Article 31 - Schizostachyum brachycladum

Espèces introduites en Nouvelle-Calédonie

 

Robert Kernin, le 31décembre 2016 

 

          Superbe bambou (photo 1)

photo 1 - Schizostachyum brachycladum en Nouvelle-Calédonie

, que l’on connaît  sous le nom commun de ‘Bambou sacré de Bali’. Originaire de Chine (Taïwan), de Malaisie (Péninsule Malaise et Bornéo), cultivé à Singapour ainsi qu’en Indonésie et aux Philippines. Introduit également au Vanuatu et en Nouvelle-Calédonie (photo 2)

photo 2- Schizostachyum brachycladum

. Ce bambou est tropical, donc à maintenir sous abri en hiver pour les pays tempérés.

          L’espèce, aux rhizomes pachymorphes, se rencontre sous deux formes, l’une aux chaumes entièrement verts (photos 3 et 4),

photo 3- S brachycladum à chaumes verts a Singapour

photo 4- Pruine sur chaumes verts de S brachycladum

l’autre aux chaumes jaunes (photo 5)

photo 5 - Chaumes jaunes S brachycladum

discrètement rayés de vert (photo 6),

photo 6 - Chaume discrètement rayé de vert S brachycladum

les raies vertes pouvant être très marquées sur les entrenœuds de la base (photo 7).

photo 7 - Entre-noeuds de la base parfois très rayés de vert chez S brachycladum

Exceptionnellement un chaume plus coloré de vert que de jaune peut apparaître dans une touffe de chaumes jaunes (photo 8).

photo 8- Couleurs exceptionnelles des entre-noeuds de S brachycladum

La variété ‘auriculatum’ se distinguerait de l’espèce type par la présence d’oreillettes de gaine de chaume, ce qui est le cas du bambou ayant été observé et décrit ici (photo 9).

photo 9 - Oreillettes ciliees de gaine de chaume chez S brachycladum

Le type est également décrit comme n’ayant pas d’oreillettes de gaines foliaires, alors que l’espèce décrite ici en possède, de petite taille mais bien présentes (photo 10).

photo 10- oreillettes ciliees de gaine foliaire de S brachycladum

Peut-être y a-t-il confusion et que tous les S.brachycladum sont porteurs d’oreillettes de gaine de chaume et d’oreillettes de gaines foliaires. La couleur extraordinaire de la forme aux chaumes jaunes (photo 11),

photo 11 - Couleur extraordinaire des chaumes de S brachycladum

 

contrastant avec la beauté de ses grandes feuilles (photo 12)

photo 12 - grandes feuilles de S brachycladum

et la couleur crème brûlée des languettes de gaine de chaume (photo 13),

photo 13 - Gaine de chaume avec sa languette 'creme brulee' S brachycladum

en fait l’une des espèces les plus décoratives du monde des bambous. De plus, le soleil donne, durant un temps, une teinte rose aux nouveaux entrenœuds exposés (photos 14, 15, 16 et 17).

photo 17- zoom sur un entre-noeud de S brachycladum

photo 16- Couleurs des entre-noeuds de S brachycladum

photo 15 - Le soleil teint en rose les nouveaux chaumes de S brachycladum

photo 14 - Grands turions aux teintes rose et jaune chez S brachycladum

         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La hauteur des chaumes atteint 12 à 14m pour des diamètres de 7 à 8cm (photo 18).

photo 18 - fort diamètre des chaumes de S brachycladum

Leur aspect est érigé, aussi bien au centre qu’à la périphérie (photo 19).

photo 19 - Chaumes eriges de S brachycladum

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les entrenœuds mesurent de 23 à 84cm (photo 20).

photo 20- entre-noeud de 84 cm sur un vieux chaume de S brachycladum

Leur paroi est très fine, de l’ordre de 2.4mm d’épaisseur pour un tronçon de 3.9cm de diamètre (photo 21).

