étendu, aux feuilles fines et légères, lui succède. Il s’agit de Chusquéa coronalis, qui est ici de toute beautée (photo 28).photo_28_Chusqu_a_coronalis
                     Je quitte l’espace abrité , et passe devant une structure en lamelles de bambous (photo 29),photo_29_Stucture_en_bambou puis un peu plus loin devant une belle touffe de Sinobambusa tootsik f.albostriata (S.tootsik cv.albostriata)(photos 30 et 31),photo_30_Sinobambusa_tootsik_cv aux chaumes très droits , feuillage panaché et branches très courtes.photo_31_Sinobambusa_tootsik_cv

 

 

 

        Les rescapés des moustiques se sont réfugiés dans les salles où sont exposés toutes sortes d’objets confectionnés en bambous, en particulier un angklungs, instrument de musique à percussion, et sur lequel mon fils arrivera à nous jouer un morceau aux sonorités très particulières ...et belles ! (photo 32).Photo_32_Angklungs_instrument_de_musique_en_bambou
                     

 

 

 

 

Je concluerai cette visite dans ce jardin légendaire par la magnifique plantation composée de Phyllostachys edulis et ses cultivars (photo 33).photo_33_Phyllostachys_edulis__type___cultivars_

 

 

 

 

                     

       

 

 

 

 

 

 

Bonus : quelques autres espèces remarquables rencontrées au fil des allées, Tetragonocalamus quadrangularis f.Tatejima = Chimonobambusa quadrangularis cv.Suow,photo 34).photo_34__Chimonobambusa_quadrangularis_cv

Phyllostachys heterocycla f.subconvexa = Phyllostachys edulis cv.heterocycla, très connu sous le nom de ‘Kikko’(photos 35,photo_35_Phyllostachys_edulis_cv 36 et 37).photo_36_Phyllostachys_edulis_cvphoto_37__Phyllostachys_edulis_cv

 

 

 

 

 

 

 

 

Phyllostachys heterocycla f.bicolor = Phyllostachys edulis cv.bicolor (photo 38).photo_38__Phyllostachys_edulis_cv

Phyllostachys aureosulcata f.Tateshima (photo 39). Je n’ai pas trouvé de synonyme pour ce bambou, peut-être le cv.Harbin serait approchant, sans certitude.photo_39_Phyllostachys_aureosulcata_f
 
                    
                    

 

   Bibliographie :

- Bambous en France ( index synonymique) 1996 – Jean-Pierre Demoly
- The bamboos of the world – Dieter Ohrnberger
- Bamboos of the Chitou Forest Recreation Area – The experimental Forest, Collège of   
                                                                          Agriculture, National Taïwan University
- Bamboo World – Victor Cusack
- The horticultural bamboo species in japan – Hata Okamura et Yukio Tanaka
- A compendium of Chinese bamboo – China Forestry Publishing House
- The bamboos of Sabah – Soejatmi Dransfield 

                      Photographies :  Rékia et Robert Kernin                           

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10 octobre 2009

ESCAPADE AU JAPON

                                                         ESCAPADE AU JAPON
                                           
                                                      Robert Kernin- juillet 2008
               

                              
                Pour un amateur de bambous, le Japon est un endroit privélégié, même si je me retrouvais dans ce pays pour d’autres raisons que nos chères graminées.

                Dès les premiers mètres effectués en bus, au départ de l’aéroport, la présence des bambous s’impose. En carrés ornementaux , ou en bosquets au long de la route, je m’emplis les yeux , profitant des dernières lueurs du jour.
                 Après quelques péripéties, comme il se doit dans un pays où les indications sur les panneaux nous laissent perplexes, nous parvenons, mon épouse et moi-meme, à rejoindre le lieu de rendez-vous, à Yokohama, ou nous serons gentiment accueillis dans la famille.
                Nous allons ainsi avoir l’occasion de nous laisser guider, dans la ville proche de Kyoto et ses environs, pour la visite de quelques sites,temples et jardins magnifiques , comme le château-fort d’Himeji ( photo 1),photo_1_Chateau_fort_d_Himeji___Copy ou le Pavillon d’Or ( photo 2).photo_2__Le_Pavillon_d_Or___Copy

                Dans les rues de cette même ville, nous sommes surpris par le chant des cigales, à tel point que cela au début nous semble peu vraisemblable et nous pensons qu’il s’agit d’enregistrements diffusés, jusqu’à ce que nous constations la présence en grand nombre de ces insectes au long des branches des arbres ( photo 3).photo_3_Cigales_dans_les_rues_de_Kyoto___Copy

                 Les allées du palais impérial nous offrent leurs paysages empreints de sérénité (photo 4),photo_4_jardin_du_palais_imp_rial___Copy la taille des arbres et arbustes est ici un art poussé à l’extrême. J’ai assisté aux soins dispensés à un arbuste, les branches sont secouées une à une, et les feuilles mortes enlevées, des équipes de jardiniers y consacrent leur temps( photo 5).photo_5_jardiniers_du_palais___Copy Certains se servent de balais de bambous ( photo 6).photo_6_balais_de_bambous___Copy De beaux et assez grands papillons brun-noirs aux ailes barrées d’une ligne bleu-vert lagon intense volent parfois tout près de nous.(photo 6b).photo_6b_Graphium_sarpedon_

                 En rejoignant d’autres lieus nous traversons un vaste espace bordé des deux côtés par des phyllostachys edulis (photo 7),photo_7_phyllostachys_edulis___Copy croisons des entrées de jardins ou de temples aux murs de bambous ( photo 8),photo_8_murs_d_entr_e_en_bambous___Copy et de magnifiques pousse-pousse que beaucoup apprécieront pour visiter cet endroit ( photo 9).photo_9_promenade_en_pousse_pousse___Copy
                 La présence des bambous s’étend jusque dans les cimetières , comme celui de  Yokohama ou je me suis rendu.( photo 10).photo_10_bambous_ornant_une_tombe___Copy

                 L’une des plus belles soirées à laquelle nous avons eu le bonheur d’assister : les danses des apprenties geisha,(photo 11)photo_11_la_danse_d_une_apprentie_geisha___Copy sur fond d’une paroi de bambous, accompagné du son d’un shamisen, instrument à trois cordes, et de la voix de la musicienne.

                 Un village des environs nous a fait découvrir un petit restaurant de campagne, dont nous garderons un souvenir inoubliable de la soupe que ces deux femmes nous ont préparée et du spectacle de cette préparation dont elles nous ont fait profités ( photo 12).photo_12_restaurant_de_village___Copy               
                 Evidemment, et malgré le court séjour prévu, nous ne pouvions quitter le Japon sans aller rendre une petite visite au jardin de bambous du mont fuji, plus connu de son nom anglais « Fuji Bamboo Garden ».
                 Cette visite fera donc le sujet de l’article suivant, à savoir «  Les bambous tropicaux du  Jardin de Bambous du Mont Fuji . »

                 Nos remerciements à  toute la famille pour l’accueil et l’aide qu’ils nous ont apportés pour la visite de leur belle ville ainsi qu’à travers la région.   
                                                                                                      

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05 octobre 2009

Du Neohouzeaua au Greslania - NOUVELLE-CALEDONIE-Région du Sud

Du Néohouzeaua au Greslania

NOUVELLE – CALEDONIE
Région du Sud
Robert et Rékia Kernin – Juin 2009 et Avril 2010-

La Nouvelle-Calédonie, avec ses 3000 plantes endémiques (dont 1 genre de bambou), ses paysages montagneux entourant d’immenses vallées souvent inhabitées, ses nombreuses rivières et sa terre ocre rouge, avec parfois l’arrière plan de la mer aux couleurs changeantes d’innombrables bleus et verts particuliers aux lagons et aux eaux coralliennes, est un joyau et une découverte sans fin pour tous les randonneurs qui décident d’arpenter ses chemins.
La ville de Nouméa offre sa modernité tout en conservant des petites touches du passé, et au coucher du soleil les promenades du bord de mer ainsi que la place des Cocotiers retentissent d’une sérénade de cris d’oiseaux, grandes perruches et autres, un vrai concert pour saluer l’arrivée de la nuit.

