29 - Pseudosasa japonica - Les espèces introduites en Nouvelle-Calédonie
29 - Pseudosasa japonica – Espèces introduites en Nouvelle-Calédonie
Synonyme : Sasa japonica
Robert Kernin, le 12 mai 2016
Originaire du Japon, et de l’île de Jeju (au sud de la Corée du Sud), largement cultivé en Chine, distribué dans de nombreux pays, cette espèce peut atteindre 5,50 m de haut pour des diamètres de chaume de 2 cm (photo 1)
Ses chaumes fins et rectilignes (photo 2)
ont été utilisés pour la fabrication de flèches de guerre dans les temps anciens.
Le port est dressé, avec l’extrémité des chaumes retombante. Leur couleur est verte, un anneau de pruine blanc apparaissant sous le nœud des nouveaux (photo 3).
Sur les chaumes plus anciens, une teinte vert foncé apparaît de part et d’autre du nœud, tranchant sur le vert plus pâle de l’entrenœud (photo 4)
. Il peut arriver, rarement, de trouver un entrenœud qui sera partiellement et légèrement renflé sur une partie de sa longueur (photo 5).
Leur longueur va de 15,2 à 39,5 cm. Ils sont creux (photo 6),
non striés, rêches au toucher, le sillon internnodal est présent, léger, remontant sur le tiers de l’entrenœud (photo 7).
Les gaines de chaume, de couleur vert clair avec parfois quelques taches pourpres (photo 8),
sont persistantes, certaines finissant par disparaître complètement en laissant un entrenœud net, d’autres se désagrégeant lentement au cours des années (photo 9).
Leur longueur peut couvrir un peu plus de la moitié de l’entrenœud, jusqu’à dépasser le nœud supérieur (photos 10 et 11).
Leur face dorsale est couverte de poils diffus mais cependant nombreux, très urticants (photo 12),
et il est recommandé de se couvrir les avant bras ainsi que le visage lors d’un éclaircissement de la touffe. Leurs bords sont garnis de petits cils blancs (photo 13).
Absence d’oreillettes, ligule concave, et la languette, sur les gaines de chaume fraîches, est dressée (photos 14 et 15).
Une seule branche par nœud (photo 16),
se ramifiant, pouvant atteindre 2,53 m de long, en moyenne vers les 1,30m, au développement intravaginal (photo 17).
Les feuilles font de 12,5 à 32 cm de long pour 1,6 à 5,5 cm de large (photo 18).
Elles donnent une impression de finesse, une grande majorité retombant en cascade et donnant à ce bambou un bel effet décoratif (photo 19).
Elles sont au nombre de 2 à 5 par ramule et sont tessellées (photo 20).
Leur face interne est duveteuse sous les doigts et des crochets très acérés garnissent leurs bords (photo 21).
Les turions sont vert clair, avec une bande fine de couleur brun pourpre marquant les bords supérieurs des gaines (photo 22).
Ses rhizomes sont très traçants. Sa rusticité est de -15 à -18°C et ce bambou offre une bonne résistance à l’air salin et au vent, permettant de le planter en bordure de mer. L’espèce type est présente dans certaines propriétés et jardins de Nouvelle-Calédonie (photo 23).
On peut trouver en France certains cultivars, dont P.japonica ‘Tsutsumiana’, affichant une base de chaume renflée, alternativement de chaque côté, ce renflement s’atténuant vers le haut du chaume (photo 24).
Etonnant par la teinte de son feuillage, P.japonica ‘Akebono’, avec ses :feuilles aux couleurs diluées pouvant être de différents verts, ou blanchâtres ou jaunâtres, ces couleurs se fondant parfois entre elles, en grande majorité sans bandes précises bien séparées. En situation ombragée, et plutôt au printemps pour les pays tempérés, les feuilles blanchâtres sont plus nombreuses et donnent un aspect fantomatique à ce cultivar. Enfin P.japonica ‘Akebono suji’, montrant des feuilles parcourues de bandes en majorité bien nettes, étroites ou larges, blanches, ou jaunâtre ou de différents verts, dont certaines vont de la base à la pointe de la feuille (photos 25 et 26).
Au printemps certaines feuilles peuvent être entièrement blanches, et dans ce cas ne vivent pas longtemps, mais l’aspect décoratif, à ce bref stade, est inhabituel et une pure merveille. Le feuillage, comme chez le cultivar précédent, revient petit à petit au vert en fin de saison.
Bibliographie : Ohrnberger, D., 1999. The Bamboos of the World
Photos : Robert Kernin

























