Article 33 - Bambusa vulgaris

Robert Kernin, le 26.janvier 2017

photo 1- Bambusa vulgaris le long de la rivière 'La Coulee' pres du Mont Dore

           Bambou cespiteux tropical à l’origine mal définie, probablement du Sud de la Chine ou de Madagascar. On le trouve pratiquement dans tous les pays tropicaux ainsi que sur les îles, où il s’est souvent naturalisé. Présent sur toute la Nouvelle-Calédonie,(photo 1) plus particulièrement dans la partie Nord (photo 2),

photo 2- B vulgaris dans le nord de la Nouvelle-Caledonie

ou les turions servent à faire d’excellents achards.

 

Egalement présent sur les îles de Wallis et Futuna (photo 3),

photo 3- B vulgaris sur Futuna, Mont Puke

ainsi que sur Mayotte. Introduit en Europe depuis de nombreuses années, où il est maintenu sous abri chauffé en hiver (très beau en véranda).

          Ses chaumes sont hauts de 10 et 12 m (photo 4)

photo 4 - Bambusa vulgaris

pour des diamètres de 8 à 10 cm (photo 5),

photo 5 - Chaumes et turion de B vulgaris

bien que des exemplaires bien plus hauts soient observés parfois. La couleur des nouveaux chaumes est verte, les plus anciens pouvant devenir vert jaunâtre, jaune ou orangé (photos 6 et 7),

photo 7 - Chaumes ages jaune orange de B vulgaris

photo 6- Chaume virant au jaune chez B vulgaris

plus ou moins sous l’effet du soleil. Parfois seule la partie où était la gaine de chaume jaunit, en contraste avec la couleur verte du reste de l’entrenœud. Il n’y a pas de pruine en partie inférieure des nouveaux chaumes, cependant quand les turions sont déjà hauts de plusieurs mètres, la partie du chaume non recouverte par les gaines, sur les entrenœuds situés en partie supérieure, laisse voir une couleur légèrement bleutée, preuve d’une très légère trace de pruine (photo 8).

photo 8 - tres legere trace de pruine en partie superieure des grands turions de B vulgaris

La longueur des entrenœuds est en moyenne entre 25 et 36cm, ceux de la base étant plus courts (17cm), et ils ne sont pas rectilignes entre eux (photo 9).

photo 9- Entre-noeuds parfois sinueux à la base des chaumes chez B vulgaris

          Les gaines de chaume (photo 10)

photo 10- Gaine de chaume de Bambusa vulgaris

sont recouvertes de poils noirs ou brun foncé, denses, en partie ou en totalité sur la moitié supérieure dorsale (photo 11)

photo 11 - gaine de chaume de Bambusa vulgaris

et garnies de deux fortes oreillettes bordées de cils blancs ou brun clair pouvant atteindre 7 mm de long (photo 12).

photo 12 - Oreillettes de gaine de chaume chez Bambusa vulgaris

A noter que ces oreillettes ont une largeur de base variable, pouvant parfois se transformer en un long ruban rejoignant la base de la languette (photos 13 et 14).

photo 13- oreillette de gaine de chaume de B vulgaris

photo 14- Oreillette a la base en ruban chez B vulgaris

La couleur des gaines, là où les poils noirs sont absents, est vert clair délavé, ou parfois jaune (photos 15 et 16).

photo 15- couleur des gaines de chaume chez B vulgaris

photo 16- Gaine de chaume vert clair de B vulgaris

Le contraste des couleurs peut être exceptionnel (photos 17 et 18).

photo 18- Gaine de chaume coloré de Bambusa vulgaris

photo 17- Contraste des couleurs des gaines de chaume de B vulgaris

Elles sont caduques (photo 19).

photo 19- Gaine de chaume caduque chez Bambusa vulgaris

photo 20- Languette de gaine de chaume dressee chez B vulgaris

La languette est dressée (photo 20). La ligule est convexe, en forme d’arc à double courbure (photo 21),

photo 21 - Ligule de gaine de chaume de B vulgaris

et frangée ou plutôt fimbriée de minuscules cils blancs (photo 22).