Notre première randonnée a été celle du mont Koghi, pas très loin au nord de Nouméa. Nous laissons la voiture près de l’auberge, et de là partent plusieurs chemins bien indiqués. Pour une première nous évitons le ‘chemin des crêtes’ qui mène au sommet des montagnes et choisissons celui de la cascade. Le temps d’une heure et demie indiqué n’est bien sûr pas adapté pour des passionnés de botanique, et avec l’expérience il faut donc au minimum le doubler, voir le tripler! A travers un sentier bordé d’immenses fougères ‘pied d’éléphant’ aux stipes noirs, Dipteris sp.(photo 1),photo_1__Dipteris_sp nous passons dans des sous bois, où des trouées laissent apparaître les montagnes et le lagon, parsemés de zones rocheuses, puis arrivons en terrain dégagé avec une autre végétation (photo 2),photo_2_plante_au_mont_Koghi avant de parvenir à la cascade qui est de taille plus que modeste, mais l’endroit est magnifique, différentes sortes de fougères et de graminées, dont l’une aux très longues et larges feuilles me faisant penser à celles des sétarias (photo 3),photo_3__gramin_e__Setaria_peut_etre_ mais qui est sans doute autre chose. Avant de prendre le chemin du retour, nous faisons une pose ‘sandwich’ sur une pente dégagée, avec un paysage grandiose sous les yeux.

Un autre jour nous décidons de nous rendre au Parc Provincial de la Rivière Bleue (photo 4)photo_4_vall_e_de_la_rivi_re_bleue à une cinquantaine de kilomètres de Nouméa, en direction du sud et de la ville de Yaté. Ce parc s’étend sur 9045 ha, et l’on y trouve toutes sortes de biotopes (lac, rivières, forêts humides, végétation d’altitude) que l’on peut découvrir par de nombreux sentiers de randonnées, avec même des gîtes permettant de plus longs parcours. Au départ de Nouméa, à quelques kilomètres et sur le côté gauche apparaît un peuplement de grands eucalyptus (photo 5),photo_5_Eucalyptus_sp puis la route monte et nous allons de point de vue en point de vue, de grandes vallées pratiquement désertiques avec juste parfois une serre et une maison, c’est le pays de la terre ocre rouge, des chemins partant autour des collines et nous croisons de nombreux et gros 4/4, des vrais, pas ceux des villes, et dont la couleur n’est plus qu’un lointain souvenir, couverts de cette poussière rouge. Le long de la route nous apercevons de nombreux arbustes de Grévilléa (photo 6),photo_6__Grevillea_sp puis nous arrivons à hauteur du parc.
Nous en découvrons bientôt la magnifique végétation, dont une sorte de lichen d’un blanc immaculé (photo 7),photo_7_Lichen une petite plante carnivore endémique - Drosera neo-caledonia- (photo 8),photo_8_Drosera_neocaledonica une fougère naine - Schizaea dichotoma - (photo 9), aux feuilles d’un diamètre de 12 cm liserées de blanc, une superbe Amyerna scandens, plante parasite vivant auphoto_9_foug_re_naine dépend de son hôte pouvant être varié (photo 10), et le niaouli - Melaleuca quinquenervia – surnommé ‘ l’eucalyptus de Nouvelle-Calédonie’mais qui n’en est photo_10_plante_parasitepas un, occupant toutes les différentes zones, et se présentant de ce fait sous diverses formes, arbuste frêle ou arbre majestueux selon le terrain (photo 11),photo_11 et dont on retire un excellent miel, et toutes sortes d’huiles essentielles. A certains endroits de grands araucarias dominent le paysage (sur 19 espèces connues à ce jour, 13 sont calédoniennes !). Bien que nous ne soyons pas à la meilleure saison pour la majorité des floraisons, le mois de juin correspondant à l’hiver, la nature nous offre bien des merveilles. Les températures varient entre 22/24°C le jour, et 7/8°C la nuit (relevées à quelques kms de Nouméa).

Nous avons eu l’occasion de passer une journée en compagnie de Bruno Granger (président et fondateur de l’association ‘Bambous du Pacifique’) et de Sylvie Proust, membre également de cette association. Nous nous sommes rendus tout d’abord au Parc Forestier et Animalier - situé dans les hauts de Nouméa – que sa directrice, madame Almudena Lorenzo, nous a gentiment ouvert afin de prendre quelques notes sur les bambous s’y trouvant.
Après avoir fait connaissance avec les Cagous – Rhynochetos jubatus- (photo 12),photo_12__Cagou___Rhynochetos_jubatus_ magnifiques oiseaux coureurs endémiques de la Nouvelle-Calédonie et qui ont fait l’objet d’un programme de sauvegarde afin d’éviter leur disparition, et bien d’autres hôtes du parc, nous avons pu effectuer quelques observations sur un bambou géant (photo 13),photo_13_Bambou_g_ant aux nouveaux chaumes recouverts de pruine, présent par plusieurs touffes, pour lequel Bruno a déjà une idée mais qu’il faut examiner plus profondément. Ce bambou a pour caractéristiques une pruine bien marqué sur les nouveaux chaumes, des gaines de chaumes allant jusqu’à recouvrir complètement l’entrenoeud aux alentours de la moitié supérieure du chaume, et des languettes de gaine de chaume très longues et pouvant même presque atteindre la longueur de la gaine elle-même, avec à leur base la particularité de se terminer de part et d’autre par une forme en arabesque, qui me font penser à la coquille du bénitier (photo 14).photo_14___d_tail_base_de_la_languette Bruno et Sylvie nous précisent que les turions sont violets. Nous ne sommes malheureusement pas à la bonne époque pour pouvoir en contempler. Nous constatons ensuite la présence d’un pied de Bambusa vulgaris cv.vittata (photo 15),photo_15_Bambusa_vulgaris_cv en contrebas de la pièce d’eau du haut du parc.
Situé de part et d’autre de cette même pièce d’eau, sur le côté droit lorsque l’on regarde vers le haut, une autre espèce, que nous avons appelé pour l’instant ‘Bambou sp.1 parc forestier’ (photo 16),photo_16_Bambou_sp de taille moyenne, demandera une étude plus approfondie (sortie des turions entre autres) afin de pouvoir trouver le genre et l’espèce. Comme particularité, présence de pruine sur nouveaux chaumes, une branche dominante horizontale et plusieurs secondaires tournées vers le sol ( photo 17),photo_17_d_tail_branches_sp feuilles assez fines, et gaines de chaumes munies de fortes oreillettes ciliées.
Du côté gauche de cette pièce d’eau, inaccessible au public pour l’instant, et près de l’enclos d’un très gros cochon sauvage, une autre espèce de taille moyenne que nous avons référencée ‘Bambou sp.2 parc forestier’ dans un premier temps, est vraiment particulière. Un très large anneau blanc de chaque côté des nœuds (photo 18),photo_18_N_ohouzeaua_Parc_Forestier_Noum_a une branche principale atteignant un diamètre très important (photo 19),photo_19__d_tail_branches_Neohouzeaua et des chaumes prenant parfois des formes tourmentées en partie basse (photo 20). De retour à notre domicile et après consultation des différents ouvrages, ce bambou ne peut être qu’unphoto_20_chaumes_Neohouzeaua Neohouzeaua, genre ne comportant que 7 espèces, celle-ci restant donc à déterminer.