photo 21- paroi tres fine des entre-noeuds chez S brachycladum

Le sillon internodal est absent. Un anneau de pruine, blanc, est visible sous le nœud. Une légère pruine diffuse est visible sur les nouveaux entrenœuds, qui sont couverts de poils blancs, caduques, très courts et denses, produisant un effet ‘papier de verre’ au toucher (photos 22 et 23).

photo 22 - Poils durs sur nouveau chaume de S brachycladum

photo 23 - Zoom sur poils durs sur nouveau chaume de S brachycladum - Copie

Les gaines de chaume, caduques, ornées de deux fortes oreillettes portant de longs cils blancs, sont beiges, recouvertes de poils brun roux, parfois striées de vert et rosies par le soleil particulièrement sur celles des jeunes plants (photos 24, 25 et 26).

photo 24- gaine de chaume S brachycladum (1)

photo 25- gaine de chaume S brachycladum

photo 26- Gaine de chaume sur jeune plant de S brachycladum

La ligule est légèrement convexe, haute de 1 mm (photos 27 et 28).

photo 27- La ligule de gaine de chaume est tres fine chez S brachycladum

photo 28- Ligule fine et frangée irrégulierement de petits cils chez S brachycladum

La languette, dressée, est vernissée, couleur caramel brûlé. Les branches sont courtes, 30 à 60cm, naissant en général vers la moitié du chaume, avec cependant certaines se développant au 2e nœud, et ensuite les bourgeons restant dormant jusqu’au 10e nœud. Les feuilles, en majorité grandes, vont de 16,5 à 32 cm de long pour 2,8 à 6,3 cm de large. Bien que ce ne soit pas la généralité, certaines sont striées de superbes bandes crème (photos 29, 30 et 31).

photo 29 - feuilles parfois striees chez S brachycladum

photo 30- feuilles de S brachycladum

photo 31- zoom sur feuille de S brachycladum

Elles sont de 5 à 13 par ramule, le nombre 8 étant le plus fréquent. Leur face interne est duveteuse (photo 32).

photo 32 - Poils sur face interne de la feuille de S brachycladum

 

 

 

 

 

 

Leur base est beaucoup plus angulaire d’un côté que de l’autre (photo 33).

photo 33 - les epaules de la base de la feuille sont fortement asymétriques chez S brachycladum

          Les turions, mélange de roux et de jaune, aux languettes de gaine caramel vernissé, sont une véritable splendeur (photos 34, 35 et 36).

photo 34 - turion de S brachycladum

photo 35 - grand turion de S brachycladum

photo 36 - Turion vernisse de S brachycladum

         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce bambou est réputé pour fleurir sporadiquement, sur certaines de ses branches et pas d’autres. En Nouvelle-Calédonie j’ai entretenu en pot un petit plant à partir de juillet 2014, et il a développé 3 hampes florales quelques mois après (photos 37 et 38).

photo 37 - Jeune plant de S brachycladum

photo 38 - Floraison sur quelques branches du jeune plant de S brachycladum

photo 39- Floraison sur les rejets au pied de la touffe de S brachycladum

Les floraisons sont donc restreintes à quelques branches, et mon plant garde toute sa beauté et sa vigueur puisque en mars 2015, deux turions apparaissent. Les grands plants étudiés dans une propriété de Nouvelle-Calédonie présentent eux aussi quelques hampes florales, très accessibles sur les branches basses (photos 39, 40, 41 et 42).

photo 40 - Floraison sur quelques branches d'un plan adulte de S brachycladum

 

 

photo 41 - hampe florale chez S brachycladum

Le plant reste cependant en vie, seules les feuilles des branches concernées tombent progressivement, alors que le reste de la touffe reste en parfait état. 

photo 42 -Stigmate et antheres de la fleur de S brachycladum

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bibliographie : afin d’éviter les répétitions des ouvrages consultés pour chaque article, la bibliographie que je consulte régulièrement sera mise en ligne d’une manière globale, courant janvier 2017. Ce sera l'article n+32 du blog.

Photos :       Robert Kernin