photo 22- ligule fimbriee sur sa marge chez B vulgaris

          Les branches sont longues, (photos 23, 24, 25 et 26)

photo 23- Branches de Bambusa vulgaris

photo 24- Branches de B vulgaris

photo 25- Branches chez Bambusa vulgaris

photo 26- Developpement des branches chez B vulgaris

généralement entre 2 à 3 m, et apparaissent parfois dès le 4e nœud. Une branche dominante, dressée à 45° ou horizontale, rarement inclinée, encadrée de deux branches secondaires de diamètre plus faible, puis deux paires de branches complémentaires souvent inclinées à 45°, pouvant même embrasser le chaume et pointer en sens opposé. Le bourgeon principal reste parfois dormant (photo 27).

photo 27- Bourgeon dormant de Bambusa vulgaris

          Le feuillage d’une touffe, au premier regard, donne une impression de finesse (photo 28),

photo 28- feuilles fines de B vulgaris

une feuille longue de 19 cm x 1.9 cm de large étant une taille courante (photo 29).

photo 29- exemple avec 9 feuilles sur cette ramule de B vulgaris

Pour des feuilles plus petites la finesse proportionnelle sera toujours conservée. Cependant sur les rejets à la base, les feuilles peuvent être bien plus grandes, par exemple 28 x 5.4cm, ou plus (photo 30).

photo 30- les feuilles des rejets de base sont souvent plus grandes chez B vulgaris

Elles ne sont pas tessellées (photo 31),

photo 31- absence de tessellations sur les feuilles de B vulgaris

portent 6 à 8 paires de nervures secondaires et sont garnies de petits crochets sur tout leur pourtour (photo 32).

photo 32- crochets sur le pourtour des feuilles de B vulgaris

On compte en général de 5 à 8 feuilles par ramule, parfois 9. Les gaines foliaires sont munies d’oreillettes portant des cils blancs (photos 33 et 34),

photo 34- cils blancs sur les oreillettes de gaine foliaire de B vulgaris

photo 33- oreillettes ciliees de gaine foliaire chez B vulgaris

leur face dorsale est parsemée de poils bruns (photo 35)

photo 35- poils bruns sur la face dorsale des gaines foliaires chez B vulgaris

et tout au long de leurs bords on peut voir des cils blancs ou bruns (photos 36 et 37).

photo 37- cils bruns sur les bordures des gaines foliaires de B vulgaris

photo 36- cils blancs sur les bordures des gaine foliaires de B vulgaris

          Les turions sont de couleur noire ou brun foncé (présence de poils) et vert clair délavé, tandis que les languettes, ainsi que les bords des gaines, tranchent par leur couleur vert jaune, jaune, ou orangé. Cette palette de couleurs en fait l’un des turions les plus colorés dans le monde des bambous (photos 38 à 49).

photo 38- Sortie d'un turion de Bambusa vulgaris

photo 39- tres jeune turion de Bambusa vulgaris

photo 40- turion de Bambusa vulgaris

photo 41- Beau turion de B vulgaris

photo 42 - detail d un turion de B vulgaris

photo 43- bouquet final de turion chez Bambusa vulgaris

         

photo 44- Grand turion de B vulgaris

photo 45- Autre grand turion de Bambusa vulgaris

photo 46- base d'un grand turion de B vulgaris

photo 47- Sommets de turion de B vulgaris emergeant de la vegetation

photo 48- couleur jaune et noire au sommet des turions de B vulgaris

photo 49- Zoom sur le bouquet final d'un grand turion de B vulgaris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il existe plusieurs cultivars de ce bambou dont B.vulgaris ‘Striata’ (photo 50),

photo 50- Bambusa vulgaris 'Striata'

affichant des chaumes d’un jaune soutenu, striés de vert. Ce cultivar est présent à Wallis, où il se contente d’environ 9 m de hauteur, et également en Nouvelle-Calédonie où il atteint une taille supérieure, au moins égale au type. Un autre cultivar est curieux par la forme compressée de ses entrenœuds et de ses branches, il s’agit de B.vulgaris ‘Wamin’ (photos 51 et 52), aux chaumes verts jaunissant avec l’âge et le soleil, ou bien devenant gris vert, atteignant 4 à 5m de haut. Ces deux cultivars sont introduits en Europe.

photo 51- Bambusa vulgaris 'Wamin'

photo 52- Chaumes renfles de B vulgaris 'Wamin'

 

Bibliographie : voir article 32 de ce blog

 

Photos : Robert Kernin