Après avoir quitté le parc, puis avoir été reçus chez des amis de Bruno et Sylvie pour partager le repas, nous avons vu un premier phyllostachys dans un jardin tout proche, de petite taille, aux branches plutôt courtes, qui m’a laissé perplexe. Certains chaumes ont une couleur un peu grisâtre, et ce bambou dégage un aspect général un peu frêle. Je le range dans un coin de ma mémoire…puis nous nous sommes rendus au pied du mont Koghi, voir un autre Phyllostachys qui s’avère être P.auréa, et avons repris la route pour visiter le jardin de Sylvie. En chemin de grandes touffes de bambous géants apparaissent en bordure de route. Une halte s’impose, ces bambous ont un aspect particulier, l’extrémité des chaumes étant retombante, et se finissant d’une manière très fine, comme prolongés d’une ligne de canne à pêche, correspondant à la description de Bambusa beecheyana. Cependant, la naissance des ramifications des branches forme trois épines, me faisant penser cette fois à Bambusa arundinacea. Une étude approfondie de ce bambou serait nécessaire, à l’époque de la sortie des turions, qui apparemment n’est pas en juin, pour identifier cette espèce. Les photos des gaines de chaume, après quelques recherches, viennent infirmer mes deux suppositions de noms. Un peu plus loin, d’autres touffes sont visibles, de la même espèce.

Nous arrivons au jardin de Sylvie, ou son grand chien au beau nom de Teck nous accueille à ‘pattes ouvertes’. Le jardin est très riche en essences diverses, araucarias, bassin planté avec ‘vraies’ grenouilles, et une quantité de plantes et d’arbres aux noms étranges. Et un bambou aux grandes feuilles, chaumes tirant vers le jaune/orange sous l’effet du soleil (photo 21),photo_21_le_bambou_sp magnifique espèce qui demande elle aussi une étude poussée.
Puis Sylvie nous conduit vers un phyllostachys nigra, qui pourrait être le cv.punctata ou bien un autre cultivar dont les chaumes passeraient au noir dès la première année. Sa taille reste modeste, mais les deux autres espèces de phyllostachys rencontrés précédemment étaient elles aussi de taille réduite, ce qui me fait penser que le climat n’est peut-être pas favorable à ce genre. Cependant il faudrait voir ce que cela donnerait en bordure de rivière par exemple. D’autres espèces de petite ou moyenne taille occupent le jardin, un petit plant de Pseudosasa japonica, et d’autres à identifier.
La journée se terminera au son d’un orchestre, puisque nous sommes le soir de la fête de la musique, sur les notes de ‘Let it be’ et autres succès des ‘ bonnes années’….

Le lendemain, Rékia et moi-même partons en direction du sud, pour une virée en voiture car le temps ne nous est pas propice. Ce sera pourtant la journée de la rencontre avec le Greslania, comme quoi une météo passable peut être bénéfique. Nous prenons la route en direction de Yate, mais avec l’intention de bifurquer sur la droite à un moment donné, en direction des chutes de la Madeleine, par une route qui coupe l’île d’est en ouest. Accompagné de grains fréquents, mais qui nous laisse tout de même l’occasion de faire quelques haltes pour admirer le paysage ou les végétaux qui nous semblent interressants, nous arrivons à un grand pont, avec un panneau indiquant plusieurs directions à son entrée. C’est après avoir franchi ce pont que nous bifurquerons sur la droite. Arrêtés au pied du panneau, j’aperçois, sur un chemin partant sur la droite, plusieurs petites touffes de bambous, d’un vert clair, disséminées dans la rocaille et aussi en contrebas du pont. Quelques instants plus tard nous avons le plaisir d’être en présence d’un Greslania (photo 22),photo_22_Greslania_vue_g_n_rale dont le vert tendre est du plus bel effet sur l’ocre des rocs. Les chaumes adultes, d’une hauteur avoisinant les deux mètres pour les plus hauts (mesures non effectuées mais simplement estimées) sont d’une couleur semblant virer au jaune avec l’âge, plus ou moins prononcée selon l’ensoleillement, et les nouveaux sont partiellement recouverts d’une pruine assez épaisse ( photo 23).photo_23_Greslania_entrenoeud_et_gaine Les gaines de chaume recouvrent l’entrenoeud, laissant juste apparaître une surface de celui-ci à l’opposé de la pointe de la gaine. Cette dernière dépasse donc le nœud supérieur d’un côté. La languette de gaine est bien développée, les oreillettes de gaine semblent absentes, mais cette observation demanderait à être confirmée en étudiant plus de sujets. J’ai pu trouver un chaume récemment sorti, qui me rappelle fortement ceux de pseudosasa japonica, en plus grêle. Les feuilles par contre sont bien différentes, de par leur disposition sur la branche et leur couleur très claire. Leur pédoncule est d’une couleur jaune bien marquée, et en plusieurs points de ce bambou ce jaune est présent, il va si bien avec la terre environnante que l’on peut se demander si cette couleur n’est pas due à la composition du sol. Il n’y a qu’une branche par nœud, bien que ce serait à vérifier concernant la partie supérieure du chaume car en revenant sur mes photos j’ai un doute (photo 24),photo_24_Greslania_chaume_et_branches cependant je suppose que les deuxième et même troisième branches parfois visibles sur cette photo et semblant provenir du même nœud, prennent en fait naissance sur la première branche et non au niveau du chaume. Le genre Greslania ne comporte que 4 espèces, ou peut-être 3 espèces et une variété, aussi l’espèce que nous avons rencontré devrait être assez facile à identifier, la difficulté est de posséder les bons documents permettant cette identification.
Nous quittons cet endroit avec le sentiment d’avoir fait la rencontre exceptionnelle de tout passionné de bambous, et poursuivons notre route vers les chutes de la Madeleine (photo 25),photo_25__Chutes_de_la_Madeleine qui ont aussi le mérite d’être incluses dans une réserve botanique.
Plus loin, au niveau du pont de ‘La Rivière des Pirogues’ et sur sa gauche, sont visibles au loin des bambous géants. En poursuivant la route on les aperçoit bientôt mieux, de l’autre côté de la rivière; comme repère il y a deux sphères, une rouge et une blanche, suspendues comme signal à une ligne électrique passant au dessus de la rivière. Ces bambous sont d’une couleur jaune orange et nous ne sommes malheureusement pas en mesure d’aller les voir de plus près ce jour là.
Cette route est celle des gués, nombreux, que notre petite voiture franchira sans encombre, celle également des grandes éoliennes, visibles de très loin et installées sur la côte ouest, et en conclusion sur la beauté de cette île, de ce ‘caillou’ comme l’appellent ces habitants, je rajouterai que l’herbe, comme un rêve, y est parfois bleue, comme le prouve cette graminée (photo 26) aux inflorescences jaunes.

Voir à la suite le second voyage effectué en avril 2010 - photo_26_Gramin_e_bleue

Remerciements : Un grand merci à Bruno et Sylvie pour la journée qu’ils nous ont consacrée,
pour tout ce qu’ils nous ont fait découvrir, bambous et autres plantes de
Nouvelle-Calédonie. Merci également à Almudena Lorenzo qui nous a
ouvert le très beau Parc Forestier et Animalier de Nouméa pour pouvoir y
observer les bambous.

Bibliographie :

- Fleurs et plantes de Nouvelle-Calédonie – Maurice Schmid - Editions du
Pacifique
- A Compendium of Chinese Bamboo – China Forestry Publishing House
- The Bamboos of the World – Dieter Ohrnberger
- Les Bambusées – E.G. Camus

Photos: Rékia et Robert Kernin

AVRIL 2010 - deuxième voyage en Nouvelle-Calédonie.

