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13 mai 2016

29 - Pseudosasa japonica - Les espèces introduites en Nouvelle-Calédonie

29 - Pseudosasa japonica – Espèces introduites en Nouvelle-Calédonie

Synonyme : Sasa japonica 

Robert Kernin, le 12 mai 2016 

 

          Originaire du Japon, et de l’île de Jeju (au sud de la Corée du Sud), largement cultivé en Chine, distribué dans de nombreux pays, cette espèce peut atteindre 5,50 m de haut pour des diamètres de chaume de 2 cm (photo 1)

photo 1 - Pseudosasa japonica

Ses chaumes fins et rectilignes (photo 2)

photo 2 - Chaumes fins et rectilignes de P

ont été utilisés pour la fabrication de flèches de guerre dans les temps anciens.

          Le port est dressé, avec l’extrémité des chaumes retombante. Leur couleur est verte, un anneau de pruine blanc apparaissant sous le nœud des nouveaux (photo 3).

photo 3 - Anneau de pruine sous le noeud des nouveaux chaumes

Sur les chaumes plus anciens, une teinte vert foncé apparaît de part et d’autre du nœud, tranchant sur le vert plus pâle de l’entrenœud (photo 4)

photo 4 - Anneaux verts de part et d autre du noeud sur chaumes anciens de P japonica

. Il peut arriver, rarement, de trouver un entrenœud qui sera partiellement et légèrement renflé sur une partie de sa longueur (photo 5).

photo 5 - Entre-noeud partiellement renflé de P japonica

Leur longueur va de 15,2 à 39,5 cm. Ils sont creux (photo 6),

photo 6 - Entre-noeud creux de Pseudosasa japonica

non striés, rêches au toucher, le sillon internnodal est présent, léger, remontant sur le tiers de l’entrenœud (photo 7).

photo 7 - sillon internodal de P japonica

          Les gaines de chaume, de couleur vert clair avec parfois quelques taches pourpres (photo 8),

photo 8 - gaine de chaume de Pseudosasa japonica

sont persistantes, certaines finissant par disparaître complètement en laissant un entrenœud net, d’autres se désagrégeant lentement au cours des années (photo 9).

photo 9 - Chaumes avec ou sans gaines chez P japonica

Leur longueur peut couvrir un peu plus de la moitié de l’entrenœud, jusqu’à dépasser le nœud supérieur (photos 10 et 11).

photo 10 - gaine plus courte que l'entre-noeud chez P japonica

photo 11 - Gaine plus longue que l'entre-noeud chez P japonica

Leur face dorsale est couverte de poils diffus mais cependant nombreux, très urticants (photo 12),

photo 12- poils urticants sur gaines de Pseudosasa japonica

et il est recommandé de se couvrir les avant bras ainsi que le visage lors d’un éclaircissement de la touffe. Leurs bords sont garnis de petits cils blancs (photo 13).

photo 13 - Cils blancs sur bords des gaines de chaume de P japonica

Absence d’oreillettes, ligule concave, et la languette, sur les gaines de chaume fraîches, est dressée (photos 14 et 15).

photo 14 - Languette dressee et absence d oreillettes sur gaines de chaume de P japonica

          Une seule branche par nœud (photo 16),

photo 16 - Une seule branche par noeud chez Pseudosasa japonica

se ramifiant, pouvant atteindre 2,53 m de long, en moyenne vers les 1,30m, au développement intravaginal (photo 17).

photo 17 - Developpement intravaginal des branches chez P japonica

photo 15 - ligule concave sur gaines de chaume de P japonica

          Les feuilles font de 12,5 à 32 cm de long pour 1,6 à 5,5 cm de large (photo 18).

photo 18- feuilles de Pseudosasa japonica

Elles donnent une impression de finesse, une grande majorité retombant en cascade et donnant à ce bambou un bel effet décoratif (photo 19).

photo 19- feuillage en cascades de P japonica

Elles sont au nombre de 2 à 5 par ramule et sont tessellées (photo 20).

photo 20 -Tessellations sur feuille de Pseudosasa japonica

Leur face interne est duveteuse sous les doigts et des crochets très acérés garnissent leurs bords (photo 21).

photo 21 - Crochets et tessellations sur feuilles de P japonica

          Les turions sont vert clair, avec une bande fine de couleur brun pourpre marquant les bords supérieurs des gaines (photo 22).

photo 22 -Turion de Pseudosasa japonica

          Ses rhizomes sont très traçants. Sa rusticité est de -15 à -18°C et ce bambou offre une bonne résistance à l’air salin et au vent, permettant de le planter en bordure de mer. L’espèce type est présente dans certaines propriétés et jardins de Nouvelle-Calédonie (photo 23).

photo 23 - Pseudosasa japonica en Nouvelle-Calédonie

          On peut trouver en France certains cultivars, dont P.japonica ‘Tsutsumiana’, affichant une base de chaume renflée, alternativement de chaque côté, ce renflement s’atténuant vers le haut du chaume (photo 24).

photo 24 - Pseudosasa japonica 'Tsutsumiana'

Etonnant par la teinte de son feuillage, P.japonica ‘Akebono’, avec ses :feuilles aux couleurs diluées pouvant être de différents verts, ou blanchâtres ou jaunâtres, ces couleurs se fondant parfois entre elles, en grande majorité sans bandes précises bien séparées. En situation ombragée, et plutôt au printemps pour les pays tempérés, les feuilles blanchâtres sont plus nombreuses et donnent un aspect fantomatique à ce cultivar. Enfin P.japonica ‘Akebono suji’, montrant des feuilles parcourues de bandes en majorité bien nettes, étroites ou larges, blanches, ou jaunâtre ou de différents verts, dont certaines vont de la base à la pointe de la feuille (photos 25 et 26).

photo 25 - Pseudosasa japonica 'Akebono Suji' - Copie

photo 26 - Feuilles de Pseudosasa japonica 'Akebono Suji'

Au printemps certaines feuilles peuvent être entièrement blanches, et dans ce cas ne vivent pas longtemps, mais l’aspect décoratif, à ce bref stade, est inhabituel et une pure merveille. Le feuillage, comme chez le cultivar précédent, revient petit à petit au vert en fin de saison.

 

Bibliographie :       Ohrnberger, D., 1999. The Bamboos of the World  

Photos :          Robert Kernin

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