Ce deuxième voyage nous a permis de découvrir la sortie des turions de Neohouzeaua, et, en poussant plus au sud sur la route de Yaté, de constater la présence abondante du petit bambou endémique, Greslania rivularis, sous forme de populations importantes parsemant les versants des collines et montagnes, parfois tout au bord de la route.

Le bambou géant du Parc animalier et Forestier de Nouméa nous a également offert la sortie de ses turions, ainsi que le bambou plus fin, référencé '' sp.1 parc forestier ''.

Cet article sur la Nouvelle Calédonie se terminera par des photos diverses de plantes, sur lesquelles j'essaierai de mettre un nom dans quelque temps, et aussi par des photos de paysages divers pris autant dans les contrées du sud que celles du nord de cette grande île.

Enfin des photos de la ville de Nouméa viendront se rajouter et clore cet épisode.

En vous souhaitant de bons moments au vu de ces photos.

1- le bambou Neohouzeaua du Parc Forestier et Animalier de Nouméa.

Aspect général de la touffe (photo 1). Beaucoup de chaumes sont secs et un éclaircissement ne pourrait que profiter à la bonne santé de cette espèce.photo_1_Aspect_g_n_ral_de_N_ohouzeaua

Certains turions sont déjà bien développés. De par le diamètre de ses chaumes, ce bambou peut être classé dans la catégorie 'moyens'. (photo 2).photo_2_Aspect_g_n_ral_et_grosseur_des_chaumes_N_ohouzeaua

Chaumes et turions bien développés (photo 3).photo_3_Chaumes_et_turions_bien_d_velopp_s_Neohouzeaua_sp

Certains chaumes de cette espèce prennent parfois de bien curieuses formes (photo 4). photo_4_Curieuses_formes_de_certains_chaumes_N_ohouzeaua Les gaines des jeunes chaumes ont un aspect parfois déchiqueté (photo 5 et 6).photo_5__Gaines_des_jeunes_chaumes_N_ohouzeaua photo_6_gaines_de_chaumes_N_ohouzeaua___l_aspect_d_chiquet_Sur la photo 7, remarquer la forme très spécifique, et spécialement large, de la languette de gaine de chaume, vue de face et à mi hauteur de ce dernier.photo_7_Turion_d_velopp__de_N_ohouzeaua Un zoom sur une gaine de chaume montre un autre aspect particulier de celle-ci (photo 8).photo_8_Zoom_sur_gaine_de_chaume_Neohouzeaua Gaine de chaume sèche (photo 9)photo_9_Gaine_de_chaume_s_che_de_N_ohouzeaua. Sortie des turions, en avril, de Neohouzeaua (photos 10 et 11).photo_10_jeunes_turions_N_ohouzeauaphoto_11_Turion_Neohouzeaua

..........................2- Greslania rivularis, route de Yaté, au sud de la Nouvelle-Calédonie.

Au sud de Nouméa, la route menant à Yaté, et passant par les montagnes, offre de magnifiques paysages. Yaté apparait en contrebas, dans sa vallée, avec les colonnes des grands araucarias visibles au loin.(photos 12 et 13).photo_12_Yat__au_fond_de_sa_vall_ephoto_13_Yat___les_grands_araucarias_colonnaires_au_lointain Sur cette route de Nouméa à Yaté, on arrive à un moment à un grand pont. Sur la droite une route part en transversale rejoindre l'autre côte de l'île, et les chutes de la Madeleine à mi-chemin. Si l'on continue tout droit on se dirige alors vers Yaté. C'est à partir de ce pont que l'on va alors rencontrer les populations de Greslania rivularis, qui occupent les flancs des montagnes, taches vert clair dans le paysage (photo 14) et parfois le bord de la route (photo 15).photo_15_Le_long_de_la_route__Greslania_rivularisphoto_14_Populations_de_Greslania_rivularis

J'aperçois tout à coup des chaumes pourvus de feuilles très petites, semblant tout a fait différentes des feuilles de Greslania observées jusqu'à présent. Sur le moment je pense à une autre espèce de bambou, mais en m'approchant je constate qu'il s'agit du même pied, dont toute une partie possède ces petites feuilles (photo 16).photo_16_Petites_et_grandes_feuilles_sur_un_m_me_pied_de_G Il semble vraisemblable qu'une partie du pied, à un moment, a perdu son feuillage, et puis ces petites feuilles sont réapparues (photos 17, 18 et 19).photo_17_grandes_feuilles_sur_G S'agit-il d'une réaction après un déssèchement partiel,photo_18_petites_feuilles_sur_G où à la suite d'une floraison partielle du plant ? - je n'aperçois aucun signe de floraison - je constaterai ensuite à diverses reprises des pieds présentant simultanément ces deux aspects de feuillage.photo_19_Zoom_sur_petites_et_grandes_feuilles_G

Greslania rivularis se trouve dans un environnement très varié en espèces diverses (photo 20).photo_20_V_g_tation_diversifi_e_autour_de_G La terre rouge, les pierres et blocs rocheux font partie de ce décor, parcouru par de petits ruisseaux dévalant des montagnes. Cette végétation semble fournie mais pourtant laisse suffisamment de passages pour que l'on puisse se faufiler pratiquement partout, il n'y a pas de ces plantes envahissantes dans lesquelles nos pieds viennent se prendre, du moins dans les endroits où je suis allé. C'est donc un plaisir de marcher sur cette terre en frôlant des espèces inconnues, mais que l'on peut retrouver dans la bibliographie sur la Nouvelle Calédonie, citée plus avant. Ce petit bambou aux grandes feuilles aura été une ces belles rencontres que l'on transporte toujours ensuite avec soi, il restera dans mes pensées comme un tableau de vert clair, de jaune, sur fond d'ocre rouge (photo 21).photo_21_Greslania_rivularis_en_bordure_de_route

Greslania rivularis, route de Yaté, sud de Nouméa, Nouvelle Calédonie.

..................................................................3- Le Bambou geant du Parc Forestier et Animalier de Noumea.

Avril est la bonne époque pour la sortie des turions de ce géant. Les quelques photos suivantes, rajoutées à celles déjà prises, permettront peut-être un jour d'identifier cette espèce.

Vue générale de l'une des touffes (photo 22).photo_22_Aspect_g_n_ral_du_bambou_g_ant_du_Parc_Forestier ...................et turions (photos 23, 24,25 et 26).photo_23_Turions_bambou_g_ant_Parc_Forestier_Nooum_a

photo_24_Turion_du_bambou_g_ant_du_Parc_Forestierphoto_25_Turion___gros_plan__du_bambou_g_ant_du_Parcphoto_26_Turion_d_velopp__du_bambou_g_ant_du_Parc_Forestier_de_Noum_a............................................................................................................................

....................................................................................................................................................................................

4- Le bambou sp.1 du Parc Forestier de Nouméa

Si il y avait un adjectif à donner à ce bambou, ce serait : finesse. Ses chaumes (par rapport à sa hauteur pourtant importante), ses branches,(photo 27)photo_27_Bambou_sp ses feuilles,(photo 28)photo_28_Feuilles_Bambou_sp tout est fin. Les rares turions que j'ai vu en avril ont comme caractéristique de, justement, n'avoir rien de particulier (photo 29). J'aurais bein voulu en voir plus, et à des tailles différentes.photo_29_Turion_sp

Quelques plantes rencontrées au cours de ce voyage.

Dans la ville même de Nouméa, les grands banians – Ficus benghalensis – (photos 1 et 2) du centre ville sont magnifiques.photo_1_Banian_Ficus_benghalensis_noumea_centre photo_2_Ficus_benghalensis_Noum_a_centre

Dans les jardins on peut voir de très beaux exemplaires de cactus à raquettes (photo 3),photo_3_Cactus_raquettes ainsi qu’une grande cactée (photo 4)photo_4_Cactus_fruits_du_dragon_ qui donne le ‘fruit du dragon’, que l’on trouve à vendre sur les étals du marché à certaines saisons, à la texture et goût très particuliers que certains apprécient beaucoup J.

Les pamplemoussiers (photo 5),photo_5_Pamplemousses_dans_jardin_Noum_a porteurs de très gros fruits très juteux et délicieux, sont très fréquents aussi.

Les palmiers, avec de nombreuses espèces différentes, sont légions (photo 6, 7 et 8).photo_6_palmier_spphoto_8_fruits_de_palmierphoto_7_palmier_sp

Lorsque l’on s’éloigne de la ville, en pleine nature, des fougères arborescentes, parfois de très grande taille, sont visibles du nord au sud de l’île (photo 9).photo_9_Foug_re_arborescente__Cyathea_sp

Et puis sur la route du sud, menant de Nouméa à Yaté, une région d’une beauté incroyable, nous avons rencontré, entre autres, des araucarias (photo 10),photo_10_Jeune_Araucaria l’orchidée Megastylis gigas (photo 11),photo_11_Orchidee_Megastylis_gigas__route_de_Yate l’étrange Xanthostemon aurantiacum (photo 12),photo_12_Xanthostemon_aurantiacum__route_de_Yate de petits buissons de Baeckea ericoides, ornés de petites fleurs blanches (photo 13),photo_13_Baeckea_ericoides__route_de_Yate des grevillea de teintes différentes (photo 14 et 15),photo_14_Grevillea__1__sur_la_route_de_Yatephoto_15_Grevillea__2__sur_la_route_de_Yate et une plante de la famille des Euphorbiaceae, Jatropha podagrica (photo 16).photo_16_Jatropha_podagrica_sur_la_route_de_Yate

Paysages de Nouvelle-Calédonie.

Montagnes, araucarias, touffes de bambous géants et rivière, voici un paysage que l’on peut rencontrer fréquemment (photo 1).photo_1_Bambous__Araucarias__montagne_rivi_re

On croise, au centre de l’île, une bambousaie importante d’une espèce géante (photo 2)photo_3_Nouveaux_chaumesphoto_2_Foret_de_bambous_route_du_nord avec des dizaines de nouveaux chaumes émergeants (photo 3).

Plus au nord, environs de Hienghen, nous atteignons un pont (photo 4)photo_4_Paysage_au_Nord_Est avec d’un côté de hautes falaises formant un paysage grandiose (photo 5).photo_5_Les_falaises_de_Hienghen_au_Nord

C’est dans cette région que se trouve également une formation rocheuse étonnante, qui a été baptisée à juste titre ‘La poule de Hienghen’ (photo 6).photo_6_La_poule_de_Hienghen

Poussant encore plus au nord, nous atteignons le bac de Poindimié (photo 7).photo_7_Le_bac_de_Poindimie_au_Nord

Certains villages conservent encore des constructions traditionnelles, comme cette case visible sur la gauche de la photo 8.photo_8_Habitat_en_brousse

Nous franchissons la rivière Ponerihouen sur un pont construit par Eiffel (photo 9),photo_9__Une_construction_de_Eiffel et reprenons la direction de Nouméa, croisant de très grands troupeaux de bovidés (photo 10) nous rappelant que le ‘Caillou’ est aussi une terre d’élevage.photo_10_Terre_d_elevage

Sur la route, un endroit particulier nous fait nous arrêter : un cimetière, dédié aux peuples d’Afrique du nord, Kabyles et Arabes, déportés par la France de 1864 à 1896 (photos 11 et 12).photo_11_A_la_memoire_des_peuples_deportesphoto_12_en_souvenir_de___la_bas_ Des palmiers dattiers apportent leur touche au paysage, arbres du pays d’origine…

Sur un autre plan, mais faisant aussi partis du paysage, je terminerai ce chapitre par quelques oiseaux, superbes comme cette poule sultane (photo 13)photo_13_Poule_sultane ou sympa comme cette simple mouette qui nous a accompagné un bon moment (photo 14) J.photo_14_Notre_mouette_preferee

Et puis, au retour sur la ville, ne manquez pas le snack de la presque île de Nouville (photo 15),photo_15_Le_snack___Nouville cuisine toute simple, dans une petite baie superbe.

Anciennes maisons de Nouméa

Quelques anciennes maisons de Nouméa nous ont semblées particulièrement belles. Certaines rénovées et entretenues,photo_7_Maison_coloniale___l_abandon d’autres malheureusement à l’abandon. En voici donc quelques photos (1 à 8)photo_5_L_alimentation__Le_Pitchounet____Noumea.photo_1_Entre_2__gesphoto_2_Etrange_architecture___Noumeaphoto_4_Celiere__maison_du_livre___Noumeaphoto_6_Magnifique_architecture_photo_8_Une_r_novation_r_ussie

photo_3_La_maison_Celliere_r_novee

La ville de Nouméa

Bâtie au long de plusieurs grandes baies, Nouméa nous a conquis (photo 1,2 et 3)photo_3_Noumea_centrephoto_2_Noumea.photo_1_Cathedrale_et_port Par ses constructions, ses jardins, l’abondance d’une végétation colorée dans les endroits publics et les jardins de particuliers, son marché aux fruits et légumes, et celui aux poissons. Le bord de mer (photo 4),photo_4_Baie_de_l_anse_Vata aménagé sur plus de 10 kilomètres, est à beaucoup d’endroits ombragé par de grands arbres. Piste cyclable et piétonnière tout au long, éclairée, avec le lagon d’un côté, le rendez-vous quotidien des sportifs et promeneurs. Vu la douceur du climat, on vit beaucoup dehors en soirée.

La célèbre place des cocotiers, avec son kiosque à musique (photo 5),photo_5_Le_kiosque___musique_Place_des_cocotiers son marché, son jeu d’échecs géant (photo 6),photo_6_Jeu_d_echec_geant_place_des_cocotiers et parfois animée par d’étranges échassiers (photo 7),photo_7_Le_clown___echasses est incontournable.

Un endroit passionnant : le marché (photo 8).photo_8_Le_marche_de_Noumea C’est un vrai plaisir de s’y promener afin de voir les espèces tropicales : becs de canne, bossus, rougets (photo 9),photo_9_Le_marche_aux_poissons_1 loches saumonées et bleues (famille des mérous – photo 10),photo_10_Le_marche_aux_poissons_2 crabes des mangroves (photo 11)photo_11_Crabes_des_mangroves_au_marche et énormes langoustes porcelaine (photo 12).photo_12_Langouste_porcelaine Barracudas, petits requins, thazards, carangues, thons, poissons chirurgiens et perroquets sont aussi présents. Nous emportons en photo un souvenir des camions des poissonniers (photo 13).photo_13_Les_v_hicules_du_marche_de_Noumea

Une visite au centre culturel Tjibaou s’impose, on y rencontrera l’histoire du peuple canaque, sa culture, ses arts et traditions. Une réalisation grandiose, dans un lieu d’une architecture dégageant une grande harmonie. Ses structures dominent la végétation (photo 14).photo_14_Le_Centre_Culturel_Tjibaou

En plein centre ville, la bibliothèque fait partie de ces anciennes constructions en bois et vient d’être rénovée (photo 15).photo_15_L_actuelle_biblioth_que

Une visite à l’aquarium permet de voir, outre les poissons tropicaux (photo 16), une étrange espèce : le nautile, céphalopode se construisant une coquille dans laquelle il vit et se déplace.photo_16_L_aquarium

Et surtout, avant de quitter le ‘caillou’, ne manquez pas une petite visite à la brasserie ‘Les Trois Brasseurs’ (photo 16), qui brasse elle-même ses bières, 4 sortes (j’ai failli dire ‘espèces’), que vous pourrez comparer en commandant la planchette ‘spéciale dégustation’, un pur moment de bonheur après une randonnée à arpenter les sentiers de terre ocre rouge sous un soleil de plomb !photo_17_4_bi_res_artisanales__incontournable

En conclusion, ce deuxième long séjour en Nouvelle-Calédonie a renforcé le sentiment de se trouver dans un paradis végétal. Côté bambous, entre les Greslania endémiques, les espèces tropicales diverses introduites ainsi que les sub-tropicales, il y a de quoi assouvir sa passion.

En espérant y retourner un jour…

Remerciements :

merci à Rémi Bertran pour son aide à l’identification des plantes.

Photos :

Rékia et Robert Kernin

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02 octobre 2009

Wallis et Futuna : Mode de vie, faune, flore et bambous

WALLIS ET FUTUNA
Mode de vie, faune, flore ... et bambous
Robert Kernin- Wallis- mai 2009

 
        Petites îles de l’océan pacifique sud, en Polynésie occidentale, Wallis et Futuna sont séparées d’environ 230 km. Elles sont devenues Territoire Français d’Outre-Mer en 1961.
        L’archipel se compose en fait de trois îles, Wallis, Futuna, et Alofi. Cette dernère se situe à quelques centaines de mètres de Futuna, est inhabitée, et a la particularité de posséder une flore préservée par rapport à ses sœurs, ainsi qu’un petit animal prestigieux, le boa nain de Bibron, Enygrus bibroni (syn.Candoia bibroni), petit serpent non dangereux pour l’homme, et ne dépassant pas 1,22m. Cette espèce est cependant répartie dans d’autres îles du pacifique. 
        Ces îles sont très isolées, à 2000 km au nord-est de la Nouvelle-Calédonie, entre les îles Fidji et Samoa. Elles sont divisées en trois royaumes (Uvéa pour Wallis, Sigave et Alo pour Futuna). Les rois dirigent donc, au travers des règles de la Coutume, la vie Wallisienne et Futunienne. La république Française, représentée par un préfet, y apporte aussi ses règles, adaptées.
        Le climat est tropical très humide, deux saisons (sèche et des pluies) mais en fait très peu différentes, températures avoisinant toute l’année les 30 degrés (à l’ombre !) et l’eau idem. Le soleil, vu la latitude, y est redoutable (ultraviolets plus directs), par rapport à la métropole.   
        Wallis ( photo 1),photo_1_Wallis longue de 15 km et large de 9, a un relief plat, avec quelques collines, le mont Lulu culminant à 151m seulement. Elle est par contre entourée d’un magnifique lagon, sur lequel sont posées une quinzaine d’îlots. Futuna et Alofi, un peu plus petites, n’ont pas de lagon, et leur relief est escarpé et montagneux. Sur Futuna (photo 2),photo_2_Futuna le mont Puke culmine à 522 m.
        Les habitants vivent essentiellement de culture (taro, kapé (photo 3), ignames, manioc, ananas, bananes, cocos), d’élevage (porc principalement), et de pêche.photo_3_Kap__et_tarot
        80% de la population n’a pas d’emploi rémunéré, mais chacun à un toit, que ce soit un ‘ falé’ ( photo 4) traditionnel, où une maison style ‘ moderne’ qui sont maintenant la règle.photo_4_Fal_ Les règles de partage de la vie en commun sont très fortes. Lors d’un baptème par exemple, en plus des nombreux invités, des paniers confectionnés en feuilles de cocotiers, emplis de victuailles, sont prévus pour les absents (photo 5),photo_5_repas_de_bapt_me amis, voisins. En plus des nourritures de base viennent s’ajouter la chasse aux grandes roussettes, pigeons, et volailles qui vivent ici à l’état sauvage. Occasionnellement, mais tendant à disparaître, les chiens font également partie du repas, en tant que denrée.

        Ce qui frappe lorsque l’on débarque la première fois à Wallis, c’est le manque d’oiseaux. Il y a cependant quelques espèces, mais en petites quantités excepté une, et non chanteurs. Plusieurs hypothèses m’ont été avancées, dont la plus vraisemblable pourrait être les insecticides à doses massives  déversés durant la bataille du pacifique par l’armée américaine présente, d’autant plus qu’à Futuna, qui elle n’a pas subie cette occupation, les oiseaux sont présents en grand nombre. Sur Wallis les oiseaux terrestres sont essentiellement le Râle tiklin( Gallirallus philippensis), oiseau courant que l’on voit partout , poussant de temps à autre un cri strident, la Talève sultane ( Porphyrio porphyrio) , plus rare, magnifique oiseau courant au plumage bleu métallique, ainsi qu’une espèce de Chevalier ( Tringa sp.). Quelques mainates font leur apparition, et un petit granivore, le Capucin donacole ( Lonchura castaneothorax) , originaire d’australie, a été introduit voici une douzaine d’années, et s’est très bien adapté, formant des groupes d’une vingtaine d’individus. On peut voir aussi une espèce de gros pigeon ( Ducule pacifica) et une colombe superbe au plumage vert et jaune,  et crête rouge ( Gallicolomba stairi).Sur Futuna on peut y voir en plus des hirondelles, des martins pêcheurs à collier-blanc ( Todirhamphus chloris), et certains oiseaux chanteurs que je n’ai pu identifier, et surtout en plus grand nombre.

        Les oiseaux marins sont bien mieux représentés, la plupart d’entre eux vivent sur un ilôt du nord du  lagon, appelé Nukufotu, et surnommé à juste titre l’île aux oiseaux. On peut y rencontrer notamment une espèce de Paille-en-queue (Phaéton rubricauda), ainsi que le Fou aux pattes rouges (Sula sula) et le Fou brun (Sula leucogaster) (photo 6).photo_6_Sula_leucogaster Le long des rivages on peut voir fréquemment l’Aigrette sacrée (Egretta sacra), bel oiseau au plumage sombre presque noir, chasser.D’autres aigrettes, blanches, grises, ou mouchetées, sont visibles, je ne sais s’il s’agit de formes juvéniles de l’espèce précédente, ou d’autres. Haut dans le ciel planent les frégates (Fregata ariel). De nombreuses autres espèces sont visibles.

        Parmi la flore,de nombreuses espèces et variétés d’hibiscus, dont l’un poussant à l’état naturel sous forme d’arbuste, nommé ici communément ‘ Bourao’( Hibiscus tiliaceus)( photo 7)photo_7_Hibiscus_tiliaceus et dont on utilise l’écorce, qui traitée d’une certaine façon sert à la confection des «  Sisi », sortes de jupes utilisées pour les danses, mais aussi , moins traditionnellement , les feuilles, en les frottant sur le verre des masques de plongée, ce qui évite la formation de buée.
        Les cocotiers, arbres d’une importance vitale pour la population, sont omniprésents, avec des variétés aux nervures de feuilles jaunes, et aux cocos également d’un jaune superbe ( photo 8).photo_8_Coco_nucifera_var Dans le ‘ toafa ‘, que l’on peut traduire par ‘lande’, mais plus précisemment là oû la forêt primaire a fait place à des cultures retournées ensuite à l’état sauvage, on trouve donc couramment l’orchydée ‘coco’ (Spathoglotis pacifica)(photo 9),photo_9_Spathoglotis_pacifica surnommée ainsi car ses feuilles rappellent celles des jeunes cocotiers.Ses fleurs vont du blanc au rose foncé. Une passiflore aux petites fleurs se trouve elle aussi très facilement ( Passiflora foetida) (photo 10).photo_10_Passiflora_foetida
        Une autre plante, presque aussi importante que le cocotier, et servant pour la confection des toits des falés, est omniprésente elle aussi dans l’île (plusieurs espèces): il s’agit du pandanus( Pandanus tectorius entre autres).  Il en existe une magnifique variété (P.sp) aux feuilles panachées (photo 11)photo_11_Pandanus_sp qui orne de nombreux jardins. Une grande graminée, référencée sous le nom d’Arundo donax, mais qui pourtant est ici d’une taille et d’un diamètre bien inférieurs à l’espèce que l’on connaît en métropole, ce qui peut laisser supposer une autre espèce ou sous-espèce, occupe en grandes quantités le toafa et les bords de routes ou de pistes.Un cultivar de cette graminée, au feuillage ‘variégata’, est présent en moins grand nombre dans les jardins (photo 12).Photo_12_Arundo_sp_ Le long d’une  route, en prenant soin d’avancer lentement et observer, je tombe enfin en mars 2009 sur les haricots géants de la liane ‘Entada phaseoloides’(photo 13),Photo_13_Entada_phaseoloides dont les magnifiques graines servent à confectionner des colliers et aussi desPhoto_14_Merr_mia_peltata bracelets de chevilles utilisés en percussion par les hommes lors de représentations de danses guerrières.
        Wallis a aussi ses plantes ‘catastrophe’, et particulièrement une dont l’introduction reste un mystère, envahissant toute l’île sans exception, grimpant aux hauts troncs des cocotiers, étouffant les bananiers et autres, régulièrement combattue par le feu lors de nouvelles cultures, il s’agit de Merrémia peltata  (photo 14), qui nécessite une lutte sans fin.                  
        La famille des fougères est représentée par plusieurs espèces, dont trois particulièrement remarquables. L’une, que je n’ai pu identifier, a la particularité de posséder un petit tronc, ne dépassant pas les 80 cm sur les spécimens observés (photo 15),Photo_15_foug_re___petit_tronc  la deuxième n’a pas de tronc, mais offre des stipes et des feuilles  d’une taille impressionnante, l’aspect général dégageant une grande pureté des lignes, il s’agit de Dipteris conjugata (photo 16).Photo_16__Dipteris_conjugata Ces deux espèces se trouvent dans un endroit peu accessible et bien caché de Wallis, d’où peut-être leur survie. La troisième espèce se trouve à Futuna, sur le sentier menant au mont Puké , où je me suis rendu spécialement pour essayer d’identifier un bambou qui y avait été signalé. Tout d’abord je n’ai pas reconnu en cette plante une fougère, il a fallu que je constate la présence de crosses pour m’en faire une idée. D’une taille plus modeste que les deux autres, croissant en touffes, cette plante identifiée comme Angiopteris evecta, présente des nouvelles  feuilles d’une forme arrondie incroyable ( photo 17).Photo_17_Angiopteris_evecta
        Sur le même chemin du mont Puke, une plante grimpante, s’accrochant aux troncs, se rencontre fréquemment, feuilles brillantes, tiges blanchâtre / bleutée atteignant parfois plus de dix mètres de longueur et disparaissant dans les frondaisons, une belle inconnue ressemblant à une graminée, me rappelant Olyra, mais dans ce coin de nature exubérante je doute de tout ce que je vois, il y en a trop ! (photo 18).Photo_18__belle_inconnue_du_mont_Puke Je franchis un ruisseau, dans lequel nagent de grosses crevettes d’eau douce (Macrobrachium lar) qui peuvent atteindre les 10 cm et sont un vrai délice, bordé de fougères arborescentes que l’on rencontre en grand nombre sur Futuna (Cyathéa decurrens) (photo 19),Photo_19_Cyath_a_decurrens et entreprends la dernière partie du chemin qui me conduira au sommet du mont, ou il me faudra trouver le bambou. Un retour en arrière s’impose pour expliquer mes recherches à  Futuna.

        Lorsque je suis arrivé à Wallis, et après m’être ‘acclimaté’, c’est à dire avoir compris qu’ici, rien ne se fait dans la précipitation, j’ai fini par aborder le sujet ‘bambou’ avec Samino Foloka, qui tient la papeterie / librairie du Fenua, et qui m’a de suite appris qu’il y avait, outre l’espèce aux gros chaumes que l’on voit de-ci, de-là, une autre espèce, plus petite. J’avais déjà identifié la première espèce comme Bambusa vulgaris, et la présence éventuelle d’une autre espèce, qui n’était pas signalée dans le document concernant la flore de Wallis et Futuna que je possédais, me semblait assez extraordinaire.
        Quelques temps après, un ami wallisien, Heneliko Mekenese, me faisait découvrir, dans la forêt de Muli, au sud de l’île, deux belles touffes de ce bambou ( photos 20 et 21).Photo_21_Bambou_spPhoto_20_Bambou_sp Elles sont là depuis au moins une soixantaine d’années, puique le père de cet ami, agé de soixante-dix ans, les a connues enfant. Une hypothèse est avancée par Sanele Vehikite , à savoir que de nombreux échanges avec les îles Tongas, ainsi qu’avec celles du Vanuatu (anciennement les Nouvelles-Hébrides) ont eu lieus par le passé, notamment par l’occupation Tongienne au 15e siècle. Cette espèce pourrait avoir été introduite vers cette époque. On la trouve également dans quelques jardins, mais le plant mère semble bien être celui de Muli.
        Ce bambou est appelé ici ‘Kofe’, et surnommé en français ‘ bambou sagaie’. Il est utilisé, et fort habilement, par quelques pêcheurs, pour attraper sur les récifs, juste avant les tombants, des poissons parfois de belle taille. L’extrémité de la sagaie est munie de trois longues pointes, formant triangle. Une autre utilisation de ce bambou est le découpage des viscères des cochons, les éclats étant particulièrement tranchants. Dans l’un des deux  documents que je possédais sur la flore Wallis et Futuna (voir réf. en  ‘ Bibliographie’, éd.1985), il était mentionné la présence d’une population de bambous, dont aucun prélèvement n’avait été effectué, et non identifiés, sur le Mont Puke, situé sur l’île de Futuna. J’ai donc projeté ce voyage, désirant m’assurer d’une part s’il s’agissait du même bambou que celui de Muli, et d’autre part de l’étendue de l’aire de l’espèce signalée.

        En novembre 2007 j’arpentai donc les sentiers du Mont Puke. Un peu avant le sommet quelques chaumes apparaissent sur ma droite. Quelques instants plus tard je constate qu’il s’agit de Bambusa vulgaris, présent par quelques touffes. L’humidité est telle ici que les noeuds du bas présentent des racines aériennes, du plus bel effet (photo 22).Photo_22_Bambusa_vulgaris Je continue mon ascension et,  arrivé au sommet, où se trouve une croix blanche visible de loin,  je peux contempler tous les alentours.L’enchevêtrement de la végétation, sous mes yeux, me laisse perplexe. Il pourrait y avoir d’autres espèces ici, sans que je puisse les voir. Un Futunien devait m’accompagner, mais l’arrivée du cargo mensuel a requis sa présence. Cependant les indications qui m’avaient été fournies me laissent penser que j’ai trouvé le bambou signalé. Pas de bonne surprise donc, mais une belle randonnée, je m’engage dans la descente avec comme consolation qu’il y a l’exemplaire de Wallis à étudier à fond !!! J’attendrai cinq jours, bloqué sur l’île et devant rester prêt à tout moment ( donc pas question d’aller arpenter les sentiers !) que le vent permette au petit Twin de se poser et de me ramener à Wallis.En effet, dès quinze noeuds de vent du nord, ce qui représente un vent très modéré, le petit avion ne peut se poser au pied des falaises à cause des tourbillons créés, il faut attendre le changement de direction de la brise ...qui peut se faire à tout moment, le Twin décolle alors de Wallis, à une heure de là. Fin 2008, la piste a été améliorée ....

        De retour à Wallis, je repris l’étude de ce bambou.La forme caractéristique  de ces turions me laissait supposer une identification relativement facile, du moins pour le genre.La difficultée est toujours de trouver des documents. Un jour, un ami travaillant au centre de l’agriculture de Wallis, Nicolas Ferraton, me lance un nom de bambou, Schizostachyum glaucifolium , qu’il venait de trouver dans un document concernant Wallis. Après quelques recherches, je tombe sur la photo d’un turion, c’est le petit frère du mien. A ce jour, et bien sûr du fait que l’on se trouve à Wallis ou tout est possible excepté la précipitation, ce document s’est avéré inretrouvable, mais tous les espoirs sont permis. Cette espèce a donc déjà été référencée ici, mais je ne sais par qui, ni quand. S. glaucifolium est originaire des îles du pacifique et distribué à Hawaii, aux Marquises, aux îles de La Société ( Polynésie française), aux îles Samoa et îles Fidji. Je précise que, lorsque l’on tape le nom de S.glaucifolium sur internet, on tombe souvent sur un bambou bicolor qui n’a rien à voir avec l’espèce, ni par la taille indiquée ni par sa coloration, mais que la description qui en est faite dans le gros livre de D.OHRNBERGER «  The bamboos of the world »semble correspondre tout a fait au bambou de Wallis, que j’ai nommé pour l’instant ‘Bambou sp.3 ( Muli), en attendant des renseignements plus précis. J’en ferai bientôt une description plus complète.

        Il y a aussi un autre lieu très interressant sur cette île, le Jardin de l’Agriculture, terrain se présentant sous la forme d’un champ, planté de citronniers (citrons verts, il y en a tout le temps, ce qui est fort agréable pour le ti-punch hebdomadaire !), de pamplemoussiers (excellents), orangers ( amères, pas terribles) et goyaviers. Mais surtout cinq espèces de bambous y sont plantées, depuis environ douze ans, dont quatre introduites à la suite d’un congrès en australie. A l’origine ces quatre espèces ont fait l’objet d’un projet, visant à tirer parti du bambou sur Wallis, projet n’ayant pas abouti. Les documents, qui auraient pu me donner les noms de ces espèces, sont introuvables. J’ai pu en identifier une, et  quelques détails me restent à vérifier avant de mettre un nom sur une deuxième. Deux autres restent à étudier de manière approfondie. Je leur ai donné pour l’instant des numéros ( ou des initiales pour le presque identifié). La cinquième espèce du jardin est Bambusa vulgaris, qui  était sur l’île bien auparavant.

Note: en 2011 j'ai pu identifier 2 des espèces et seulement le genre d'une 3ème (la dernière).

L'espèce référencée "Bambou sp.DL (Jard Agri)" est bien Dendrocalamus latiflorus, comme supposée au premier abord.

L'espèce référencée "Bambou sp.2 (Jard Agri)" est Bambusa Oldhamii.

L'espèce référencée "Bambou sp.1 (Jard Agri) est un Gigantochloa, le nom d'espèce restant à déterminer.

        Bambusa vulgaris cv.vittata ( Photos 23 et 24)Photo_24_Bambusa_vulgaris_cvPhoto_23_Bambusa_vulgaris_cv  atteint seulement 9 m alors que l’espèce type, mondialement distribuée sous les tropiques, aux origines supposées sud chine mais aussi Madagascar, avoisine ici les 15m.

        L’espèce la  plus grande de toutes possède des chaumes dont les plus hauts atteignent 19 m ( mesures sur chaume abattu). Pour l’instant référencé ‘Bambou sp.DL ( Jard.Agri.)’ ( photos 25 et 26) Photo_25_Sp, mes premières observations me laissent penser à Dendrocalamus latiflorus, un bambou originaire du sud de la chine, incluant Taiwan.Photo_26_turion_Sp

         Un autre très grand, autour des 15/16 m, que j’ai référencé ‘Bambou sp.1(Jard.Agri.)’ ( photos 27)Photo_27_sp, possède des turions aux limbes de gaines d’un beau marron lustré brillant ( photo 28).Photo_28_turion_sp

        Et enfin un dernier , référencé ‘Bambou sp.2 ( Jard.Agri.)’, d’une hauteur autour des 12/13 m, aux chaumes très érigés et aux branches assez courtes, aux nouveaux chaumes recouverts d’une pruine blanche très abondante (Photos 29 et 30 ), leur donnant une coloration bleutée.Photo_29_Sp

        Je compte détailler ces cinq espèces, en plus du Schizostachyum, d’une manière plus approfondie dans un avenir proche.Photo_30_turion_sp
        J’ai recensé sur Wallis six espèces de bambous, mais il n’est pas impossible que d’autres espèces aient été introduites dans les jardins récemment, la passion des plantes faisant partie intégrante de la vie des wallisiens et futuniens ainsi que des ‘papalanis’ ( nom désignant les non-Wallisiens/Futuniens) qui se sont installés sur l’île, et les échanges avec d’autres pays se faisant plus facilement de nos jours. Bien entendu je ne saurai trop conseiller de traiter sérieusement toute plante introduite.

                              Remerciements :   Je tiens à remercier tous ceux qui ont contribués à réaliser cet article, Samino FOLOKA (papeterie/librairie du Fenua),  Sanele VEHIKITE (EEWF), Nicolas FERRATON ( Economie rurale agriculture et pêche,), Yves DUPONT (Pépinières à Orléans) pour l’identification des fougères, Pauliano et Sapolina FULHUEA ainsi que Malia AKILANO ( Paierie), Salome et Philippe PINERO ( jardin à Lausikula-Vaimalau avec S.glaucifolium), Victor CUSACK, pour ses remarques judicieuses sur Schizostachyum et Dendrocalamus (voir aussi bibliographie) et un merci particulier à Heneliko MEKENESE, pour toute son aide et ses observations précieuses. 
                                 
                               Petit lexique des noms vernaculaires :   wallis=w      futuna=f                     

Ces noms peuvent être différents entre Wallis et Futuna. Parfois identiques, mais ne désignant pas la même plante. J’ai parfois rajouté le nom commun en français.
Dipteris conjugata ………….:  palapala(w)
Schizostachyum glaucifolium :  kofe (w) – bambou sagaie
Hibiscus tiliaceus …………..:  fau ( prononcer faou) (w / f) - bourao
Entada phasealoides ………..:  lafo (w)  vatipi (f)
Coco nucifera ………………:  fa niu (w /f)
Passiflora foetida …………...: pasio vao (w)

Bibliographie :
- Contribution à la connaissance de la végétation et de la flore de wallis et futuna – Ph.Morat  et J.M. Veillon  bull.Mus.Hist.nat.Paris,4e sér.7, 1985.
- Un herbier- wallis et futuna- Culture et tradition- élèves du BEPA de Lavegahau-• Service Territorial de la Jeunesse et des Sports- Wallis- 2003.
- The bamboos of the world- D.Ohrnberger- 1999.
- Bamboo World- Victor Cusack -  Kangaroo Press-1999.
- A Compendium of Chinese Bamboo – China Forestry Publishing House – 1994.

Photos: Robert et Rékia Kernin

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